Blogue de notre diététiste

June Martin est une diététiste professionnelle qui travaille depuis plus de dix ans au Grand River Hospital à Kitchener, en Ontario, avec des patients en dialyse péritonéale, en hémodialyse et souffrant d’insuffisance rénale chronique (IRC).  Elle est actuellement présidente de l’Association canadienne des diététistes en néphrologie et a fait partie de l’équipe qui a produit « Osez les saveurs ! », une série de livres de recettes pour les patients souffrant d’IRC.  June a deux enfants et fait régulièrement du bénévolat à leur école.

Pour communiquer avec June : blogues@rein.ca


Manger sainement, avec June Martin RSS Feed News Image
Planifier une période des Fêtes joyeuse et saine!
08/12/2015

Le temps des Fêtes est au prochain tournant et que vous ayez commencé vos préparatifs, magasinage ou emballage de cadeaux ou attendez la dernière minute, nous tenons à vous transmettre des stratégies pour gérer votre régime alimentaire rénal pendant la période des Fêtes.Holidays

D’une manière ou d’une autre, les fêtes et célébrations semblent toujours impliquer de la nourriture, et les repas des Fêtes constituent des moments importants de partage en famille et entre amis. Afin de passer la période des Fêtes sans avoir des problèmes de santé, la clé consiste à planifier à l’avance!

  1. Dressez d’abord une liste de tous vos mets des Fêtes préférés et encerclez ceux qui sont favorables à la santé rénale. Mettre en évidence tout ce que vous POUVEZ consommer est un excellent point de départ (la dinde et les canneberges sont toujours en tête de liste pour moi !) Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à en discuter avec votre diététiste en néphrologie. Elle vous suggérera peut-être des recettes, ou des conseils pratiques pour modifier vos recettes, pour que ces mets soient sans danger pour vous.

  2. Si vous préparez un repas familial, planifiez à l’avance afin d’avoir une sélection de mets favorables à la santé rénale. Il est toujours plus facile de suivre son régime si l’on a des aliments savoureux et qui nous convient à portée de la main! Servez des craquelins à faible teneur en sodium ou des croustilles de maïs, plutôt que des croustilles de pommes de terre ou des noix salées. Assurez-vous que la sélection de biscuits ou de desserts offre des options à faible teneur en potassium et en sodium, comme des carrés au citron, des sablés et des biscuits au sucre. Des bols de fruits frais, de pommes et de raisins verts et rouges par exemple, apportent un bel attrait à la table et une option saine à tous les convives, particulièrement les diabétiques. Vous serez peut-être surpris de constater que vous n’êtes pas seul(e) à préférer les options saines. Consultez les sites Cuisine et santé rénale et Osez les saveurs! afin d’obtenir de merveilleuses recettes saines pour les reins.

  3. Lorsque vous êtes invité à une réception des Fêtes, suivre votre régime peut se compliquer. Dans la mesure du possible, apportez un mets ou deux qui vous convient, et servez-vous uniquement des petites portions des plats dont vous n’êtes pas certain.

Et si vous recevez une personne ayant une maladie rénale, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’elle au sujet de ses restrictions alimentaires. Une autre bonne option est de placer de petites fiches-recettes devant les plats d’une table de buffet – vos invités connaîtront les ingrédients des mets qu’ils dégustent (et tenteront aussi peut-être de voler votre recette!).

Voici une fantastique recette de salade à apporter à une réception des Fêtes – elle est toute aussi attrayante que succulente!

Salade de chou de Noël (12 portions)

2 tasses de fleurons de chou-fleur
1 carotte, râpée
1 tasse d’oignons verts,
2 tasses de chou rouge et vert, râpé ou haché
½ tasse de persil frais, haché

Vinaigrette :
¾ tasse de vinaigre de cidre de pomme
⅓ tasse d’huile canola
2 c. à thé de basilic séché
1 c. à thé de poivre moulu frais (ou au goût)

Dans une casserole d’eau bouillante, cuire le chou-fleur entre 2 et 3 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre et encore croquant. Égoutter et refroidir sur-le-champ sous l’eau froide. Incorporer aux autres légumes. Combiner les ingrédients de la vinaigrette dans une petite casserole et porter à ébullition. Verser sur la salade et bien mélanger. Couvrir et mariner au réfrigérateur au moins 2 heures ou pendant la nuit.

Pleins feux sur le phosphore : le minéral qui manque dans le tableau de la valeur nutritionnelle
26/05/2015

Par Emily Robins, stagiaire en diététique, Grand River Hospital – Kitchener, ON

Au cours des quatre dernières semaines, j’ai eu la chance de faire un stage sous la supervision de June Martin, diététiste à l’œuvre auprès des patients en néphrologie du Grand River Hospital Dans l’unité d’hémodialyse, où j’ai passé la majeure partie de mon temps, j’ai évalué l’état nutritionnel des patients et leur ai fourni, au besoin, des conseils en matière d’alimentation.

Comme étudiante, j’avais appris que l’une des fonctions des reins est de débarrasser le sang du surplus de phosphore (un minéral essentiel qui se trouve naturellement dans notre nourriture, dans l’eau et dans nos corps) et de l’éliminer par l’urine. Une certaine quantité de phosphore est requise pour la croissance, le maintien et la réparation de tous les tissus tout comme pour la formation et la croissance adéquates des os. Mais pour une personne souffrant d’insuffisance rénale chronique, trop de phosphore dans le sang pendant une trop longue période peut affaiblir ses os et entraîner une accumulation de minéraux là où c’est dommageable, comme dans le cœur, les vaisseaux sanguins, les poumons, la peau et les articulations. De fortes quantités de phosphore dans le sang sont également étroitement liées aux affections et événements cardiovasculaires et même à la mort, chez des personnes souffrant ou non d’insuffisance rénale chronique1.

Bien qu’en temps normal les reins réussissent à éliminer l’excédent de phosphore dans notre sang, ce n’est pas tout à fait le cas des reins en mauvaise santé. Pour quelqu’un aux prises avec une insuffisance rénale chronique, la quantité totale de phosphore dans son sang peut dépasser la normale. L’une des meilleures façons de prévenir cela consiste à suivre un régime à basse teneur en phosphore, selon les indications de votre diététiste.

Comme étudiante, l’idée d’un régime à basse teneur en phosphore ne me paraissait pas bien compliquée. En tant que stagiaire devant dire à des personnes en chair et en os qu’ils doivent suivre un régime bien concret, j’ai appris que cela n’est pas une mince affaire.

Il y a deux sources principales de phosphore dans notre alimentation : organique et inorganique. Le phosphore organique se trouve principalement dans les aliments protéiniques, comme le poulet, le jaune d’œuf, le lait, les lentilles et les noix tandis que le phosphore inorganique fait référence aux additifs alimentaires contenant du phosphore2. Ces additifs sont utilisés dans toutes sortes de produits alimentaires, dont les pains, les céréales, les produits laitiers, les pâtes, les viandes, les fruits de mer et les fruits et légumes en conserve3 afin d’améliorer leur apparence, leur texture et leur durée de conservation4.

Bien que les aliments protéiniques d’origine animale ou végétale contiennent beaucoup de phosphore organique, notre corps ne peut absorber qu’environ 60 % du phosphore trouvé dans la nature s’il provient de source animale et moins de 40 % s’il provient de source végétale2,5. Par contre, dans le cas du phosphore inorganique se trouvant dans les additifs alimentaires, nous en absorbons presque la totalité2,5.

La nécessité d’indiquer le phosphore sur les étiquettes alimentaires
L’un des vrais défis auxquels est confrontée une personne qui doit suivre un régime à basse teneur en phosphore, c’est que ni le phosphore d’origine naturelle ni le phosphore ajouté n’est indiqué sur le Tableau de la valeur nutritive. Cela crée plusieurs problèmes. D’abord, comme peu de gens savent que certains additifs alimentaires contiennent du phosphore, il se peut que les patients atteints d’insuffisance rénale chronique ingèrent de grandes quantités de phosphore sans le savoir! Ensuite, si les patients ne savent pas qu’ils consomment des aliments contenant du phosphore ajouté, on peut difficilement s’attendre à ce que ces aliments soient identifiés comme problématiques au cours d’un rendez-vous avec la diététiste; conséquemment, l’évaluation de la nutrition peut être moins exacte et les conseils risquent d’être moins bien ciblés.

Enfin, si la vérification de la liste des ingrédients pour repérer les additifs contenant du phosphore est un bon point de départ, elle peut s’avérer une tâche décourageante. Les listes d’ingrédients sont longues, les caractères sont petits et elles ne nous indiquent toujours pas la quantité de phosphore qui se trouve dans le produit alimentaire. Si un patient savait quelle quantité de phosphore – organique et inorganique – contient tel ou tel produit alimentaire, ce serait plus facile pour lui de choisir les aliments contenant du phosphore qui constituent un meilleur choix et de savoir plus clairement ce que représentent certains aliments dans leur apport quotidien total.

La vie des patients en dialyse est difficile pour de nombreuses raisons, incluant les restrictions alimentaires sévères, la perte d’appétit et le manque d’énergie, autant d’éléments qui entrent en jeu quand vient le temps de cuisiner. En ayant l’information nécessaire à portée de la main sur le lieu même où ils achètent leurs produits alimentaires, les patients pourraient plus facilement rester fidèles à leur régime. Il est difficile pour tout le monde d’éviter totalement les aliments transformés ou prêts-à-servir, mais c’est surtout le cas pour les patients en dialyse. L’indication de la quantité de phosphore sur le tableau de la valeur nutritive permettrait aux patients de choisir en toute connaissance de cause les aliments qui conviennent à leur état de santé et à leur budget.

Messages à retenir
Les autorités internationales et nationales devraient se préoccuper plus concrètement de l’indication, sur le tableau de la valeur nutritive, de la quantité de phosphore – naturel ou ajouté – que contient un produit alimentaire.

Pour l’instant, voici ce que vous pouvez faire pour limiter votre apport de phosphore :

  1. Vérifiez la liste des ingrédients : faites attention à la présence du mot « phosphore » ou du groupe de lettres « phos » dans un ingrédient. Limitez la consommation de ces produits alimentaires ou évitez-les tout à fait. 
  2. Limitez votre consommation d’aliments transformés : non seulement renferment-ils des additifs contenant du phosphore, mais ils sont aussi souvent très riches en sel et offrent une valeur nutritive moindre qu’un régime axé sur des aliments non transformés. En fait, limiter sa consommation d’aliments transformés est une bonne règle pour tous!

En quête de nouvelles recettes? Informez-vous auprès de votre diététiste des nouvelles recettes Osez les saveurs ou visitez le www.renalrd.ca pour en savoir plus sur un nouveau livre de recettes parfait pour les patients aux prises avec des problèmes rénaux (en anglais seulement).

Références
1. Leon, J., Sullivan, C., & Sehgal, A. (2013). The prevalence of phosphorus containing food additives in top selling foods in grocery stores. Journal of Renal Nutrition. 23(4), 265-270. doi: 10.1053/j.jrn.2012.12.003
2. Noori, N., Sims, J., Kopple, J., Shah, A., Colman, S., Shinaberger, C., Bross, R., Mehrotra, S., Kovesdy, C., & Kalantar-Zadeh, K. (2010). Organic and inorganic dietary phosphorus and its management in chronic kidney disease. Iranian Journal of Kidney Diseases. 4(2), 89-100. 
3. International Food Additives Council. (2015). Phosphates. Retrieved from: http://www.foodadditives.org/phosphates/phosphates_used_in_food.html
4. Benini, O., D’Alessandro, C., Gianfaldoni, D., & Cupisti, A. (2011). Extra phosphate load from food additives in commonly eaten foods: a real and insidious danger for renal patients. Journal of Renal Nutrition. 21(4), 303-308. doi:10.1053/j.jrn.2010.06.021 
5. D’Alessandro, C., Piccoli, G., & Cupisti, A. (2015). The “phosphorus pyramid”: a visual tool for dietary phosphate management in dialysis and CKD patients. BMC Nephrology. 16(9), 1-6. doi:10.1186/1471-2369-16-9

Mes souhaits de Joyeuses Fêtes sous le signe de la santé!
16/12/2014

Plus les Fêtes approchent (et plus ma liste de choses à faire semble s’allonger), plus je pense à la bouffe! Que cuisiner, quand cuisiner, en quelles quantités et, bien sûr, comment contenter tout le monde? Et moi, je n’ai même pas de problèmes rénaux, ni de régime particulier à suivre! Pour me faciliter la tâche, je me fais des listes et j’essaie de préparer une partie de la nourriture d’avance. Ça ne tourne pas toujours aussi rondement que je le voudrais, mais je suis toujours heureuse quand je peux sortir un repas tout fait du congélateur ou avoir tous les ingrédients à portée de la main!

Les Fêtes peuvent être problématiques si, en raison d’un problème rénal, vous devez faire attention à ce que vous mangez, surtout quand vous êtes invité chez quelqu’un et que vous n’êtes pas certain de ce qui entre dans la composition des plats qui sont servis.Voici quelques stratégies pour vous faciliter un peu la vie durant la période des Fêtes :

  • Faites une liste des repas que vous préparerez et des ingrédients dont vous aurez besoin. Cet aide-mémoire vous permettra d’économiser et de gagner du temps.
  • Offrez d’apporter un plat qui est bon pour vous et vos reins.
  • Renseignez-vous sur ce qui sera servi; s’il y a quelque chose dont vous n’êtes pas sûr, demandez conseil à votre diététiste.
  • Organisez un souper-partage et demandez à chaque convive d’apporter assez de copies de la recette de son plat. Chacun pourra ainsi retourner à la maison avec de nouvelles recettes (qui lui rappelleront le bon moment passé ensemble) et vous pourrez vérifier toutes les recettes pour savoir exactement ce que vous mangez!
  • Prenez de petites portions et évitez d’en prendre deux fois. Mangez lentement et participez à la conversation!
  • Ne vous sentez pas obligé, par excès de politesse, de finir votre assiette ou de goûter à tout, surtout si la nourriture ne convient pas trop à vos reins.
  • Évitez les « extras » : sauces, cornichons, olives, fromage, noix, etc. Tous ces extras peuvent contenir du sel, du phosphore ou du potassium.
  • Évitez de sauter des repas; si vous êtes affamé, vous risquez bien plus de manger trop!

Turkey breasts with apple chutney

Les condiments et les sauces sont souvent des sources de potassium et de sodium. Vous trouverez sur le site « Osez les saveurs » une recette fantastique de chutney aux pommes et aux oignons. Vous pouvez le préparer d’avance et le servir avec votre dinde; il est également délicieux dans des sandwichs. Et ça sentira tellement bon dans la maison! 

Chutney aux pommes et aux oignons : www.myspiceitup.ca/fr/recipes/recipe39.pdf

Joyeuses Fêtes et bonne année 2015!

À chacun son régime!
29/10/2014

De temps à autre, j’entends une réflexion qui me frappe. Aujourd’hui, j’ai rencontré une patiente fort gentille qui suit depuis sept ans une sorte de régime adapté à ses problèmes rénaux. Elle m’a dit à quel point cela l’énerve quand des gens lui donnent des conseils en matière de « saine » alimentation tout en critiquant ce qu’elle mange. Il peut sembler étrange, aux yeux de certains, de limiter la quantité de produits laitiers et de choisir du pain blanc plutôt que du pain brun, mais, pour cette patiente, ces choix sont une importante facette de la stratégie qu’elle doit employer pour rester en santé. Elle m’a avoué qu’un jour elle a finalement dit à quelqu’un : « J’ai un problème rénal. Respecte mon mode d’alimentation et je vais respecter le tien. » C’est la première fois que j’entendais cela et je trouvé cela formidable!

C’est facile de se laisser tenter par le dernier régime « miracle » ou obnubiler par l’étude la plus récente sur la nutrition qui semble aller à l’encontre de toutes les études qui l’ont précédée. En vérité, de nombreuses études ne sont pas assez étoffées pour mériter de se retrouver dans les manchettes. Et on dirait qu’en matière de nutrition, tout le monde se croit assez qualifié pour donner des conseils. Quelqu’un m’a déjà affirmé qu’un champignon renferme plus de protéines qu’un bifteck (ce n’est pas le cas), mais cette personne le disait avec tellement de conviction que je suis allée vérifier pour en avoir le cœur net. Ce qui n’arrange pas non plus les choses, c’est l’omniprésence de la publicité avec ses allégations relatives à la santé ou encore les noms de produits qui laissent entendre qu’ils sont « sains ». On confond souvent « faible en sodium » avec « plus faible en sodium ». Pas étonnant que les gens soient embêtés.

Ce qu’il faut comprendre au fond, c’est que les besoins de chacun sont un peu différents; alors il est normal qu’on s’alimente différemment! Il faut bien sûr trouver des choses qui nous font plaisir. Pour un lunch, essayez par exemple ces petits pains à salade farcis de crevettes au cari; vous pouvez aussi les couper en deux et les servir comme amuse-gueule avec une vinaigrette. Ils remplacent avantageusement les rouleaux printaniers traditionnels.

Petits pains aux crevettes au cari (par petit pain)

4 crevettes
1 c. à thé de pâte de cari (ou 1 c. à thé d’huile + 1 c. à thé de poudre de cari)
2 tranches de pêche
Basilic, coriandre (au goût)
Laitue 
Papier de riz

Vinaigrette ail-gingembre
1 ½ gousse d’ail
1 c. à soupe de gingembre frais
¼ c. à thé de piment rouge broyé
½ tasse de vinaigre de riz
¼ tasse d’huile d’olive

Faire sauter les crevettes dans la pâte de cari. Laisser tiédir. Faire tremper le papier de riz dans de l’eau tiède. Placer le papier de riz sur une serviette pour absorber l’humidité. Tapisser le papier de riz avec les crevettes, le basilic, la coriandre, les tranches de pêche et une chiffonnade de laitue. Rouler bien comme il faut. Réduire tous les ingrédients de la vinaigrette en purée dans un mélangeur et servir avec les petits pains.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

Une banane se cache-t-elle dans votre sandwich?
05/09/2014

On voit beaucoup « d’urgences alimentaires » dans un milieu hospitalier, mais quand un patient présente un taux dangereusement élevé de potassium, il passe avant les autres. Le potassium, qui est un élément nutritif important pour la plupart des gens, peut s’élever à des niveaux critiques chez les patients atteints d’insuffisance rénale et entraîner des complications graves et immédiates, y compris une crise cardiaque.

La semaine dernière, j’ai vu une patiente dont le taux de potassium était élevé, ce qui était assez inhabituel chez elle puisque c’est une personne bien au courant de la diète qu’elle doit suivre pour son problème rénal. Son médecin lui a demandé de subir un autre test et effectivement le taux était de nouveau dangereusement élevé. Cette patiente, qui habite dans une résidence pour personnes âgées, m’a assurée que sa diète n’avait aucunement changé. Nous avons passé systématiquement en revue tout ce qu’elle avait mangé et elle m’a simplement fait remarquer qu’on lui servait plus des sandwichs que d’habitude et qu’elle n’était pas folle des viandes froides à faible teneur en sel.

Inutile de m’en dire plus. J’ai immédiatement communiqué avec le directeur de sa résidence pour apprendre qu’effectivement toutes ces nouvelles viandes froides à basse teneur en sodium contenaient du lactate de potassium et du chlorure de potassium!

J’ai déjà fait une chronique sur les additifs au potassium et parlé des dangers potentiels associés à la consommation de viandes et de produits de viande contenant du lactate de potassium, mais c’est la première fois que je vois un cas aussi grave manifestement dû à la consommation de ces viandes. Seulement trois tranches de ce type de viande froide contiennent plus de potassium qu’une banane!

Il est difficile de prédire à quel point ces additifs deviendront courants, mais ma patiente a appris une leçon importante : si ce n’est pas vous qui préparez vos repas ou faites votre marché, alors n’hésitez pas à poser des questions! Quant à nous, nous ferons particulièrement attention à ces additifs pour tous nos patients qui vont habiter dans un établissement de soins de longue durée.

Vous trouverez à l’adresse suivante des conseils sur le mode de préparation d’un rosbif avec lequel vous pourrez vous faire de délicieux sandwichs :
http://www.cuisineetsanterenale.ca/fr/archives/myrecipes/cuisson-des-rosbifs

Et essayez cette recette merveilleuse provenant du site Cuisine et santé rénale :

Sandwich de bœuf grillé aux oignons fondus
3 c. à soupe d'huile d'olive
2 c. à soupe de vinaigre de vin rouge
4 gousses d'ail émincées
1/2 c. à thé de flocons de poivron rouge
1 lb (500 g) de médaillon ou de coupe de bœuf (intérieur de ronde, pointe de surlonge à mariner)
1 oignon doux tranché
1 baguette coupée en 4 puis divisée en 2
1/2 bol de roquette nettoyée

1.  Mélanger 2 c. à soupe d’huile, du vinaigre, de l’ail et des flocons de poivron dans un sac à congélation. Réserver 2 c. à soupe de marinade. Transpercer la viande à l’aide d’une fourchette et l’ajouter dans la marinade. Garder au réfrigérateur pendant 8 à 12 heures.

2.  Retirer la viande du sac. Jeter la marinade utilisée. Griller chaque côté de la viande à feu moyen fort pendant 3 à 4 minutes pour une viande bien cuite. Laisser la viande reposer sur la planche à découper pendant 10 minutes.

3.  Entre-temps, faire revenir les oignons avec de l’huile dans une poêle non adhésive pendant 10 minutes ou jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres et translucides. Mélanger à la marinade restante.

4.  Découper la viande en tranches fines et diagonales. Déposer les tranches sur la moitié inférieure du morceau de baguette. Garnir avec les oignons chauds et de la roquette.

Pour l'analyse nutritionnelle de cette recette :
http://www.cuisineetsanterenale.ca/fr/archives/myrecipes/sandwich-de-boeuf-grille-aux-oignons-fondus

Savourez l’été avec de nouvelles recettes !
24/07/2014

Après un hiver long et rigoureux, profitons du beau temps et des aliments frais que nous réserve justement l’été. Qu’il s’agisse de bleuets, de framboises ou encore de la laitue de votre jardin, la belle saison a l’art, semble-t-il, de rendre tout encore plus délicieux!

Je suis heureuse d’annoncer que dix nouvelles recettes succulentes ont été ajoutées sur le site Osez les saveurs! (www.osezlessaveurs.ca) afin de bien marquer la sortie du 10e numéro de la série de lettres de recettes Osez les saveurs! Lors de votre prochain barbecue, pensez à préparer des mini-burgers de saumon avec des oignons au vinaigre balsamique! Mon plat favori, c’est la lasagne à la dinde (j’en fais 2 et j’en congèle 1). Toute ma famille adore cela.  Allez explorer le site; vous y trouverez des articles et des suggestions de plats provenant des dix livres de recettes.

Dans mon dernier blogue, j’encourageais tout le monde à envoyer leurs commentaires sur les étiquettes des aliments dans le cadre de la consultation publique mise sur pied par Santé Canada. La nouvelle étiquette alimentaire qui est proposée inclura le potassium (une excellente  nouvelle pour les personnes qui suivent un régime à haute ou basse teneur en potassium), mais pas le phosphore (une mauvaise nouvelle pour les personnes avec des problèmes rénaux).  

La consultation se poursuit et vous pouvez faire connaître votre point de vue au sujet de la nouvelle étiquette alimentaire qui est envisagée en répondant au sondage au :

http://surveys-sondages.hc-sc.gc.ca/s/labelling-etiquetage2/?l=fr

Bon été!

 

Faites connaître votre opinion!
15/04/2014

Comme si le régime à suivre quand on a des problèmes rénaux n’était pas assez compliqué , voilà qu’il faut vérifier la présence d’un nouvel additif alimentaire, du moins dans le cas des personnes qui doivent limiter leur apport en potassium. J’ai déjà souvent abordé la question des additifs alimentaires à base de phosphate, qui devraient être évités par toutes les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale chronique ou qui présentent un risque de l’être. Or, il y a maintenant un nouvel additif dont l’utilisation a été approuvée par Santé Canada comme agent de conservation dans les produits de viande et de volaille. C’est le lactate de potassium et c’est un problème sérieux pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale. Or, les compagnies alimentaires ne sont actuellement pas tenues de divulguer la teneur en potassium dans tel ou tel produit.

Auparavant, la viande n’était pas sur notre écran pour ce qui est du potassium, mais cela est sur le point de changer. Ce nouvel agent de conservation peut tripler la teneur en potassium dans la charcuterie! Pour trois tranches de poitrine de viande fumée, qui devraient contenir seulement environ 200 mg de potassium à l’état naturel, le compte s’établit maintenant à 730 mg! Gros problème pour les personnes qui essaient de suivre un régime à haute teneur en protéines.

Santé Canada estime que « l’apport moyen additionnel en potassium par personne sur une base quotidienne serait d’au maximum 2471 mg de potassium par jour » . Cela pourrait dépasser les recommandations pour de nombreuses personnes devant suivre un régime à base teneur en potassium.

La Fondation du rein milite en faveur d’un étiquetage obligatoire de certains nutriments, comme le potassium et le phosphore, afin de permettre aux personnes atteintes d’insuffisance rénale de prendre des décisions éclairées au sujet de leur alimentation et de leur santé.

Pour en savoir plus, consultez cette page de notre site  et cliquez sur le lien afin de faire valoir votre opinion au sujet des nutriments qui devraient faire partie de l’étiquetage nutritionnel.

À la recherche d’une excellente recette faible en sodium, en phosphore et en potassium? En voici une, qui nous est gracieusement offerte par Alisha Groot-Nibbelink, une étudiante en nutrition de London, en Ontario.

Boucles à la dinde (4 portions)
Pour les pâtes :
4 tasses de boucles cuites
1 lb de dinde hachée
1 tasse de zucchinis en dés
1 tasse de champignons crus
1 poivron rouge en tranches
Poivre noir au goût

Pour la sauce :
5 c. à soupe de margarine
1 c. à thé d’ail en poudre
4 c. à soupe de farine
2 tasses d’eau chaude
4 c. à soupe de crème sure
1 c. à thé de jus de citron
¼ c. à thé de flocons de piment de Cayenne
1 c. à thé de Mrs Dash

Préparation de la sauce :  Faire fondre la margarine dans une petite casserole à feu moyen. Ajouter la farine en brassant continuellement. Ajouter immédiatement une première quantité d’eau chaude, puis le reste de l’eau chaude petit à petit à mesure le mélange épaissit. Ajouter la crème sure et bien incorporer. Ajouter le jus de citron, les flocons de piment de Cayenne, Mrs. Dash et la poudre d’ail en brassant sans arrêt de 1 à 3 minutes. Retirer du feu et continuer à brasser pendant que la sauce tiédit (2 minutes).

Préparation des pâtes : Faire bouillir l’eau sans sel, puis ajouter les boucles et les faire cuire selon les directives sur l’emballage. Cuire à fond la dinde hachée dans un poêlon (température interne de 74 C).
Dans un grand poêlon, faire sauter les zucchinis et les champignons jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Ajouter les tranches de poivron de manière à les réchauffer sans les faire ramollir. Ajouter la sauce, la dinde hachée et les pâtes aux légumes et bien mélanger. Poivrer au goût et servir.

Ce qu'on vous offre n'est peut-être pas ce que vous croyez!
23/01/2014

Les vitamines, les minéraux et les suppléments à base de plantes représentent de gros enjeux commerciaux au Canada. Bien des gens prennent des suppléments vitaminiques un peu comme s’il s’agissait d’une « police d’assurance » – juste au cas où leur alimentation ne serait pas tout à fait aussi adéquate qu’elle ne devrait l’être ou parfois parce qu’ils croient que cela peut leur faire un peu de bien et certainement pas de tort. D’autres utilisent des plantes médicinales et des suppléments pour guérir ou prévenir une maladie. Or, il existe peu de données scientifiques à l’appui de l’usage régulier de suppléments et voici qu’une étude récente menée à l’University of Guelph révèle des données assez troublantes à leur sujet.

Des chercheurs ont étudié 44 produits différents à base de plantes et utilisé les codes-barres génétiques pour authentifier ces produits. Qu’ont-ils découvert? Plus de la moitié des produits contenaient des codes-barres génétiques de plantes non indiquées sur les étiquettes. De nombreux produits renfermaient des contaminants ou des composants de substitution. Les auteurs ont trouvé que certains de ces contaminants pouvaient être nocifs ou dangereux pour les consommateurs. Et dans 30 des 44 produits, le principal ingrédient d’origine végétale avait été remplacé par quelque chose d’autre. Voir l’article au http://www.biomedcentral.com/1741-7015/11/222 (en anglais).

Les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale ont d’autant plus raison de faire attention aux suppléments à base de plantes. Il y a très peu d’études sur l’effet de ces produits sur les patients atteints d’IRC. Ce qui peut être sans danger pour une personne ayant des reins en parfaite santé pourrait entraîner une accumulation de résidus chez un patient souffrant d’IRC et on sait aussi que certaines plantes médicinales peuvent être toxiques pour les reins. Malheureusement, les produits à base de plantes ne font pas l’objet d’une réglementation; c’est donc dire (comme l’indique l’étude susmentionnée) que leur innocuité, leur pureté et leur efficacité sont très contestables. Ce qui est surtout inquiétant au sujet des suppléments, c’est qu’ils peuvent interagir avec certains médicaments d’ordonnance. Cela est particulièrement dangereux pour les greffés. Même si vous prenez un produit à base de plantes dont l’innocuité est reconnue pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale, vous n’avez aucune façon de vérifier si ce produit-là contient vraiment ce qu’il est censé contenir!

Cela dit, je recommande généralement aux personnes souffrant d’IRC d’éviter les produits à base de plantes. Si vous décidez d’en prendre quand même, parlez-en à votre équipe soignante – votre médecin, votre diététiste et votre pharmacien. Dans le cas des vitamines, lisez l’étiquette soigneusement! Les produits contiennent souvent du potassium et/ou du phosphore, ce qui peut faire vraiment grimper vos taux.

La National Kidney Foundation américaine a préparé un document fort intéressant sur les reins et les produits à base de plantes : http://www.kidney.org/atoz/content/herbalsupp.cfm (en anglais)

Voici une excellente recette pour vous aider à vous réchauffer cet hiver!

Soupe aux pommes et au chour-fleur garnie de crostinis rôtis à l'ail (12 portions*)
1 chou-fleur, découpé en petits bouquets
1 tasse d’oignon jaune, en dés
1 tasse de pommes, en dés
2 gousses d’ail, émincées
1 c. à thé de sauge
1 c. à thé de thym
1 c. à thé de romarin
1/2 c. à thé de poivre noir moulu
6 tasses de bouillon de poulet
1 bulbe d’ail
1 c. à thé d’huile d’olive
12 tranches de pain baguette

Pour préparer les crostinis rôtis à l’ail, préchauffer le four à 350F. Coupez les extrémités du bulbe d’ail et verser l’huile d’olive sur le bulbe. Envelopper l’ail dans du papier d’aluminium et le faire rôtir au four pendant 30 minutes. Pendant que l’ail rôtit, déposer les tranches de baguette sur une plaque à pâtisserie et les faire griller au four pendant environ 10 minutes. Une fois que l’ail a fini de rôtir, le laisser tiédir un peu et faire sortir les gousses d’ail ramollies, puis les étaler sur les tranches de pain.

Pour préparer la soupe, ajouter les légumes, les épices séchées et le bouillon de poulet dans une grande casserole. Amener à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter pendant environ 30 minutes ou jusqu’à ce que les légumes aient ramolli et que le tout soit bien savoureux. Avec un batteur à main, réduire la soupe en purée lisse. Garnir la soupe avec des crostinis et déguster.

* Échanges rénaux : 1 légume, 1 amidon / Échanges diabétiques : 1 choix glucides

Valeur nutritionnelle par portion
Calories 82 Kcal       Total des lipides 1 g
Protéines 3 g   Sodium 124 mg
Glucides 15 g   Potassium 231 mg
Fibres 2 g   Phosphore 64 mg

 

 

 

 

 

C’est le temps des Fêtes…
19/12/2013

… et la période des joyeuses retrouvailles avec parents et amis. Et joyeuses retrouvailles riment avec bonnes boustifailles. C’est pourquoi ma planification des célébrations de Noël commence toujours par le menu! Mes patients me disent qu’il est très difficile, durant les Fêtes, de suivre la diète qui leur est recommandée, soit parce qu’ils ne mangent pas chez eux, soit parce que Noël sans noix et sans chocolat, ce n’est pas vraiment Noël.

C’est étrange comment les traditions des Fêtes sont souvent centrées sur la bouffe. Moi, quand je pense aux Noëls de mon enfance, c’est surtout l’odeur de la dinde qui me vient à l’esprit. Si vous êtes en quête d’idées pour des mets pouvant convenir à des personnes ayant des problèmes rénaux, allez consulter les Suggestions pour le repas des Fêtes et le Menu type aux adresses suivantes :

Suggestions pour le repas des Fêtes
Menu type

Pour bien des gens, le jour de Noël débute par un gros brunch! Malheureusement, un grand nombre des éléments traditionnels d’un brunch (jambon, saucisse, bacon) ne sont pas recommandés pour des personnes aux prises avec des problèmes rénaux. Voici donc quelques bonnes recettes pour un délicieux brunch du temps des Fêtes. Les mini-poudings Yorkshire pour le rôti de boeuf se préparent en un tournemain. Si vous en avez marre des sandwichs, cette recette ne manquera pas de vous plaire (et vient remplacer avantageusement les viandes préparées)! Le gâteau aux pommes et aux canneberges est tout aussi facile à faire; vous pourrez le couper en pointes et le servir avec les traditionnels biscuits sablés et biscuits au sucre du temps des Fêtes.

Je vous souhaite des joyeuses Fêtes sous le signe de la santé!

Tarte aux champignons et aux oeufs (8 portions)
1 croûte de tarte de 9 po
8-10 œufs (selon leur grosseur)
½ tasse de champignons sautés
½ tasse de poireaux sautés
1 c. à soupe d’huile d’olive
2 c. à soupe de parmesan râpé
Poivre noir
Thym frais

Préchauffez le four à 350°F. Rincez les poireaux afin d’enlever le sable et hachez-les. Faites sauter les champignons et les poireaux dans 1 c. à soupe d’huile d’olive. Assaisonnez avec du thym frais et du poivre noir. Déposez les champignons et les poireaux sur la croûte de tarte. Mélangez les oeufs et le fromage avec un fouet et versez sur les champignons et les poireaux. Faites cuire au four environ 30 minutes jusqu’à ce que les œufs soient cuits.

1 portion = 1 choix protéine, ½ choix amidon, 2 choix lipides

Pour varier :

  • Remplacez les champignons par des poivrons.
  • Pour des amuse-gueule ou une collation, utilisez des croûtes de tartelette.

Mini-poudings Yorkshire et rôti de bœuf
Choisissez le rôti de bœuf qui vous plaît le plus. Un rôti classique fait le mieux l’affaire. Si vous voulez un résultat vraiment spectaculaire, optez pour le filet mignon. Frottez le rôti avec vos fines herbes préférées et des grains de poivre noir grossièrement moulus. Mettez au four à 350°F et faites cuire environ 20 minutes par livre pour une cuisson à point. Le rôti continuera à cuire légèrement après avoir été retiré du four. Couvrez le rôti  d’une tente en papier d’aluminium jusqu’à ce que vous soyez prêt à le trancher.

Pouding Yorkshire (24 mini-poudings ou 12 de format ordinaire)
1 tasse de farine tout usage
1 tasse de lait
2 œufs
Huile végétale

Mélangez les trois premiers ingrédients avec un mélangeur à main jusqu’à ce que le tout soit homogène. Réfrigérez le mélange pendant 30 minutes. Préchauffez le four à 425°F. Couvrez le fond des cavités d’un moule à muffins d’une mince couche d’huile végétale. Faites chauffer le four environ 10 minutes ou jusqu’à ce que l’huile se mette à fumer. Remplissez le moule à muffins aux trois quarts avec le mélange à pouding Yorkshire. Faites cuire jusqu’à l’obtention d’un blond doré, soit environ 15 minutes. Servez chaud avec une tranche de bœuf et une touche de moutarde ou de raifort.

2 mini-poudings = 1 choix protéine, 1 choix amidon
1 once de bœuf = 1 portion de protéine

Pour varier :

  • Une mince tranche de rôti de bœuf garnie d’une touche de moutarde de Dijon sur un mini-pouding Yorkshire, voilà un savoureux sandwich!
  • Une façon de remplacer avantageusement des pommes de terre et ce, avec un faible apport en potassium.


Gâteau aux pommes et aux canneberges (12 portions)
1/3 tasse de beurre
3/4 tasse de sucre
2 œufs
1 1/2 tasse de farine tout usage    
1 1/2 c. à thé de bicarbonate de sodium
Zeste de 1 citron
2/3 tasse de yogourt (nature)
1 tasse de canneberges (fraîches ou congelées)
2 pommes (pelées et tranchées)
1/2 tasse de cassonade
1 1/2 c. à thé de cannelle

Préchauffez le four à 350°F. Tapissez un moule à gâteau de 10 po avec du papier parcheminé. Battez le beurre et le sucre ensemble. Ajoutez les œufs un à la fois. Incorporez en alternant les ingrédients secs tamisés et le yogourt. Étalez la moitié de la préparation dans le moule à gâteau. Garnissez de canneberges et saupoudrez de cassonade et de cannelle. Étalez le reste de la préparation sur le dessus. Décorez avec les tranches de pommes et saupoudrez de cassonade et de cannelle. Faites cuire au four pendant 50 à 60 minutes.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

 

Mes bonnes résolutions d'automne
17/09/2013

Septembre me donne toujours davantage l’impression d’être au seuil d’une nouvelle année qu’en janvier! Les enfants retournent à l’`école. Un nouveau groupe de stagiaires en diététique arrivent à l’hôpital. Ce me semble toujours le meilleur moment dans l’année pour prendre de bonnes résolutions au sujet de la bouffe! L’an dernier, j’ai décidé d’impliquer davantage mes enfants dans la préparation des repas (bonjour, le désordre). Cette année, j’ai décidé de m’améliorer dans la préparation des boîtes à lunch – les miennes!

La préparation d’une boîte à lunch ou d’une collation santé peut sembler fastidieuse, mais si on ne le fait pas, on n’a pas d’autre choix que de manger au resto, ce qui s’avérer particulièrement compliqué pour une personne aux prises avec un problème rénal et des restrictions alimentaires. Et, malheureusement, l’option dans la plupart des hôpitaux, ce sont beaucoup de repas rapides, qui sont souvent chers! Je souhaiterais que chaque centre de soins de santé et chaque hôpital offrent des menus santé à faible teneur en sodium, peu chers et pouvant convenir aux personnes ayant des problèmes rénaux, mais ce n’est pas justement pas encore le cas.

Alors que faire?

  1. Planifiez – Faites une liste de collations et de repas faciles à emporter et à manger. Gardez cela à l’esprit quand vous allez faire vos courses à l’épicerie. Si vous devez aller en dialyse trois fois par semaine, assurez-vous d’avoir à portée de la main ce dont vous avez besoin pour chaque traitement.
  2. Utilisez votre congélateur – Essayez de faire des muffins et des pains qui peut être congelés individuellement. Juste avant de sortir, vous ouvrez la porte du congélateur et hop! le tour est joué!
  3. Lorsque vous avez un rendez-vous à l’hôpital, emportez toujours une collation au cas où l’attente se prolongerait ou qu’on vous demanderait de subir d’autres tests. Cela pourrait vous aider à ne pas succomber à l’achat d’un sac de croustilles ou d’une barre de chocolat.
  4. Cuisinez de manière à avoir des restes.
  5. Attention à la salubrité alimentaire. Assurez-vous que la nourriture que vous emportez demeure froide. C’est particulièrement important pour la viande, les œufs et le poisson. Procurez-vous un sachet réfrigérant et un sac à lunch isotherme. N’oubliez pas la règle d’or en matière de manipulation des aliments : en cas de doute, jetez.
  6. Demandez à votre diététiste des suggestions. Consultez les sites www.cuisineetsanterenale.ca ou www.osezlessaveurs.ca pour d’autres idées de recettes.

Je me fatigue rapidement de manger des sandwichs. Alors c’est bon de faire changement! Voici une excellente salade à l’orge. On peut la manger telle quelle ou avec un morceau de viande grillée. Elle est même encore plus savoureuse le lendemain.

Salade orge et boeuf à la mode du Sud-Ouest (6 portions*)
1 tasse d’orge, sec
3 tasses de bouillon de bœuf sans sel ajouté ou d’eau
1 tasse de maïs
1/2 tasse de poivrons rouges, en dés
1/2 tasse de coriandre, hachée
1/2 tasse d’oignon vert, haché
1/3 tasse d’oignon rouge, haché
454 g (1 lb) de contre-filet

Marinade pour le bifteck
2 gousses d’ail
3 chipotles
1/2 tasse d’huile d’olive extra-vierge

Vinaigrette
1/2 c. à thé d’assaisonnement au chili
1/4 c. à thé de poudre de coriandre
1/2 c. à thé de poudre d’ail
1/2 c. à thé de poudre de cumin
1/4 c. à thé de poivre noir
2 c. à soupe de jus de lime
1 c. à soupe d’huile d’olive extra-vierge

Amener l’eau/le bouillon à ébullition dans une grande casserole. Laisser mijoter sans couvercle jusqu’à l’orge devienne tendre (environ 30 minutes). Mettre de côté dans un grand bol à mélanger et laisser tiédir.  Préparer la marinade pour la viande en mélangeant l’ail, les chipotles et l’huile d’olive extra-vierge. Verser la marinade sur la viande et laisser mariner au réfrigérateur pendant au moins 30 minutes. La viande peut être marinée jusqu’à 24 heures à l’avance. Pour préparer la vinaigrette, fouetter ensemble les épices, le jus de lime et l’huile d’olive extra-vierge. Préchauffer le barbecue ou une poêle à fond cannelé à feu moyen/vif. Griller la viande jusqu’au degré de cuisson désiré. Pour assembler la salade, verser la vinaigrette sur l’orge cuit. Ajouter le maïs, les poivrons rouges, la coriandre, l’oignon vert et l’oignon rouge. Mélanger avec une cuillère. Déposer la viande en éventail sur la salade et servir.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

* Échange rénal : 3 choix protéines, 2 choix amidon, 1 choix légume
Si vous êtes atteint de diabète : 1 portion = 2 choix glucides

VALEUR NUTRITIONNELLE PAR PORTION

Calories 291 Kcal       Total des lipides 8 g
Protéines 24 g   Sodium 142 mg
Glucides 32 g   Potassium 500 mg
Fibres 7 g   Phosphore 281 mg

 

 

 

 

 

Mise à jour des feuillets au sujet de l’alimentation sur le site www.rein.ca!
05/07/2013

Les feuillets sur l’alimentation sur www.rein.ca ont été mis à jour et sont plus intéressants que jamais! Ils sont le fruit d’une collaboration de plusieurs mois entre une équipe de diététistes et le Réseau rénal de l’Ontario. Je tiens à remercier mes collègues diététistes qui ont mis leurs talents à profit pour faire en sorte que cette documentation soit la plus précise que nous ayons eue jusqu’ici : Christine Nash, Shannon Chesterfield, Melissa Atcheson et Darlene Broad. Je trouve particulièrement utile le nouveau feuillet sur le potassium dans les fruits et les légumes multiculturels. Le monde de l’alimentation est vraiment international et c’est tout un défi de rester à la page!

Alors que faire lorsque vous mangez quelque chose dont votre diététiste n’a jamais entendu parler? Photographiez cet aliment! Une image vaut vraiment mille mots et peut être fort utile pour l’identification d’aliments moins courants. En fait, le problème n’est souvent pas que nous ne connaissons pas l’aliment que nos patients consomment, mais que nous lui donnons un nom différent. Une photo peut rapidement régler la question. L’un de mes patients a même pris l’initiative de m’envoyer par courriel des photos de plusieurs des aliments qu’ils mangent!

Je vous invite donc à prendre connaissance de ces nouveaux feuillets et à nous dire ce que vous en pensez. N’oubliez pas qu’un régime universel pour les personnes ayant des problèmes rénaux n’existe pas et que tous ces feuillets ne s’appliquent pas à tous les patients. En règle générale, la plupart des gens aux prises avec l’IRC (et même qui ceux qui sont aux stades plus avancés et même terminal de l’insuffisance rénale) n’ont pas à limiter leur consommation de potassium. Si vous n’êtes pas certain, parlez-en à votre médecin ou à votre diététiste avant de vous imposer des restrictions inutiles.

Je vous avais promis des recettes de notre chef en juin. En voici une fantastique pour le barbecue. Bon appétit!

Mini-hamburgers à la dinde avec aioli à la pêche et à l'estragon (3 portions*)
450 g de dinde hachée
1/2 c. à soupe de moutarde de Dijon
1 c. à thé de poudre d’ail
1 c. à thé d’assaisonnement pour volaille
1/3 tasse de persil, haché
1/4 tasse d’oignon rouge, en dés
6 mini-pains à hamburger**
1/2 tasse de roquette

pour l'aioli :
2 c. à soupe de mayonnaise
2 c. à soupe de pêche, en purée
1 c. à thé d’estragon, haché

Préchauffer le barbecue ou une poêle à fond cannelé à feu moyen-vif.  Dans un bol, combiner la dinde, la moutarde de Dijon, la poudre d’ail, l’assaisonnement pour volaille, le persil et l’oignon rouge. Façonner en 6 galettes.  Faire cuire les galettes de dinde de 5 à 6 minutes de chaque côté ou jusqu’à ce que la température interne ait atteint 165F.  Préparer l’aïoli à la pêche et à l’estragon.  Badigeonner d’aïoli les mini-pains à hamburger. Déposer la galette de dinde sur la partie du bas du mini-pain. Garnir de roquette et couvrir avec la partie du haut.

Recettes élaborées par la chef Leslie Cairns

* Échange rénal : 2 choix protéines, 2 choix amidon, 1/2 choix légume
** Si vous êtes atteint de diabète : vérifiez bien l’étiquette sur le pain à hamburger afin de savoir à quoi il correspond en termes de choix glucides.

VALEUR NUTRITIONNELLE PAR PORTION

Calories 257 Kcal       Total des lipides 11 g
Protéines 16 g   Sodium 257 mg
Glucides 33 g   Potassium 330 mg
Fibres 4 g   Phosphore 240 mg
Parfois il faut le voir (et y goûter) pour le croire!
12/06/2013

Cette semaine, les diététistes ici au Grand River Hospital avaient bien hâte d’accueillir la chef Leslie Cairns pour une démonstration culinaire – tous des plats conçus pour réjouir les papilles des personnes ayant des problèmes rénaux. Leslie est la chef qui a concocté les recettes des deux derniers livres de cuisine Osez les saveurs! (www.osezlessaveurs.ca ). En plus d’être une chef fantastique, elle est titulaire d’un diplôme en nutrition. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’aime les recettes qui sont illustrées – comme cela, je sais que je ne fais pas fausse route! Heureusement, nous pouvons compter sur les talents de  Vivian Ng, pharmacienne en néphrologie, dont les belles photos accompagnent les recettes.

Vous arrive-t-il de lire une recette et d’avoir des doutes sur le résultat final que cela est censé donner? Je ne suis pas certaine que j’aurais essayé la recette ci-dessous, mais je dois dire qu’elle m’a emballée. Voilà quelque chose de pas compliqué à préparer et de délicieux! Cette pizza tortilla a remporté la palme de la démonstration culinaire de la semaine; c’était tellement bon que j’en ai déjà faite une pour ma famille (je n’avais pas de tortillas; alors j’ai pris une croûte à pizza mince et ce fut parfait). Le pesto sur la pizza est une sauce extraordinaire pour pâtes alimentaires : contenant peu de potassium, elle n’exige aucune cuisson et remplace avantageusement une sauce tomate. Si vous utilisez des poivrons rouges rôties déjà préparées (ce que j’ai fait), optez pour une marque faible en sodium. Restez à l’affût : nous vous présenterons prochainement d’autres recettes provenant de cette démonstration culinaire.

Pizza tortilla au pesto aux piments rouges rôtis avec crevettes et basilic (2 portions*)
8 grosses crevettes (31/40 par paquet), décortiquées, déveinées et équeutées
1/4 tasse d’oignon Vidalia, en tranches
6 feuilles de basilic, grossièrement hachées ou déchiquetées
1/2 tasse de mozzarella, râpé
2 tortillas à la farine

Pour le pesto :
1 poivron rouge rôti
1 gousse d’ail
1 c. à soupe de jus de citron
1 c. à soupe d’huile d’olive extra-vierge
1/8 c. à thé de poivre noir moulu
1 c. à thé de parmesan râpé

Préchauffer le four à 425 F (four ordinaire). Déposer tous les ingrédients du pesto dans un robot culinaire ou un mélangeur et mettre en purée. Placer les tortillas sur une plaque à pâtisserie. Répartir le pesto aux poivrons rouges rôtis entre les deux tortillas et en couvrir la surface. Ajouter les oignons et le basilic. Garnir de mozzarella. Couper les crevettes en deux dans le sens de la longueur et les déposer sur les pizzas. Faire cuire environ 10 minutes ou jusqu’à ce que les tortillas soient croustillantes et d’un beau brun doré et que les crevettes deviennent roses.

* Échange rénal : 2 choix protéines, 2 choix amidon, 1 choix légume
Si vous êtes atteint de diabète : 1 portion = 2 choix lipides

VALEUR NUTRITIONNELLE PAR PORTION

Calories 246 Kcal       Total des lipides 11 g
Protéines 19 g   Sodium 314 mg
Glucides 26 g   Potassium 305 mg
Fibres 2 g   Phosphore 238 mg
Le retour des beaux jours!
22/05/2013

Ah! l’été! Nous avons enfin droit à une vague de chaleur dans le sud-ouest de l’Ontario et c’est avec grande joie que je délaisse ma cuisinière en faveur de mon barbecue. On dirait que faire la cuisine dehors invite à la détente et à la convivialité. Mais attention! Plusieurs des grands classiques de la saison des barbecues, comme les hot-dogs, les galettes de hamburger préparées et même la sauce barbecue, regorgent de sel. Il est donc important de lire les étiquettes et, dans la mesure du possible, de choisir des ingrédients frais et non transformés. C’est relativement facile et rapide de préparer ses propres galettes pour les hamburgers et elles ne contiendront que la fraction du sel des galettes de bœuf vendues en boîte. Autre avantage? Si vous suivez un régime hyperprotéique, vous pouvez préparer de grosses galettes et si, par contre, il s’agit d’un régime hypoprotéique, vous verrez à ce la portion corresponde exactement à vos besoins.

J’entends souvent dire qu’il est vraiment très difficile de renoncer aux aliments transformés. Nous sommes si habitués à la saveur et à la texture de ces aliments. Mais en quelques semaines, vos papilles gustatives auront oublié – s’habituer à moins de sel prend moins de temps que vous ne le pensez! Essayez de réduire le sel graduellement et garnissez votre hamburger avec des ingrédients frais, comme une tranche d’oignon rouge et une feuille de laitue croustillante. Et au lieu d’ajouter une tranche de fromage fondu, remplacez-la par des tranches de bocconcini ou du cheddar naturel râpé.

Récemment, j’ai été invitée à dîner et on nous a servi toute une variété de mini-burgers, l’ingrédient de base allant du bœuf au quinoa. Les hamburgers classiques demeurent un délice et voici justement une recette simple et savoureuse.

Hamburgers classiques (4 portions)
1lb de bœuf haché maigre
1 œuf
1 petit oignon ou 2 c. à soupe d’oignon émincé déshydraté
¼ tasse de chapelure
1 c. à thé d’épices à steak sans sel (ou de poivre moulu)
1 c. à thé de moutarde de Dijon

Dans un bol, mélanger l’œuf avec l’oignon, la chapelure, les épices et la moutarde. Ajouter le bœuf et combiner délicatement. Façonner en galettes (donne 4 galettes de taille ordinaire – environ 3 choix protéines chacune). Déposer sur une grille graissée et faire cuite à feu moyen. Griller en tournant une fois jusqu’à ce que viande ne soit plus rose à l’intérieur et que la température interne ait atteint 160° F (71° C).

Mars est le Mois de la santé rénale et le Mois de la nutrition !
19/03/2013

Les diététistes en néphrologie sont très occupés en mars ! C’est non seulement le Mois de la santé rénale, mais aussi le Mois de la nutrition ! Plus tôt ce mois-ci, j’ai eu le plaisir d’assister, à Vancouver, à un congrès sur la nutrition et les problèmes rénaux et j’en suis revenue avec une foule renseignements et de bonnes idées. Guides de calcul des glucides, régimes conçus en fonction des préférences des groupes ethniques et démonstrations culinaires, ce ne sont là que quelques exemples des multiples initiatives prises par des centres de dialyse.

Ici à Kitchener, nous préparons pour nos patients en dialyse un exposé sur l’importance des protéines. Saviez-vous que la malnutrition est incroyablement répandue chez les patients en hémodialyse ou en dialyse péritonéale? Souvent, la vie n’est pas simple pour ces patients, qui sont aux prises avec plusieurs problèmes médicaux, sont censés respecter diverses contraintes alimentaires et doivent se déplacer pour recevoir leurs traitements de dialyse et, en plus, trouver le moyen de remplacer les protéines qui sont perdues au cours de la dialyse. Or, la malnutrition peut entraîner une mauvaise cicatrisation des plaies et un risque accru d’hospitalisation et de décès.

Une étude canadienne récente démontre que les patients hospitalisés ont tendance à retourner chez eux plus malnutris qu’à leur arrivée à l‘hôpital. Oui, les blagues au sujet de la nourriture d’hôpital sont nombreuses, mais il n’en demeure pas moins que nous, qui travaillons dans le secteur des soins de santé, avons à cœur de garder nos patients dans un bon état de nutrition. Pour en savoir plus au sujet de cette étude, vous pouvez consulter le site Web du Groupe de travail canadien sur la malnutrition au nutritioncareincanada.ca.

C’est effectivement un défi pour les patients en dialyse (hospitalisés ou non) que de s’assurer d’un apport protéinique adéquat. Voici quelques suggestions qui vous permettront de satisfaire vos besoins en la matière :

  • Choisissez une source de protéines à chaque repas (œufs, poulet, poisson, porc, bœuf, fromage).
  • Mangez la partie protéines du repas en premier.
  • Prenez des collations riches en protéines (du fromage cottage faible en sodium et un fruit, par exemple).
  • Augmentez les portions des aliments riches en protéines.
  • Faites preuve de créativité – mangez du pain doré ou ajoutez un œuf dur à votre salade.
  • Ajoutez du poulet coupé en dés ou des crevettes cuites à vos pâtes ou à votre riz.
  • Essayez d’ajouter des blancs d’œuf pasteurisés (ils peuvent être consommés non cuits sans danger et sont vendus dans le rayon des œufs à l’épicerie) à du jus de canneberges, à de la soupe ou à une purée de pommes de terre.

Il existe des protéines de complément sur le marché, mais il est important de parler à votre diététiste afin de savoir quels suppléments sont sans danger pour vous. Certains sont riches en potassium ou en phosphore et tous ne sont pas une excellente source de protéines.

Et que pouvez-vous faire quand vous n’avez pas envie de manger de la viande? Voici une recette pour préparer en un tournemain un frappé aux fruits à la fois léger et rafraîchissant :

Frappé aux bleuets (3 portions*)
1 ¼ tasse de jus d’ananas
2 tasses de bleuets congelés (légèrement décongelés)
¾ tasse de blancs d’œuf pasteurisés
2 c. à thé de sucre ou de Splenda
½ tasse d’eau (un peu plus ou un peu moins selon la consistance désirée)

Mettez tous les ingrédients dans un mélangeur et réduisez en purée. Savourez!

* 1 portion = 1 choix de protéines + 1 choix de fruit

Les portions, ça compte!
24/02/2013

L’analyse des recettes pour trouver celles qui conviennent à des patients en néphrologie est une tâche bien plus compliquée que ce que j’avais cru au départ. Un régime pour ce type de patients repose sur un système complexe; pour chaque « groupe alimentaire », il y a un maximum permis pour le potassium, le sodium et le phosphore et un minimum pour les protéines. Et on ne peut faire abstraction des glucides, des fibres ou des lipides parce que de nombreux patients en néphrologie sont aussi aux prises avec le diabète et des problèmes cardiaques.

De temps à autre, je trouve une recette qui m’inspire et qui comprend plein d’ingrédients bons pour les reins, mais quand je me mets à l’analyser, la teneur en potassium, en sodium ou en phosphore est trop élevée. On m’a demandé récemment d’examiner une recette de sauce au miel et à la moutarde. Le miel et la moutarde ne posent habituellement pas de problèmes aux patients en néphrologie, mais la quantité de moutarde préparée était trop grande pour une recette à basse teneur en sel. Parfois même la plus petite quantité d’épices peut faire dépasser la limite! J’ai appris que la cannelle est une source pas mal intéressante de fibres (pas étonnant quand on pense que c’est l’écorce d’un arbre!). J’ai aussi appris qu’une « portion » pour un chef correspond à au moins quatre fois la « portion » recommandée par une diététiste!

Il faut donc aborder le fameux thème des portions. C’est un sujet dont je parle beaucoup surtout quand il est question du potassium, mais cela touche en fait tous les aspects de votre alimentation. Que vous vouliez perdre du poids, gagner du poids, diminuer le sodium, le potassium, le phosphore ou es lipides ou encore consommer plus de fibres, les portions, ça compte! C’est extrêmement facile de manger sur le pouce sans faire attention aux portions. Manger en faisant la cuisine (ou « goûter au repas » comme on dit) peut ajouter à la somme! Il faudrait donc éviter de manger comme un automate.

La gestion des portions exige donc une certaine attention. De temps en temps, mesurez vos portions ou vérifiez ce que contient réellement votre bol à soupe. Autre astuce : prenez soin de noter pendant quelques jours ce que vous mangez (c’est parfois une expérience révélatrice). Essayez de ne pas manger pendant que vous faites autre chose (lire, regarder la télé, conduire la voiture). Mangez ce que vous vous êtes vous-même servi dans votre assiette et prenez le temps de déguster.

Avant d’aller à un restaurant, consultez son site Web pour obtenir des renseignements nutritifs sur les plats servis. Récemment c’était le week-end du Superbowl et un de mes patients m’a demandé à quel point c’était mauvais de manger une livre d’ailes de poulet. Ma réponse : très mauvais. À la chaîne de restaurants où il est allé, cela correspond à 1300 kcal et à 1300 mg de sodium!
Comme c’est agréable d’avoir une recette qui prend soin des portions pour nous, en voici une que m’a transmise une voisine :
 
Piments farcis
4 piments doux, rouges, verts ou jaunes
1 tasse de riz blanc cuit ou de couscous préparé
2 tasses de bœuf haché (ou des restes de rôti de bœuf, de rôti de porc ou de poulet, coupés en morceaux)
1 c. à thé de basilic séché
1 c. à soupe de persil frais haché (ou 1 c. à thé de persil séché)
1/2 tasse de bouillon de poulet sans sel ajouté
1/2 petit oignon rouge, coupé en morceaux
(si vous n’avez pas de restriction quant au potassium, de la tomate en dés)
Poivre moulu
1 c. à soupe de parmesan

Couper le dessus des piments doux et retirer les graines. Couper en gros morceaux les dessus des piments et mettre dans un grand bol. Ajouter le riz ou le couscous, la viande hachée, le basilic séché, le persil, le bouillon de poulet et l’oignon rouge. Brasser et poivrer. Farcir chaque piment, saupoudrer de parmesan et placer dans un plat allant au four. Faire cuite à 325 degré F pendant 45 minutes ou jusqu’à ce que les piments soient tendres.

 

Comment concilier les banques alimentaires et les diètes pour insuffisance rénale
18/12/2012

La période des Fêtes semble inciter les gens à une belle générosité. Tous les jours, en me rendant à mon bureau, je passe devant les grands bacs que notre service de néphrologie a installés afin de recueillir des jouets et de la nourriture pour une famille du coin et, à l’école de mes enfants, on organise des collectes d’aliments, de mitaines et de jouets tout au long de décembre. Cela fait chaud au cœur!

L’un de mes collègues a été interviewé récemment par un reporteur d’un journal local au sujet des types d’aliments santé qu’on peut donner à une banque alimentaire, la demande étant plus grande que jamais cette année. Cela nous fait prendre conscience de tous les besoins qu’il y a à combler, surtout à l’approche de la période des Fêtes et du temps plus froid.

Vous pouvez consulter la fiche suivante (en anglais seulement) sur comment concilier les banques alimentaires et les diètes pour insuffisance rénale : 
www.kidneycommunitykitchen.ca/wp-content/uploads/2011/11/KCK_Foodbank_Fact_Sheet_FR25811.pdf

Si vous comptez faire un don à une banque alimentaire, cette lecture pourrait vous orienter  dans vos choix.

Noël me fait inévitablement penser à de la bouffe! Pour moi, ce n’est pas encore vraiment la période de Fêtes tant que je n’ai pas préparé avec mes enfants ma première fournée de biscuits de Noël. Voici donc une recette délicieuse qui se prépare en un tournemain. Ces biscuits meringués aux amandes viendront combler votre envie de noix sans les noix! Des extraits, comme l’extrait d’amande ou d’érable, sont parfaits pour rehausser la saveur sans ajout de potassium ou de phosphore.

Biscuits meringués aux amandes
2 blancs d’œufs ou 4 c. à soupe de blancs d’œufs pasteurisés (à la température ambiante)
1 c. à thé de crème de tartre
½ c. à thé d’extrait d’amande
½ c. à thé d’extrait de vanille
½ tasse de sucre blanc

Fouetter les blancs d’œufs avec la crème de tartre jusqu’à ce que le volume ait doublé. Ajouter les autres ingrédients et fouetter jusqu’à la formation de pics. À l’aide de deux cuillères à thé, faire tomber une cuillerée comble de meringue sur du papier parchemin avec le dos de l’autre cuillère. Faire cuire au four à 300 0F pendant environ 25 minutes ou jusqu’à ce que les meringues soient croustillantes. Déposer dans un contenant hermétique.

Une mine de renseignements
04/11/2012

Cet automne, j’ai eu l’occasion d’aller à Winnipeg au congrès du Manitoba Renal Program. C’est toujours un plaisir d’en apprendre plus sur les pratiques et ressources qui existent ailleurs au pays et, de fait, les ressources offertes sur le site Web de cette organisation provinciale (www.kidneyhealth.ca) m’ont bien impressionnée, notamment leur livre de recettes conçues pour les personnes ayant des problèmes rénaux! Je vous incite à aller découvrir les recettes et les autres ressources de ce site Web. Je ne peux que féliciter les diététistes du Manitoba à l’origine de cette initiative.

Internet représente de nos jours une mine de renseignements. Malheureusement, il semble y avoir presque tout autant d’informations erronées. Rares sont les gens qui viennent consulter une diététiste sans avoir auparavant tapé « santé rénale » dans un moteur de recherche. La plupart du temps, c’est formidable parce qu’ils arrivent avec de bonnes questions, ce qui favorise des échanges fructueux, mais parfois l’information trouvée en ligne ne s’applique pas, est fausse ou est même dangereuse. Voici donc des choses à surveiller quand vous naviguez sur Internet :

  • Prenez garde aux sites Web où l’on vous vend quelque chose. L’information sur le site est conçue pour vous faire acheter un produit, et non pour vous renseigner objectivement. Les extraits végétaux et les suppléments vitaminiques ne sont pas nécessairement sans danger et coûtent souvent très cher. Il y a des entreprises dont le but principal est de rester en affaires. Si ce qu’on vous dit est trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas.

  • Méfiez-vous des sites Web qui affirment détenir un « secret » que votre médecin ne veut pas que vous sachiez ou qui parlent de « traitements curatifs des temps anciens ». Si on savait comment guérir l’insuffisance rénale il y a des siècles, cette connaissance ne serait pas perdue!

  • Attention aux sites Web basés uniquement sur des informations anecdotiques. L’histoire d’une personne en particulier ne vaudra pas nécessairement pour tous. Les diètes et la nutrition sont bien trop complexes pour se résumer à un seul « super-aliment ».


Alors à qui faire confiance?

En règle générale, il faut choisir les sites Web associés à une organisation nationale (comme La Fondation canadienne du rein, bien sûr) ou provinciale (comme le Manitoba Renal Program mentionné plus haut). Les hôpitaux et les universités sont également des sources de renseignements auxquelles on peut se fier. Mais, peu importe où vous trouvez vos informations, posez des questions et assurez-vous que les conseils qui vous sont donnés conviennent à vos besoins particuliers parce que, comme je l’ai déjà dit, le régime alimentaire universel pour tous les problèmes rénaux n’existe tout simplement pas!


Et on reprend le collier!
25/09/2012

C’est dommage que l’été soit fini, mais j’aime bien, par contre, reprendre ma routine. En fait, j’ai eu un été à la fois fort occupé et très agréable. Ici à Kitchener, les diététistes de notre hôpital et Candice Coghlin de la division locale de La Fondation du rein ont organisé une démonstration culinaire, sous le thème de « Sizzlin’ Summer Cooking Demo », avec le chef Mike Brennan. Mike, qui a passé beaucoup de temps à cuisiner et à voyager en Thaïlande, a préparé un menu formidable de type asiatique sans avoir recours à un grain de sel! C’était ultra-savoureux et tellement frais! Et ce qui m’a surtout plu, c’est que ces plats peuvent tous être préparés en un rien de temps. Le sauté était un délice – la solution parfaite pour un repas vite fait après une longue journée de travail. Le sorbet aux litchis était une belle trouvaille; je l’ai présenté à mes enfants sous la forme de sucettes glacées. Mieux encore, ces recettes n’avaient rien à voir avec ce que j’ai l’habitude de préparer. Moi, j’adore essayer quelque chose de différent!

Toutes les recettes se trouvent sur le site Web Cuisine et santé rénale avec l’analyse nutritionnelle complète et des photos prises le soir de la démonstration culinaire. J’espère que vous les essayerez!

Avec le début de l’automne, je sens que le tempo s’accélère. C’est plus occupé au boulot, les enfants sont retournés à l’école et ont leurs devoirs à faire et, pour couronner le tout, les journées raccourcissent! Il devient donc très important de planifier les repas et, dans la mesure du possible, de préparer, durant le week-end, des choses qu’on peut congeler et faire réchauffer un soir de semaine. C’est le secret pour éviter d’avoir la tentation d’aller chercher à la dernière minute à l’épicerie des repas tout faits qui ne sont pas bons pour la santé. C’est aussi une stratégie bien connue des personnes qui ont un régime à suivre, que ce soit à cause de leurs problèmes rénaux ou pour perdre du poids. Sans compter qu’il a été démontré que la planification des repas, liste d’épicerie en main, aide à réaliser des économies.

Je tenais aussi à vous signaler une lecture intéressante*. Il s’agit de l’histoire incroyable d’un patient dont les reins ont cessé de fonctionner pour une raison assez inusitée – un rappel important que ce qui est « naturel » n’est pas nécessairement sans danger. À lire au http://www.bmj.com/content/345/bmj.e5262.
* Cet article est rédigé en anglais.

Je vous incite donc à faire votre liste d’épicerie pour les recettes délicieuses indiquées plus bas. Bon appétit!


Salade de concombres (10 portions)
3 concombres anglais épluchés complètement ou par endroits
1 oignon rouge
½ tasse de vinaigre de riz
½ tasse d’eau
1/3 tasse de sucre
2 c. à soupe de graines de sésame, grillées pour garnir

Couper les concombres en rondelles et émincer l’oignon rouge; placer dans un bol. Mélanger le vinaigre de riz, l’eau et le sucre et verser sur les concombres et l’oignon. Couvrir et laisser mariner pendant une heure. Déposer sur une assiette et garnir de graines de sésame.


Potage au maïs (8 portions)
8 tasses de bouillon de poulet sans sel ajouté
2 ¼ tasses de maïs en grains frais ou congelé
2 c. à soupe de saké
1 c. à thé de sucre
2 c. à soupe de fécule de maïs (mélangée avec 2 c. à soupe d’eau)
2 blancs d’œuf fouettés légèrement
4 oignons verts émincés

Amener le bouillon à ébullition, ajouter le maïs et faire cuire pendant 5 minutes. Tamiser le bouillon au-dessus d’un bol, mettre le liquide de côté, transférer le maïs dans un mélangeur et malaxer jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène. Remettre le bouillon dans la casserole, puis ajouter le maïs en le passant dans un chinois afin d’éliminer tout grumeau. Amener à ébullition; ajouter le saké et le sucre en brassant. Ajouter la fécule de maïs additionnée d’eau et faire cuire en brassant constamment jusqu’à ce que le tout épaississe. Ajouter petit à petit les blancs d’œuf fouettés tout en brassant lentement dans un mouvement circulaire. Retirer du feu et ajouter les oignons verts; en garder quelques-uns pour garnir.


Sauté aux nouilles asiatiques (4 portions)
200 g de nouilles à chow mein (partiellement cuites en suivant les instructions sur l'emballage)
1 poireau émincé
1 1/3 tasse de fèves germées
6 shiitakes coupés en fines lamelles
12 crevettes tigrées décortiquées et sans veine
2 œufs battus
2 c. à soupe d'huile de friture
3 c. à soupe de mirin (vin de riz pour la cuisine)
2 c. à soupe de coriandre fraîche

Garniture
Huile pimentée
Huile de sésame
2 oignons verts émincés
2 c. à soupe de gingembre mariné (acheté en magasin)

Faire cuire partiellement les nouilles en suivant les instructions sur l’emballage, puis égoutter et réserver dans un récipient. Ajouter aux nouilles les poireaux, les fèves germées, les crevettes et les œufs, puis bien mélanger le tout. Préchauffer un wok ou une grande poêle à feu vif, ajouter un peu d’huile et attendre qu’elle soit très chaude. Verser le mélange avec les nouilles dans le wok et faire sauter jusqu’à ce que les nouilles soient dorées et que les crevettes soient roses et cuites à l’intérieur. Ajouter le mirin et la coriandre et mélanger le tout. Répartir le mélange dans quatre bols et assaisonner avec l’huile pimentée et l’huile de sésame. Garnir avec les oignons verts et le gingembre.


Sorbet aux litchis (4 portions)
1 boîte de litchis de 14 oz ou 1 lb de litchis frais, épluchés et dénoyautés
2 c. à soupe de sucre glace
1 blanc d’œuf pasteurisé
Garnir de minces quartiers de citron

Mettre les litchis et le sucre dans un mélangeur ou un robot culinaire et malaxer en vue d’obtenir une purée. Passer la purée dans un tamis fin afin d’éliminer tout grumeau. Transférer dans un contenant pouvant aller au congélateur et faire congeler pendant trois heures. Remettre le mélange dans le mélangeur ou le robot culinaire et malaxer jusqu’à l’obtention de la consistance d’une barbotine. En laissant le moteur tourner, ajouter le blanc d’œuf. Remettre le mélange dans un contenant pouvant aller au congélateur et faire congeler pendant 8 heures ou jusqu’au lendemain matin. Malaxer le sorbet en purée dans le mélangeur ou le robot culinaire juste avant de servir et garnir de minces quartiers de citron.

Le régime pour insuffisants rénaux : le témoignage d’une personne bien placée
01/08/2012

J’ai beau parler du régime à suivre pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale, mais je n’ai heureusement pas à l’intégrer dans mon quotidien. Qu’en est-il pour ceux et celles qui doivent s’y soumettre? L’expérience de chaque personne est différente, mais j’ai été vraiment contente lorsque l’une de mes patients en dialyse, Lori Kraemer, m’a offert de me parler de son vécu à ce sujet. Je crois que nous avons beaucoup à apprendre des personnes qui vivent avec l’insuffisance rénale tous les jours; c’est du moins ce que j’ai constaté pour moi. Vous avez envie de partager votre histoire? Nous vous invitons à vous joindre à l’une des discussions dans le cadre de nos forums au www.cuisineetsanterenale.ca.

Lori a espoir que son témoignage sera une source d’inspiration pour d’autres personnes. En tout cas, je peux dire que son attitude positive et son courage ont eu cet effet sur moi. Voici donc ce que Lori a à nous raconter :

Les gens me regardent comme si j’avais deux têtes lorsque je leur dis que je suis un régime pour insuffisants rénaux. « Quel régime au juste? », me demande-t-on souvent. Je leur explique alors qu’il s’agit d’un régime à faible teneur en phosphore, en potassium et en sodium et je leur dis aussi pourquoi j’ai commencé à suivre ce régime spécial.

Le 25 août 2010, mes reins ont complètement arrêté de fonctionner. Un peu plus et je mourrais à cause de l’accumulation de toxines dans mon sang. Dès mon admission au Grand River Hospital, j’ai commencé la dialyse pour retirer les toxines mortelles de mon organisme. Pendant mes neuf jours à l’hôpital, une diététiste en néphrologie est venue me voir pour me dire que j’allais être obligée de m’astreindre à un régime pauvre en phosphore. J’étais atterrée à la pensée que j’allais devoir surveiller de près tout ce que j’allais manger à partir de là. Pour moi, c’était comme la fin du monde. J’adorais les produits laitiers et j’allais maintenant être obligée de réduire de façon radicale ma consommation de ces produits. Ce serait dur, très dur.

Je suis revenue à la maison et je me sentais tellement dépassée que bien vite j’ai téléphoné à l’hôpital pour parler à une diététiste. June Martin, l’une des diététistes en néphrologie, m’a offert de venir chez moi. June m’a parlé des divers aliments que je pouvais maintenant manger dans le cadre de mon régime. Comme il fallait réduire de beaucoup le phosphore, elle m’a donné des conseils fort utiles afin de me permettre de continuer à manger certains des aliments que j’aimais, mais en apportant quelques changements. Je me souviens très bien de lui avoir parlé du fromage. J’adore le fromage et je trouvais cela terrible de devoir en consommer moins. C’est là qu’elle m’a parlé du brie, un fromage à teneur réduite en phosphore. Je n’en avais jamais mangé, mais après tout, me suis-je dit, pourquoi ne pas l’essayer? Je l’ai trouvé délicieux et j’ai commencé à penser que mon régime n’était pas forcément une si mauvaise chose et que j’allais pouvoir y être fidèle.

Une leçon que j’ai apprise avec l’apparition de l’insuffisance rénale terminale, c’est qu’on a tout avantage à garder une bonne attitude. Dès que j’ai eu à changer mes habitudes alimentaires, je me suis dit que si je maintenais une attitude positive, ce serait plus facile de m’adapter à ma nouvelle vie. L’exercice, en plus du régime, m’a aussi beaucoup aidée. J’aime marcher et faire de l’exercice au moins une demi-heure par jour.

Cela fait deux ans que je suis en dialyse et j’ai perdu beaucoup de poids. J’ai compris qu’une bonne partie de mon poids avant la dialyse était due aux liquides. Avant d’avoir atteint le stade de l’insuffisance rénale terminale, je buvais une canette de Coca-Cola et une canette de thé glacé par jour. En diminuant nettement ma consommation de sucre, j’ai réussi à perdre beaucoup de poids et maintenant j’ai un poids-santé. À ce chapitre, la consommation de beaucoup de fruits et de légumes frais et de beaucoup moins d’aliments transformés m’aide énormément, tout comme le fait de boire uniquement de l’eau.

Je raffole du poulet et du poisson, des aliments qui sont très riches en protéines et qui sont tout indiqués après la dialyse. Je prends des agents d'agglutination du phosphate régulièrement au repas, ce qui me permet de contrôler mes niveaux de phosphate. Je suis contente quand ma diététiste, Rebecca Larratt-Smith, vient me rendre visite à la Freeport Satellite Clinic et qu’elle me colle une frimousse sur le résultat de mon analyse sanguine mensuelle.

Comme je l’ai dit, je suis en dialyse depuis presque deux ans et je me suis bien adaptée à mon régime. Je ne sais pas quand j’aurai une greffe, ce qui me permettrait d’élargir l’éventail des aliments que je pourrais consommer. Pour l’instant, je m’accommode de mon régime. Je prends plaisir à manger les aliments qui me sont actuellement permis. C’est merveilleux aussi de manger sans avoir la nausée ou un goût métallique dans la bouche. Depuis que je suis en dialyse, j’ai découvert des aliments que je n’aimais pas auparavant et que j’ai maintenant appris à aimer. C’est le cas notamment du fromage à la crème. Il est faible en sodium et assez faible en potassium. J’aime en manger de temps en temps. On dirait que mes papilles gustatives ont changé pour le mieux.

J’aime aussi me servir des livres de recettes « Spice It Up ». Ma recette favorite? Les biscuits au miel et au gingembre. Un délice! Ils sont parfaits pour les personnes ayant de problèmes rénaux, car ils contiennent peu de potassium et de phosphore. Je suis allée récemment chez Vincenzo’s, une épicerie située à Waterloo. June Martin m’avait suggéré de d’acheter une huile d’olive au chili qui est faible en sodium. Je m’en sers comme trempette avec du pain blanc. J’ai même trouvé dans cette épicerie une sauce sans sel ajouté pour les pâtes. Cela me permet de déguster un spaghetti – l’un de mes mets favoris – de temps à autre.

D’après mon expérience, un régime pour insuffisants rénaux ne signifie pas qu’on doit totalement renoncer à certains aliments. Il peut y exister des versions à faible teneur en sodium de ces produits. Dans le passé, je détestais faire mon épicerie. Maintenant, je trouve cela amusant; j’aime chercher des produits alimentaires qui sont meilleurs pour ma santé!

Les conseils des diététistes m’aident beaucoup. Si vous êtes à court d’idées ou que vous avez besoin de renseignements, ce sont des personnes sur qui on peut vraiment compter. Au cours des deux dernières années, j’ai appris à vivre avec mon insuffisance rénale et je me suis habituée à mon régime. Et ce régime ne m’a pas enlevé le plaisir de cuisiner! J’espère que je vais donner à d’autres personnes atteintes d’insuffisance rénale l’envie d’envisager leur régime d’une autre manière et d’explorer des façons différentes de cuisiner.
 
Lori Kraemer

Et les additifs de potassium?
05/07/2012

Le mois dernier dans mon blogue, je vous ai parlé des données qui s’accumulent au sujet de l’impact potentiel des additifs de phosphate sur la santé publique, données qui préoccupent les professionnels de la santé à l’œuvre dans le domaine de la néphrologie. J’ai mentionné les risques que courent les patients atteints d’insuffisance rénale et les risques potentiels pour tous les Canadiens.

Qu’en est-il des additifs de potassium?

On s’inquiète des gens qui ne peuvent éliminer le potassium de leur organisme, ce qui est le cas de certains – et non de l’ensemble – des patients ayant des problèmes rénaux. D’ordinaire le corps exerce un contrôle très strict sur le potassium; les niveaux trop élevés ou trop faibles peuvent mettre la vie en danger. De nombreux médicaments (comme certains diurétiques ou certains médicaments prescrits pour la tension artérielle) peuvent affecter les niveaux de potassium. La plupart des gens qui reçoivent les traitements habituels d’hémodialyse (trois fois par semaine) doivent limiter leur apport de potassium, mais il peut être nécessaire pour certains patients d’accroître le potassium dans leur alimentation et même de prendre des suppléments.

Pour les personnes qui doivent limiter leur potassium, les additifs posent un réel problème – surtout le chlorure de potassium. Bien des entreprises utilisent le chlorure de potassium au lieu du chlorure de sodium dans leurs produits à teneur réduite en sodium. Ceux-ci peuvent contenir d’énormes quantités de potassium. Les lois en matière d’alimentation au Canada exigent que, si une entreprise utilise du chlorure de potassium ou KCl au lieu de sodium, alors la teneur totale en potassium doit être indiquée dans le tableau de la valeur nutritive. Cela peut vous mettre sur la piste et vous inciter à aller voir la liste des ingrédients.

Prenons, par exemple, un cocktail aux légumes à faible teneur en sodium, qui contient du chlorure de potassium au lieu du chlorure de sodium; un seul verre de 163 mL peut représenter 700 mg de potassium! C’est comme manger deux petites bananes. Un verre de cocktail aux légumes ordinaire, lui, en contient la moitié moins et est quand même considéré comme un aliment à haute teneur en potassium.

Autre catégorie d’aliments qui contient beaucoup de chlorure de potassium : les succédanés du sel sous la forme d’une poudre blanche. Ces produits comportent généralement une mise en garde à l’intention des personnes ayant des problèmes rénaux ou cardiaques, mais elle est imprimée en très petits caractères et la plupart des gens ne la voient pas. Je me souviens d’avoir été il y a plusieurs années à une maison de retraite où deux de mes patients avaient des taux de potassium élevés. Je me demandais quelle en était la cause jusqu’à ce que je remarque, à mon arrivée, une bouteille de succédané du sel sur chaque table dans la salle à manger!

En résumé : Si vous devez limiter votre apport en potassium, lisez les étiquettes, faites attention aux produits en faible teneur en sel et n’utilisez pas de succédanés du sel en poudre blanche.

 

Les additifs de phosphate pourraient devenir un problème de santé publique
31/05/2012

La semaine dernière j’ai assisté à une conférence à Washington, DC, où ma collègue diététiste, Melissa Atcheson, et moi avons présenté une affiche à propos du site Web Cuisine et santé rénale (www.cuisineetsantérénale.ca). C’était une excellente occasion de présenter ce nouveau site épatant de La Fondation canadienne du rein à nos collègues américains. J’étais très heureuse d’apprendre que bon nombre de personnes avaient déjà entendu parler du site (souvent la nouvelle provenait de leurs patients) !

Je tiens à profiter de cette occasion afin de remercier la très talentueuse graphiste, Robin Parsons, qui a transformé notre affiche en une œuvre d’art ! Effectuant son travail dans ses temps libres, elle a conçu une affiche haute en couleur pour nous ! Merci Robin ! Voyez l’affiche que nous avons présentée :
 


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(ce document est disponible en anglais seulement) 


La participation à une conférence nous permet de nous tenir à jour sur les sujets d’actualité dans le domaine de la néphrologie et de la nutrition et, bien entendu, les additifs de phosphate étaient au cœur de plusieurs présentations. J’ai abordé ce sujet plusieurs fois par le passé, alors j’ai été très encouragée lors de la conférence de constater une volonté de redéfinir cette préoccupation en tant que problème de santé publique. Nous sommes conscients depuis un bout de temps que les personnes ayant une insuffisance rénale doivent éviter les phosphates, mais de récentes études ont révélé que les phosphates pourraient comporter des dangers pour l’ensemble de la population.

Un fait que j’ai trouvé très intéressant (qui, j’en suis certaine, s’applique également au réseau d’approvisionnement alimentaire canadien) est que les présentateurs ont découvert que les produits qui étaient acceptables l’an dernier contenaient aujourd’hui des additifs de phosphate. Un présentateur a souligné que la moitié de tous les produits de porc en vente aux É.-U. contenait des additifs de phosphate. Cette réalité a réaffirmé pour moi combien il est important de lire les étiquettes.

Au cours des deux dernières années, nos stagiaires diététistes ont mené un sondage dans les épiceries de la localité afin de déterminer à quel point les additifs de phosphate sont courants au Canada. Elles ont visité les grandes épiceries et ont évalué plus de mille produits ! L’automne dernier, elles ont présenté leur propre affiche des résultats qu’elles avaient obtenus. Ces résultats sont très intéressants alors je vous présente leur affiche également ! Jetez un coup d’œil sur ce qu’ont constaté Jenna Cafferty et Cherie Wan dans trois épiceries d’envergure nationale dans le sud de l’Ontario. Comparez vos épiceries à ces résultats !


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(ce document est disponible en anglais seulement)

Le printemps est arrivé!
03/05/2012

Après un hiver qui n’en avait pas vraiment l’air (du moins en Ontario), c’est merveilleux de voir arriver le printemps. Et la saison semble être fertile en nouveautés du côté bouffe pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale.

  • Le site Web Cuisine et santé rénale (www.cuisineetsanterenale.ca) comprend de nouvelles recettes, des plans de repas, des listes d’épicerie et tout plein de renseignements utiles pour les personnes ayant des problèmes rénaux. En fait, ces patients et leurs familles figurent souvent parmi les sources de conseils les plus souvent négligées quand on traite de diètes pouvant leur convenir. Si vous avez une recette ou un truc qui vous aide à gérer votre alimentation, pourquoi ne pas l’envoyer à Cuisine et santé rénale? Notre équipe l’analysera et, s’il y a lieu, l’affichera sur le site pour que tout le monde puisse en profiter!
  • Il y a un nouveau livre de recettes et un nouveau site Web Osez les saveurs! au  www.osezlessaveurs.ca. Vous y trouverez six autres recettes bonnes pour vos reins!
  • Kara’s Kitchen – Kara Dawson est une diététiste et une chef de Toronto qui contribue régulièrement à Cuisine et santé rénale et qui offre des cours de cuisine aux personnes atteintes d’insuffisance rénale. Allez jeter un coup d’œil sur son site : www.karaskitchen.ca. Vous y trouverez des informations sur ses cours et de succulentes recettes que vos reins adoreront. Les personnes qui suivent ses cours raffolent de cette expérience parce qu’elles peuvent mettre la main à la pâte et déguster sur place. Il y a peut-être des cours ou des séminaires de cuisine du même genre dans votre coin. J’aimerais beaucoup en entendre parler et passer le mot! Et si jamais vous avez envie de lancer un programme comme celui de Kara, les ressources mentionnées ici sont l’endroit par excellence où trouver des recettes!

Avec le retour des beaux jours, il est temps de penser à aller dehors et à s’activer. Tout comme une saine alimentation, un programme d’activité physique est important pour vous garder en santé. Si vous n’êtes pas convaincu, prenez le temps d’aller voir cette petite vidéo bien documentée et très inspirante :



Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand le mercure se met à grimper, je n’ai plus tellement envie de soupes et de ragoûts. Ce qui me tente, c’est de sortir le barbecue et de manger des légumes frais. Voici, pour le poulet, une succulente marinade qui se prépare en un tournemain. Je laisse habituellement mariner les poitrines ou les cuisses de poulet pendant une heure ou deux, mais même si vous n’avez qu’une demi-heure, le poulet sera savoureux. Voilà un souper facile à préparer après le travail. D’ordinaire, je le sers avec une salade et du riz.

Marinade Dijon
2 c. à soupe de jus de citron
2 c. à soupe d’huile de canola
1 c. à soupe de moutarde de Dijon
1/2 c. à thé de poivre moulu
1 lb de poulet (poitrines ou cuisses)

Mélanger tous les ingrédients. Faire mariner le poulet pendant au moins 30 minutes. Griller sur un feu moyen pendant environ 20 minutes (en prenant soin de tourner une fois) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une trace de rose. Bon appétit!

Lisez les étiquettes!
08/03/2012

Depuis que je suis diététiste, je me sens un peu comme une détective. De temps à autre, j’ai devant moi une personne dont l’analyse sanguine n’a aucun sens. Si on lui demande de se rappeler ce qu’elle a mangé ou si on regarde les aliments qu’elle a notés dans son carnet de bord, on ne voit aucune source importante de potassium ou de phosphore. Totalement impossible pour le patient et moi de cerner la source du problème. La raison : ce n’est pas la personne qui a modifié sa diète, mais les aliments eux-mêmes qui ont changé. J’ai quelques exemples bien précis en tête…

Récemment, l’une de nos chaînes d’alimentation a changé de fournisseur pour la viande et commencé à vendre de nouveaux produits avec des additifs de phosphate. Bien des gens qui allaient y faire leurs emplettes depuis des années n’avaient pas noté le changement et tous ont commencé à voir leurs taux sériques de phosphore grimper. Leurs poitrines de poulet étaient soudain devenues très riches en phosphore (et en sodium)!

Les aliments faibles en sodium peuvent parfois être une source insoupçonnée de potassium. Il peut sembler tout à fait logique de remplacer une soupe ordinaire par sa version à sel réduit, mais pour les personnes qui doivent faire attention au potassium, cela peut être dangereux. Les fabricants de produits alimentaires remplacent souvent le chlorure de sodium par du chlorure de potassium parce que ce dernier a un goût salé. Et voilà ce qui peut faire grimper les taux de potassium! La loi canadienne exige que, si le chlorure de potassium est utilisé pour réduire le sel, alors le tableau de la valeur nutritive doit inclure la quantité de potassium. Cela peut être un excellent indice d’un ajout de chlorure de potassium. En cas de doute, toutefois, vous devriez vérifier si le chlorure de potassium figure dans la liste des ingrédients.

Et parfois quelque chose d’aussi innocent qu’un bol de gruau peut être une source cachée de sel. Le simple fait de choisir des sachets de gruau instantané au lieu du gruau ordinaire peut ajouter 170 mg de sodium à votre petit déjeuner!

Alors le message est simple : lisez les étiquettes! Comparez le riz ou les pâtes ordinaires à 0 mg de sel par portion avec certains des riz d’accompagnement et des pâtes alimentaires spéciales qui peuvent ajouter jusqu’à 700 mg par portion. Voici un plat de pâtes, qui se prépare en un tournemain et qui contient très peu de sel.


Spaghetti aux crevettes

1/2 lb de spaghetti ou de spaghettini
1/3 tasse d’huile d’olive extra-vierge
1/3 tasse de vin blanc sec
2 gousses d’ail, écrasées
1/4 c. à thé de piment chili rouge broyé
1 poivron rouge, en dés
1 lb de crevettes crues
1/3 tasse de miettes de pain frais rôti
Poivre fraîchement moulu
Persil frais haché (facultatif)

Faire cuire les pâtes selon les directives sur l’emballage. Dans une grande poêle, faire chauffer l’huile à feu moyen-doux et ajouter l’ail et le piment chili. Faire cuire 1 minute en prenant soin de brasser. Ajouter le poivron et faire cuire 5 autres minutes (ne pas brunir). Ajouter les crevettes et faire cuire 1 minute de plus. Ajouter le vin et faire cuire à feu moyen. Laisser mijoter jusqu’à ce que les crevettes deviennent opaques et commencent à vriller. Si le spaghetti n’est pas prêt, garder la sauce au chaud sur un feu doux. Égoutter les pâtes et les déposer dans un grand plat. Verser la sauce sur les pâtes, ajouter les miettes de pain et brasser de manière à ce que les pâtes soient enrobées. Servir avec du poivre noir fraîchement moulu et du persil. Donne 4 portions.

Le régime à suivre en cas de problèmes rénaux : tout un défi à relever!
31/01/2012

À quel point est-ce difficile de s’alimenter comme il se doit quand on est atteint d’insuffisance rénale? Au fil des ans, j’ai rencontré bien d’autres professionnels de la santé, des étudiants et des aidants naturels qui m’ont parfois surprise par leur réaction lorsqu’ils apprennent les contraintes alimentaires auxquelles font face les insuffisants rénaux. La plupart se disent très contents de ne pas avoir à s’astreindre à un tel régime ou soulignent qu’il doit effectivement être difficile à suivre. De temps à autre, quelqu’un me dit : « Je pourrais suivre ce régime – ce n’est pas si compliqué que ça! » Je n’en reviens pas, mais j’essaie de ne pas le montrer. En fait, j’invite ce genre de personnes à en faire l’essai. Je n’ai jamais su si on avait donné suite à ma suggestion.

Par ailleurs, j’ai appris récemment qu’une équipe au St. Michael’s Hospital de Toronto est passée de la parole aux actes en suivant ce régime, en prenant des Tums® avec leurs repas et en notant leurs réflexions sur leur expérience dans un blogue. Je crois qu’il s’agit d’une excellente idée – j’aurais aimé y penser moi-même – et c’est pourquoi je voulais vous en parler. Cela devrait être une lecture obligatoire (et peut-être une activité obligatoire) pour tous les professionnels de la santé en néphrologie. Vous trouverez le blogue en question au walkthetalkchallenge.blogspot.com. Bonne lecture!

L’un des commentaires qu’a fait Alison Thomas après seulement quelques jours dudit régime mérite qu’on s’y arrête : son expérience l’a amenée à penser que l’hémodialyse nocturne à domicile devenait une option de plus en plus intéressante parce qu’elle n’est assortie D’AUCUNE contrainte alimentaire.

Je dois dire que je suis d’accord. Avec une hémodialyse plus fréquente et soutenue, il y a en général très peu de restrictions alimentaires. S’il est important de continuer à s’alimenter adéquatement (il y a toujours des pertes dans le dialysat), l’hémodialyse nocturne est vraiment un plus à cet égard. Mais il n’en demeure pas moins que les défis auxquels sont confrontés les insuffisants rénaux évoluent sans cesse; il n’est pas rare de voir des patients qui ont dû suivre trois ou quatre régimes différents depuis qu’ils sont aux prises avec l’insuffisance rénale. Il s’agit là en soi d’un énorme défi.

Voici un plat d’accompagnement, idéal pour les personnes ayant des problèmes rénaux. Je l’ai trouvé délicieux et j’espère qu’il vous plaira aussi. Le chou est un légume qui a l’avantage d’être faible en potassium et riche en fibres. Un régal avec du saumon!

Quartiers de chou rôtis
1 chou vert (coupé en quartiers de 1 po)
2 c. à thé de sucre
¼ c. à thé de poivre fraîchement moulu (ou selon le goût)
1 c. à soupe de vinaigre balsamique
2 c. à soupe d’huile d’olive

Préchauffez le four et la plaque à pâtisserie à 450 °F. Combinez le poivre et le sucre dans un petit bol. Coupez le chou en quatre en conservant le cœur, puis coupez chaque partie en quartiers de 1 po tout en essayant de garder le cœur intact afin d’empêcher les quartiers de se défaire. Vous obtiendrez ainsi environ 16 quartiers. Badigeonnez les quartiers avec de l’huile, saupoudrez-les avec le sucre et le poivre. Placez les quartiers sur une plaque à pâtisserie chaude et faites-les rôtir jusqu’à ce que le chou soit tendre et légèrement doré sur les extrémités, soit environ 25 minutes. Versez sur le chou un filet d’huile balsamique.

Joyeuses Fêtes !
16/12/2011

La bonne bouffe constitue une facette importante de toute célébration. En préparant ce blogue pour Noël, je me suis mis à me demande pourquoi il en est ainsi. Pour moi, la veille de Noël, c’est l’odeur des tourtières (et mon frère qui se plaint parce qu’il n’a pas envie d’en manger) et le jour de Noël ne serait tout simplement pas Noël sans la présence d’une dinde farcie sur la table. Et peu importe la fête que vous célébrez, la nourriture y occupe une place de choix. Cuisiner et manger ensemble font partie des  rituels de célébration de presque toutes les cultures.

Malheureusement, pour les personnes qui sont aux prises avec des problèmes rénaux, la période des Fêtes peut être éprouvante. Réussir à trouver le juste équilibre entre le maintien des traditions familiales et religieuses et le respect des consignes quant au sodium, au potassium, au phosphore, aux protéines et aux liquides requiert de la planification et du doigté.

Prenons le potassium par exemple. C’est si facile de dépasser la limite au cours de la période des Fêtes. Même s’il s’agit d’aliments faibles en potassium, il suffit d’en consommer trop pour faire basculer l’équilibre visé! Et que dire de la portion supplémentaire de purée de pommes de terre ou même du petit morceau de gratin dauphinois! Pour en savoir plus sur le potassium, consultez le feuillet d’information intitulé « Le potassium et l’insuffisance rénale chronique ».

Voici quelques aliments auxquels il faut faire attention durant la période des Fêtes :

  • Le lait de poule – riche en potassium et en phosphore. Prenez plutôt du cidre ou du vin chaud.
  • Les pommes de terre – même si vous les faites bouillir deux fois. Les pommes de terre font partie intégrante d’un repas des Fêtes, mais il faut surveiller les portions. Et pourquoi ne pas les remplacer par un délicieux risotto aux canneberges? Visitez le site www.cuisineetsantérénale.ca pour la recette.
  • Les noix – souvent trop salées et toujours riches en potassium et en phosphore. Qui arrive à n’en manger qu’une seule? Optez plutôt pour du maïs soufflé ou des bretzels non salés.
  • La dinde! Évitez les dindes « imprégnées » ou « congelées, assaisonnées »; elles sont pleines de sel et de phosphate. Choisissez plutôt une dinde fraîche ou congelée sans aucun ajout. Puis gardez les os pour faire un délicieux bouillon!
  • Les oranges – très riches en potassium. Demandez au Père Noël de déposer plutôt une clémentine ou une mandarine dans votre bas.
  • Le chocolat – riche en potassium et en phosphore. Optez plutôt pour des biscuits au sucre, des biscuits sablés, du sorbet, une pointe de tarte aux pommes, une tartelette au citron ou une tranche de quatre-quarts.
  • Les buffets – La tentation est grande de trop manger. Ne remplissez votre assiette qu’une fois!

L’un de mes aliments préférés pour le temps des Fêtes, ce sont les canneberges! Très faibles en potassium, ces fruits d’un beau rouge vif sont jolis comme tout et très polyvalents! Si vous n’aimez pas les canneberges, essayez un autre fruit à faible teneur en potassium – les framboises.

Une sauce aux canneberges traditionnelle accompagne à merveille une dinde, mais il y a plein d’autres choses à faire avec ces fruits :

  • Ajoutez des canneberges hachées à une farce au pain pour le poulet, la dinde, le canard ou le porc.
  • Ajoutez couleur et saveur à une salade de chou ou du riz avec quelques canneberges hachées.
  • Ajoutez des canneberges à des tartes ou à des croustillants aux pommes et à la poire.
  • Servez un reste de sauce aux canneberges avec des crêpes ou incorporez-le dans du Cool Whip et servez-vous-en comme garniture sur des gaufres ou des crêpes maison.
  • Passez des canneberges cuites dans un tamis et sucrez légèrement; servez sous une poitrine de de poulet ou une côtelette de porc grillée.
  • Ajoutez des canneberges à des muffins, à des biscuits et à des gâteaux.
  • Mélangez du jus de canneberges à du vin blanc ou à de l’eau pétillante et ajoutez quelques canneberges entières pour agrémenter le tout.

Ou bien essayez ces succulentes barres aux canneberges de style sablé!

Barres aux canneberges de style sablé
1 tasse de beurre, à la température de la pièce
3/4 tasse de sucre glace tamisé
1 c. à thé d’extrait de vanille
2 tasses de farine tout usage tamisée
1/2 tasse de canneberges séchées finement hachées

Faites chauffer le four à 325 F en prenant soin de mettre la grille au milieu. Combinez le beurre, le sucre glace, la vanille et la farine dans un grand bol. Fouettez avec une cuillère de bois jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène, qui ne doit cependant pas être trop crémeux. Incorporez les canneberges séchées. Abaissez la pâte uniformément dans un moule carré de 8 ou 9 po. Faites cuire jusqu’à ce que la pâte commence à dorer (environ 20 minutes). Déposez le moule sur une grille et laissez tiédir jusqu’à ce que vous puissiez toucher la pâte du doigt (environ 20 minutes). Passez le couteau autour du moule, retirez le sablé et transférez-le, à l’endroit, sur une planche à découper. Utilisez un couteau d’office bien affûté pour le découper en barres.

Variante : Remplacez la vanille par du zeste d’orange et vous obtiendrez des barres aux canneberges et à l’orange!

Le lancement de Cuisine et santé rénale
14/12/2011

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister au lancement du nouveau site sur la nutrition www.cusineetsantérénale.ca au Divino Wine Studio à Ottawa. J’y ai rencontré des gens très intéressants et dégusté des mets délicieux et conçus pour les personnes avec des problèmes rénaux. Les fettucine et ragoût au porc étaient succulents et j’ai préparé la sauce pour ma famille qui l’a bien aimée aussi (je n’ai pas poussé l’audace jusqu’à fabriquer mes propres pâtes!). J’ai hâte de voir les autres recettes sur le site.

J’ai été associée à ce projet dès le début, ce qui explique sans doute pourquoi j’avais autant hâte de participer au lancement. Je dois avouer qu’au départ, à l’étape de la simple planification, j’avais de la difficulté à m’imaginer comment tout cela allait se goupiller. Des chefs et des diététistes de tous les coins du pays ont donné de leur temps et des recettes et ainsi fait profiter le site de leurs connaissances. Et je dois dire que le résultat final dépasse toutes mes attentes! En tant que diététiste en néphrologie, je me vois souvent demander par mes patients des plans de repas et des recettes. Je peux donc facilement comprendre comment ce nouveau site Web sera un outil formidable pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale et pour leurs proches. Je suis convaincue que mes plans de repas, malgré toutes mes bonnes intentions, ne correspondaient pas toujours à ce que mes patients avaient envie de manger! Cette nouvelle ressource va permettre une approche beaucoup plus individualisée.

Il est important de vous fixer des objectifs quant à la nutrition. Cela peut vous aider à rester motivé et à savoir où concentrer vos efforts.

L’un des secrets pour quiconque veut rester fidèle à ses objectifs en matière de nutrition, c’est la planification. Vous risquez moins de tomber dans le panneau de la commodité des plats-minute si vous avez planifié vos repas pour la semaine et que vous avez tous les ingrédients à portée de la main. J’adore le fait que ce site Web peut générer une liste d’épicerie. Cela permet de gagner beaucoup de temps!

Le journal alimentaire est aussi un excellent outil pour vous aider à rester sur la bonne voie. De nombreuses études sur les objectifs visés en matière de nutrition démontrent que les gens réussissent mieux lorsqu’ils mettent par écrit ce qu’ils mangent. Pourquoi? Parce qu’en notant les aliments et les liquides qu’ils consomment, ils sont bien plus conscients de ce qu’ils mangent et boivent et ils ont vraiment moins tendance à avaler n’importe quoi sans réfléchir.

J’espère que vous prendrez plaisir à explorer ce nouveau site et surtout qu’il vous sera utile pour atteindre vos objectifs!

Une nouvelle ressource pour vous qui cherchez des recettes santé pour les reins!
28/11/2011

Je suis ravie de vous écrire au sujet du lancement d’un nouveau site Web consacré à l’alimentation et conçu expressément pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale! Cuisine et santé rénale est une ressource en ligne sur la nutrition qui vise à remettre à l’honneur le plaisir de cuisiner et de manger – même si on a un régime à suivre en raison de problèmes rénaux. Les recettes et les autres éléments du site ont été passés en revue par une équipe de diététistes de tous les coins du pays.

Ce site vous permettra :

  • de trouver des recettes santé pour les reins;
  • d’en apprendre davantage sur l’alimentation et les reins;
  • d’utiliser des outils de planification de repas;
  • de consulter une diététiste et de jeter un coup d’œil à une foire aux questions sur l’alimentation et les reins;
  • de soumettre vos recettes préférées;
  • de partager vos expériences avec d’autres personnes atteintes d’insuffisance rénale.


Consultez notre nouveau site Web au www.cuisineetsanterenale.ca et faites-nous part de vos impressions!


Très bientôt à l’affiche…
25/11/2011

Le lundi 28 novembre, un nouveau site fort intéressant fera son apparition et il est expressément conçu pour faire redécouvrir le plaisir de manger et de cuisiner aux personnes atteintes d’insuffisance rénale! Ce sera une ressource extraordinaire pour trouver des recettes et planifier des repas en plus d’être une importante mine de renseignements sur l’alimentation et les reins. Bénéficiant de la collaboration de diététistes et de chefs de tous les coins du pays, le nouveau site Cuisine et santé rénale est un outil interactif qui plaira sûrement aux personnes atteintes d’insuffisance rénale!

J’ai très hâte de connaître vos réactions. Alors dès le lundi 28 novembre, je vous invite à aller jeter un coup d’œil au www.cuisineetsanterenale.ca.

 

Le phosphore dans la progression de l’insuffisance rénale
09/11/2011

Si vous avez lu plusieurs de mes blogues ou que vous m’avez déjà entendu quelque part, alors vous savez probablement que les additifs de phosphate sont, à mon avis, une source de grave préoccupation pour les personnes aux prises avec l’insuffisance rénale chronique, peu importe le stade de leur maladie. Il a été établi depuis Iongtemps que des taux élevés de phosphore indiquent des problèmes osseux et minéraux chez les patients atteints d’IRC, mais il y a plus encore.

Une étude publiée dans le Journal of the American Society of Nephrology (JASN) (http://www.asn-online.org/press/files/phosphate.pdf) révèle que les patients présentant des taux élevés de phosphate atteignent le stade de l’insuffisance rénale terminale plus rapidement que ceux chez qui les taux de phosphate sont bas. L’étude montre également que des taux élevés de phosphate nuisent à l’effet des médicaments contre l’insuffisance rénale. Ce n’est là que l’une des études récentes à l’appui de la thèse selon laquelle le phosphate joue un rôle dans la progression de l’IRC et qu’il est bien plus qu’une complication de la maladie.

Le phosphore dans notre alimentation est un sujet qui sème la confusion. Le phosphore dans la viande et les produits laitiers est bien plus facile à digérer que le phosphore dans les protéines végétales ; en règle générale, toutefois, de 40 à 60 % du phosphore naturel est absorbé. On estime par ailleurs que les phosphates provenant d’additifs alimentaires sont absorbés dans une proportion de plus de 90 % et, selon certaines études, un régime alimentaire moyen comprend jusqu’à 1000 mg/jour.

Qu’est-ce que cela signifie pour les personnes atteintes d’IRC ou qui présentent des risques de l’être? Selon moi, cela veut dire que, même si les taux de phosphate dans le sang sont normaux, il est fortement conseillé d’éviter les aliments contenant des additifs de phosphate. Le phosphate dans ces aliments est extrêmement bien absorbé et il se trouve généralement dans des produits transformés, à haute teneur en sel et de faible valeur nutritive. Contrairement au sodium, le phosphore n’est pas indiqué dans le tableau de la valeur alimentaire ; il est donc très difficile de savoir exactement combien tel ou tel aliment en contient. Et, comme il s’agit d’additifs alimentaires, les phosphates peuvent être indiqués n’importe où dans la liste des ingrédients (pas nécessairement selon leur quantité).

Les additifs de phosphate dans les aliments sont utilisés pour bien des raisons : agent de levage, agent de conservation ou renforçateur d’arôme, par exemple. La poudre à pâte est une source de phosphate que vous avez peut-être dans votre garde-manger.

Malheureusement, il n’existe pas une liste toute faite d’aliments contenant des additifs de phosphate ; il vous faut donc lire les étiquettes.

En lisant les étiquettes, repérez les variations du mot « phosphate » (qui contiennent tous le groupe de lettres PHOS), comme :

  • acide PHOSphorique
  • PHOSphate de sodium
  • PHOSphate monocalcique
  • polyPHOSphate
  • pyroPHOSphate
  • héxamétaPHOSphate de sodium


Ordinairement, des phosphates sont ajoutés aux produits alimentaires suivants :

  • fromages fondus, fromages tartinables, fromage en tranches
  • colas
  • viandes, poulet et poissons et fruits de mer « assaisonnés », incluant la plupart des viandes transformées et la charcuterie – lisez les étiquettes soigneusement, car ces viandes peuvent être placées dans le comptoir des viandes fraîches à votre épicerie
  • viandes, poisson et poitrines de poulet congelés
  • produits de boulangerie : biscuits, muffins et petits gâteaux, par exemple
  • colorants à café


Lorsque vous cuisinez, vous pouvez aisément remplacer la poudre à pâte par du bicarbonate de soude et de la crème de tartre afin de réduire la teneur en phosphore dans ce que vous préparez :

Remplacez 1 c. à thé de poudre à pâte par 1/4 c. à thé de bicarbonate de soude + 1/2 c. à thé de crème de tartre



La Collaboration
14/10/2011

La collaboration dans le domaine des soins de santé est une chose merveilleuse! Le printemps dernier, l’une de mes collègues, Diana Endicott, est allée à un congrès en néphrologie et en est revenue avec des ressources fort intéressantes. La participation à un congrès est toujours une excellente façon non seulement de se tenir au courant des dernières recherches et des directives les plus récentes en matière de pratiques, mais aussi de savoir ce qui se fait dans d’autres régions. Il y a parfois des séances pratiques uniques en leur genre qui nous inspirent! Diana a assisté à une séance animée par un chef, qui est atteint d’IRC, et elle a eu la chance de goûter à quelques-unes des recettes végétariennes de ce chef. Comme elle les trouvait à la fois délicieuses et faciles à préparer, elle me les a rapportées pour que je les publie dans ce blogue. J’ai communiqué avec le chef Duane Sunwold (www.dinnerwithduane.com) et c’est avec plaisir qu’il m’a donné la permission de vous les offrir.

Un gros merci à Diana et à Duane!

Des questions au sujet du végétarisme et de l’insuffisance rénale me sont souvent posées et il est rarement facile de donner une réponse simple. Opter pour le végétarisme lorsqu’on est atteint d’insuffisance rénale requiert une planification soignée. Si vous devez limiter votre potassium ou augmenter vos niveaux de protéines et que vous voulez adopter une alimentation végétarienne, il est préférable de consulter un diététiste qui adaptera ce genre de régime à vos besoins particuliers. Mais même si vous n’êtes pas végétarien, ces recettes sont une belle façon de profiter des légumes frais de la saison.

Voici ce que Diana m’a dit au sujet de ces recettes :

« J’ai essayé les trois recettes et je les ai toutes aimées, particulièrement les soupes. »
« Le fait de rôtir les légumes donne un saveur tout à fait unique au bouillon. »
« La soupe à l’oignon à la française est l’une de mes préférées et cette recette ne m’a pas déçue. L’utilisation d’oignons rouges ajoute à mon avis un goût sucré et je jure que je pouvais goûter le cognac! »
« Au fond, la pizza à l’ail et l’oignon rôtis reprend la même thématique de saveurs. C’est un mets qui accompagne à merveille la soupe. »
« J’espère que vos lecteurs aimeront ces recettes! »

Bon appétit! Cliquez ici pour télécharger les recettes (pdf)

Qu’en est-il des calculs rénaux?
08/09/2011

Je reçois une foule de questions de personnes ayant dû composer avec une expérience pénible et déplaisante de calculs rénaux. Ce problème est extrêmement courant au Canada, où près de 10 % de tous les Canadiens sont aux prises avec un calcul rénal à un moment ou l’autre de leur vie. Pour plus de renseignements généraux sur les calculs rénaux, consultez l’information sur ce site Web. Le régime alimentaire joue un rôle très important à prévenir la formation de calculs rénaux récurrents à la suite de leur première apparition. 

Alors, comment le régime alimentaire cadre-t-il dans tout cela? Un grand nombre des recommandations sont celles d’un régime d’alimentation saine (faible en sodium, portion modérée de protéines et consommation d’eau, d’eau et encore d’eau) mais certaines recommandations vous surprendront.

J’ai décidé de demander à ma collègue et amie, Melissa Atcheson, de m’aider à répondre à cette question. Melissa est la diététiste qui gère toutes les consultations nutritionnelles pour les calculs rénaux dans nos installations. Je lui ai demandé de dessiner les grandes lignes du régime :

  • Boire de grandes quantités de liquides. Une consommation insuffisante de liquides constitue la cause la plus commune de calculs rénaux. Peu importe le type de calcul rénal, la mesure la plus importante à prendre (si votre médecin la soutient également) est de boire beaucoup d’eau et souvent. Essayez de boire entre 10 et 12 tasses (soit entre 2,5 et 3,0 litres) de liquide chaque jour, réparti tout au fil de la journée. De cette quantité, au moins la moitié doit se composer d’eau; le lait, les boissons sans calories et les limonades sont aussi d’autres choix judicieux. Évitez de boire du jus de pamplemousse et des colas foncés (contenant de l’acide phosphorique). Vous consommez suffisamment de liquide lorsque votre urine est claire ou jaune claire. Si elle est jaune foncée, vous ne buvez pas suffisamment de liquide. 
  • Consommez moins de sel et d’aliments salés. N’ajoutez pas de sel à votre cuisson ou à vos aliments. Limitez votre consommation d’aliments prêt-à-manger, repas minutes ou transformés. Évitez les aliments à forte teneur en sel, comme les viandes transformées, les collations salées, les légumes en conserve, les jus de légumes, les soupes en conserve ou les mélanges à soupe, la sauce soya, les sels d’assaisonnement, la choucroute, les olives, les aliments marinés et les condiments. Revenez plutôt aux rudiments de la cuisine et cuisinez avec des aliments frais en utilisant de l’ail, du citron, des herbes, des épices pour assaisonner le mets. Lisez les étiquettes et cherchez à consommer moins de 2 300 mg de sodium par jour.
  • Consommez une quantité adéquate de calcium par jour. Le calcul rénal se compose souvent de calcium, mais cela ne signifie pas que vous devez éviter les aliments riches en calcium. Suivez le Guide alimentaire canadien et consommez entre 2 et 3 portions de produits laitiers chaque jour. Si vous devez prendre un supplément de calcium, prenez-le avec vos repas.
  • Si vous avez eu un calcul rénal composé d’oxalate de calcium, limitez les aliments à forte teneur en oxalate de calcium  comme les épinards, la rhubarbe, la bette à cardes, les poireaux, les betteraves, les noix, le beurre d’arachide, le chocolat, les fraises et le thé (pas plus de 2 tasses par jour et ajoutez-y du lait pour diminuer l’oxalate). Évitez les suppléments de vitamine C.
  • Si vous avez eu un calcul rénal composé d’acide urique, évitez les régimes alimentaires amaigrissants ayant de grandes quantités de protéines et de faibles quantités de glucides, évitez les aliments à forte teneur en purine comme les abats, les anchois, le hareng, les sardines, les bouillons/sauces à base de viandes, l’alcool, et les aliments sucrés avec du fructose ou du glucose. Ne consommez pas trop de viande, de poisson, de poulet ou de porc.

Si vous avez déjà eu un calcul rénal, vous trouverez également utile :

  • De suivre un régime alimentaire qui n’est pas trop élevé en protéine animale. Assurez-vous que les portions de bœuf, de porc, de poulet et de poisson demeurent la taille d’un jeu de cartes. La majorité des gens n’ont pas besoin de plus de 2 telles portions par jour.
  • De boire de la limonade fait du jus de citrons frais (1/2 tasse de jus de citron mêlée à 8 tasses d’eau). Ainsi, vous pouvez réduire le citrate de l’urine et prévenir la formation de calculs.
  • De limiter votre consommation de sucrose ou de sucre.
  • D’éviter les suppléments de vitamine C et l’huile de foie de morue. Ne consommez pas plus que la dose recommandée de vitamine D. Ne prenez les suppléments de calcium que si vous n’êtes pas en mesure de consommer des quantités suffisantes de calcium ou si votre médecin vous le recommande.
  • De maintenir un bon poids-santé en faisant des choix d’alimentation sains et demeurant actif physiquement.
  • De hausser votre consommation de fruits et de légumes.

Ces recommandations de régime alimentaire visent à prévenir la récurrence de calculs rénaux, et non pas de traiter les calculs rénaux déjà formés. Elles doivent donc être suivies à long terme.

Vous trouverez ci-dessous une recette de salade de pâtes estivale à faible teneur en sodium qui plaira à tous les goûts.

Salade orzo citronnée (2 portions d'une tasse)
1 tasse de pâte orzo
1 poivron rouge, coupé en dés
1 oignon vert, coupé en dés
2 c. à table d’estragon, haché
2 c. à table de persil, haché
2 c. à table de jus de citron
1 c. à thé d’ail, haché finement
1 c. à table d’huile d’olive extra vierge
1/2 c. à thé de poivre noir

Faites cuire l’orzo dans de l’eau bouillante pendant 8 à 10 minutes. Égouttez et refroidissez sous l’eau froide courante. Ajoutez les autres ingrédients et servez comme plats d’accompagnement à votre viande ou poisson grillé préféré.


Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

 

 

Le sel, à la une des manchettes
15/08/2011
Récemment, les médias ont concentré leur attention sur une synthèse de recherche Cochrane suggérant qu’une diminution en consommation de sel n’est pas aussi formidable que l’on suggère – c’est-à-dire qu’elle n’offre aucun avantage cardiovasculaire.   Étant donné que les conseils en apport alimentaire touchant la restriction de sel forment la pierre angulaire de nombreuses lignes directrice en gestion de l’hypertension, ces rapports ont suscité un vif intérêt chez les diététistes à l’échelle du Canada, qui se sont penchés davantage sur cette étude.  Qu’en serait-il si, tout à coup, nous pouvions changer tous nos conseils?

En fait, la revue Cochrane ne démontre pas réellement que la réduction en sel n’offre aucun avantage, mais plutôt que les interventions alimentaires actuelles ne parviennent pas à réduire de façon importante la consommation en sel (et renforce la notion que les médias portent à faux la question dans leurs reportages sur les études).  Voici ce que les auteurs ont réellement dit :

Nos résultats vont de pair avec l’opinion que la réduction en consommation de sel avantage les personnes normotendues et hypertendues.  Toutefois, les méthodes visant à réduire la consommation de sel dans les essais compris dans notre revue, et d’autres revues systématiques, présentaient de modestes résultats sur l’élimination du sodium et les niveaux de tension artérielle; exigeaient généralement de grands efforts pour en favoriser l’adoption et on ne s’attendait pas à ce qu’elles offrent un impact majeur pour alléger le fardeau des maladies cardiovasculaires.

Ces conclusions ne sont aucunement surprenantes aux personnes qui prônent les bienfaits de la restriction en consommation de sodium.  Nous sommes conscients que la réduction de la consommation de sodium offre de nombreux défis, car il est présent dans l’ensemble de notre approvisionnement alimentaires – la majorité de la consommation en sodium des Canadiens provient des aliments transformés.  Et, pour couronner le tout, les Soupes Campbell Ltée ont fait la une des journaux lorsqu’elles ont annoncé qu’elles comptaient réintégrer le sel dans leurs soupes sur le marché américain (et non le marché canadien, heureusement)!  

Ainsi, où en sommes-nous avec tout cela?   Et bien, j’estime que nous devons réfléchir sérieusement à la façon dont nous donnons des conseils sur les régimes alimentaires.  Et que ces réflexions renforcent la notion que simplement dire aux gens de réduire leur consommation de sel ne suffit pas – nous devons réduire la quantité de sodium dans notre approvisionnement alimentaire afin d’avoir des effets à long terme au plan de l’apport alimentaire.  

Je suis certes persuadée que nous pouvons continuer de mettre l’accent sur une consommation accrue d’aliments frais et non transformés!


Référence :  http://www2.cochrane.org/reviews/en/ab009217.html


Bon été !
29/06/2011
L’été peut s’avérer une période difficile pour les personnes qui doivent suivre un régime alimentaire spécial à cause d’un problème rénal surtout s’il faut limiter l’apport de potassium. À mesure que les divers fruits et légumes frais font leur apparition dans votre jardin, dans les marchés de producteurs et dans les kiosques en bordure des routes, il est difficile de ne pas succomber à la tentation. Je me souviens très bien quand nous avons quitté – j’étais encore une enfant – le nord de l’Alberta pour le sud de l’Ontario. Je crois que nous nous sommes arrêtés à tous les kiosques de fruits et légumes le long du chemin! C’est drôle : mon père semblait ne pas nous entendre quand nous réclamions un arrêt pour de la crème glacée, mais il pouvait repérer un kiosque de pêches à un mille de distance.

Le secret pour gérer les niveaux de potassium au cours de l’été? Toujours, je dis bien toujours, faire attention aux portions. Si les cerises font partie des fruits « à déguster », il est important de garder à l’esprit que la portion est une demi-tasse et non un panier. Cela vaut pour la plupart des fruits et légumes. Alors, en cas de doute, tenez-vous-en à une demi-tasse. La plupart des personnes qui ont un problème rénal et qui doivent faire attention au potassium devraient se limiter à six portions (une demi-tasse) de fruits et légumes par jour. Si votre diététiste vous a fait d’autres calculs, alors suivez ses directives.

Les aliments qui sont les plus difficiles à calculer semblent être les fraises, les cerises, les pêches, le maïs et les tomates!  Un demi-épi de blé d’Inde correspond à un choix légume. Une bonne stratégie à suivre pour le potassium consiste à ne pas boire vos fruits. Une demi-tasse de jus contient généralement autant de potassium qu’une portion de fruit, mais ne comble pas autant la faim. Prenez l’équivalent d’une portion et rangez le reste. C’est plus facile de s’arrêter quand la nourriture n’est pas devant vous. Et surtout, prenez le temps de bien savourer ce que vous mangez!

J’aimerais vous parler d’un dessert merveilleux pour les jours de canicule. Toujours en quête de nouveautés, ma collègue et moi étions en train d’examiner le contenu du rayon des produits laitiers dans l’une des épiceries locales. Nous y avons trouvé une glace italienne au citron, Dorgel Gelato au citron, qui était non laitière, ne contenait aucun ajout de phosphate ou de potassium et qui correspondait à un choix glucide par portion d’une demi-tasse. Cela nous a semblé un excellent choix et nous en avons immédiatement acheté un contenant. Cette glace italienne au citron est incroyablement rafraîchissante et remplace avantageusement la crème glacée. Elle est délicieuse avec des framboises ou des bleuets.

Coupe de glace italienne au citron avec des framboises
½ tasse de Dorgel Lemon Gelato (ou un produit équivalent)
½ tasse de framboises fraîches

Garnissez la glace italienne de framboises fraîches et savourez!

 

La prudence avant tout
10/06/2011
En tant que diététiste, j’entends parler d’une foule incroyable de produits alimentaires et d’habitudes alimentaires dont je n’aurais jamais pu imaginer l’existence. Il y a quelque temps, je bavardais avec un monsieur qui faisait la queue tout comme moi à l’épicerie; il m’expliquait ce qu’il avait l’intention de préparer pour le souper ce soir-là – du bœuf haché mélangé à un œuf et assaisonné avec du sel et du poivre. Un point, c’est tout – aucune cuisson. La diététicienne en moi était horrifiée et, en dépit de ma politique de ne jamais donner de conseils en nutrition à l’épicerie, je lui ai fortement recommandé d’y penser à deux fois avant d’éliminer la cuisson. Je ne crois pas que je l’ai convaincu, mais je repense fréquemment à cet homme ces derniers jours en entendant les nouvelles au sujet de la flambée meurtrière provoquée par la bactérie E. coli qui frappe l’Europe actuellement. C’est d’ailleurs ce qui m’a incitée à consacrer ce blogue à la salubrité des aliments.

C’est facile de se dire que cela ne nous arrivera jamais, mais il n’en demeure pas moins qu’il est important de garder à l’esprit les grands principes à respecter quand on manipule des aliments à la maison si l’on veut justement se garder à l’abri des risques d’infection. Parmi les personnes les plus vulnérables figurent celles dont le système immunitaire est affecté (comme un grand nombre de personnes aux prises avec l’insuffisance rénale).

Santé Canada donne les conseils suivants afin de réduire les risques d’entrer en contact avec la bactérie E. coli  :
  • Faites cuire les aliments à une température sécuritaire de cuisson interne mesurée à l'aide d'un thermomètre numérique. (La température interne du bœuf haché doit avoir atteint au moins 160 oF / 71 oC.)
  • Évitez de manger une boulette de bœuf haché qui est encore rose au centre. Si l'on vous sert une boulette de bœuf haché qui n'est pas cuite suffisamment au restaurant, retournez le plat à la cuisine et demandez une cuisson supplémentaire. Exigez également à ce qu'on vous donne un autre pain et une assiette propre.
  • Évitez de propager les bactéries dangereuses dans votre cuisine. Gardez les viandes crues à l'écart des aliments prêts-à-manger. Lavez-vous les mains et nettoyez les comptoirs et les ustensiles avec de l'eau chaude savonneuse après tout contact avec de la viande crue. Ne déposez jamais des boulettes de viande cuites dans une assiette non lavée qui a servi à transporter les boulettes avant la cuisson. Lavez les thermomètres pour aliments entre les prises de température des boulettes.
  • Ne buvez que du jus, du cidre, du lait et des produits laitiers pasteurisés.
  • Buvez de l'eau provenant d'une source fiable (traitée ou bouillie).
  • Lavez-vous bien les mains avant de préparer ou de consommer des aliments.
  • Lavez les fruits et les légumes à fond sous une eau courante propre avant de les préparer et de les manger. Utilisez une brosse pour bien frotter les produits frais dont la peau est ferme ou rugueuse, comme les oranges, les cantaloups, les pommes de terre et les carottes. Même si vous n’avez pas l’intention de manger la pelure, des fruits comme les melons et les oranges devraient toujours être lavés avant d’être coupés afin d’aider à prévenir le transfert de bactéries à partir de la partie externe lorsque vous les épluchez ou les coupez.
  • Lavez-vous les mains après tout contact avec des animaux (à la maison, à la ferme, dans les zoos pour enfants et les foires).
  • Tenez les animaux loin des garde-manger et des surfaces de préparation des aliments.
  • Si vous croyez être infecté par la bactérie E. coli ou être atteint de toute maladie gastro-intestinale, ne préparez pas d'aliments pour d'autres personnes.
  • La règle d’or concernant les restes : en cas de doute, à la poubelle!
Vous trouverez au http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/ill-intox/index-fra.php de plus amples renseignements sur la salubrité des aliments et les maladies d’origine alimentaire.

Se préoccuper de la salubrité des aliments ne doit pas vous empêcher de prendre plaisir à manger. Et comme c’est la saison des barbecues, voici une recette que j’ai trouvée dans un livret accompagnant notre nouveau barbecue l’an dernier. Comme il s’agissait d’une recette sans sel, j’ai tout de suite voulu l’essayer. Ce plat a remporté un succès du tonnerre auprès de ma famille. J’espère que vous l’aimerez, vous aussi!

Poulet à la perse
1 gros oignon, coupé en morceaux
½ tasse de jus de citron frais
2 c. à soupe d’origan séché
2 c. à thé de paprika doux
2 c. à thé d’ail émincé
1 tasse d’huile d’olive
10 hauts de cuisse de poulet, désossés et sans peau

Dans le bol d’un robot culinaire ou d’un mélangeur, réduire en purée l’oignon, le jus de citron, l’origan, le paprika et l’ail. Ajouter l’huile petit à petit en laissant l’appareil en marche. Mettre le poulet dans un grand sac de plastique à glissière à pression et y verser la marinade. Expulser l’air du sac, puis le sceller comme il faut. Agiter le sac pour répartir la marinade, puis le mettre au réfrigérateur pendant 1 heure. Retirer le poulet de la marinade et jeter le reste de la marinade. Faire cuire directement sur le barbecue à feu moyen pendant environ 10 minutes en prenant soin de retourner le poulet une fois. Bien s’assurer qu’il n’y a plus de trace de rose à l’intérieur et que la température interne a atteint 165 oF (74 oC). À savourer avec du riz et une salade verte!

Recette adaptée provenant de Weber’s Way to Grill
Le régime DASH… est-ce pour vous?
05/05/2011
Le 17 mai est la Journée mondiale de l’hypertension axée cette année sur l’importance de connaître ses chiffres de tension artérielle. C’est un excellent conseil pour les personnes qui sont atteintes d’IRC ou qui risquent de l’être. Pour en savoir plus, consultez le www.worldhypertensionleague.org. Selon cet organisme, l’hypertension est le principal facteur de risque pour les problèmes de santé évitables que sont les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies et l’insuffisance rénale. Or, ce que vous mangez peut avoir un effet énorme sur la tension artérielle.

J’ai souvent rappelé dans mes blogues comment le fait de restreindre sa consommation de sel ou de sodium peut contribuer à abaisser la tension artérielle. D’autres mesures jouent également un rôle important : maintenir un poids-santé, être physiquement actif presque tous les jours et modérer sa consommation d’alcool, par exemple. Il existe en outre une approche nutritionnelle qu’il est intéressant de connaître quand il est question d’hypertension ; c’est le régime DASH (de l’anglais Dietary Approaches to Stop Hypertension). Il a été démontré, dans des études cliniques, que la combinaison d’un régime DASH avec une réduction de la consommation de sel a un grand effet sur la réduction de la tension artérielle.

Le régime DASH est tout simplement une approche qui privilégie les fruits et les légumes (habituellement de 8 à 11 portions), mais limite la viande, la volaille et le poisson. Il comprend des produits laitiers à faible teneur en matière grasse et prône une consommation de noix, de graines et de légumineuses plusieurs fois par semaine.

Mais le régime DASH ne convient pas à tout le monde. Qu’en est-il pour vous?

Il s’agit d’un régime à très haute teneur en potassium. Alors, si vous devez limiter l’apport en potassium, ce régime ne vous convient pas. Par contre, vous pouvez tout de même incorporer certains éléments du régime DASH en consommant autant de fruits et de légumes faibles en potassium qu’il vous est permis dans votre plan de repas (ordinairement pas plus de 6 petites portions par jour). Et si vous devez limiter l’apport en phosphore et en potassium, il vous faudra faire attention aux noix et aux graines et réduire votre consommation de lait (ordinairement ½ à 1 tasse par jour). Parlez-en à votre diététiste, qui vous indiquera quels volets de ce régime peuvent être intéressants pour vous.

Si vous cherchez à réduire votre risque quant à l’IRC ou tout simplement à avoir une alimentation saine, le régime DASH peut être un excellent outil. Pour de plus amples renseignements, consultez ce feuillet trouvé sur le site Web des diététistes du Canada, www.dietitians.ca : Adopter le régime DASH peut aider à réduire la pression artérielle

Dans l’esprit de la thématique fruits et légumes, voici une salade faible en phosphore, en potassium et en sodium. Facile à préparer, elle constitue un plat d’accompagnement tout indiqué pour vos repas d’été.

Salade de haricots verts à l’ail (pour 4 personnes)
2 tasses de haricots verts
1 gousse d’ail émincée
1 c. à soupe de vinaigre balsamique ou de vin rouge
1 c. à soupe d’huile de sésame

Nettoyer les haricots et les faire cuire dans de l’eau bouillante jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Les égoutter et les passer immédiatement sous l’eau froide pour les refroidir. Ajouter l’ail, le vinaigre et l’huile et brasser.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns.
Bon printemps !
14/04/2011
L’hiver m’a semblé particulièrement long d’autant plus que, dans le sud de l’Ontario, le printemps s’est fait attendre. À mesure que le mercure augmente et que les oiseaux se mettent à gazouiller, j’ai de moins en moins d’intérêt pour les soupes, les ragoûts et tous mes mets d’hiver préférés et je commence à chercher quelque chose de différent.

L’autre jour, quelqu’un m’a posé des questions sur mon blogue : « Est-ce un blogue sur les aliments et la nutrition? », m’a-t-il demandé. Cette question m’a un peu surprise parce que, en règle générale, c’est pas mal difficile de séparer les deux. Et, espérons-le, ce blogue a tendance à traiter des deux. Parce que (comme a dit l’autre), nous ne mangeons pas des éléments nutritifs, nous mangeons des aliments. Nous devons simplement veiller à ce que les aliments que nous mangeons nous donnent les éléments nutritifs dont nous avons besoin sans les choses dont nous n’avons pas besoin! Et c’est encore plus vrai pour les personnes qui, atteintes d’insuffisance rénale chronique, doivent éviter une longue liste d’éléments nutritifs! Souvent cela nécessite de faire appel à une diététiste qui peut vous aider à élaborer une diète sur mesure. Et il faut être préparé à ce que ses recommandations changent si votre santé ou vos médicaments changent!

Je suis très heureuse de vous annoncer qu’il y un nouveau livre de cuisine Osez les saveurs ! destiné aux personnes ayant des problèmes rénaux. Vous le trouverez dans les unités de dialyse, les bureaux de La Fondation canadienne du rein et en ligne au www.osezlessaveurs.ca.

Alors pour célébrer le printemps ainsi que les beaux jours qui s’annoncent tout comme la saison des barbecues, voici ma recette préférée de salade de chou. La plupart des vinaigrettes commerciales sont pleines de sodium – sans compter que la plupart des gens utilisent bien plus que la portion d’une cuillerée à soupe indiquée sur la bouteille. C’est la recette de ma grand-mère et, croyez-le ou non, elle ne contient aucun sel. Contrairement aux vinaigrettes crémeuses traditionnelles, celle-ci a un goût très léger. Elle est extrêmement facile à faire et j’espère que mon père ne sera pas insulté si je vous dis que c’est l’une des rares choses qu’il cuisine! Si vous n’avez pas le temps ou l’énergie de hacher le chou, achetez du chou précoupé chez votre épicier.

Ma recette préférée de salade de chou
1 pomme de chou, haché
I carotte, râpée

Vinaigrette :
1/3 tasse de vinaigre blanc (ou moitié vinaigre blanc et moitié cidre de pomme ou vinaigre de framboises)
1/3 tasse de sucre blanc
1/3 tasse d’huile de canola (ou moins)
1 c. à thé de graines de céleri

Dans une petite casserole, amener les ingrédients de la vinaigrette à ébullition à feu vif en brassant constamment. Retirer du feu et verser sur les légumes préparés. Brasser, couvrir et réfrigérer. La salade sera encore plus savoureuse si elle préparée au début de la journée ou la veille au soir et elle se conserve bien.

C’est quoi au juste, « un régime alimentaire sain »?
07/03/2011
J’ai reçu récemment un appel d’une patiente. Son médecin lui avait dit que, tout ce dont elle avait besoin, c’était « un régime alimentaire sain ». Elle voulait donc me demander ce qu’on entendait de nos jours par « un régime alimentaire sain ».

C’est une question fort délicate et à laquelle il n’est pas si facile de répondre. Mon interlocutrice a ajouté qu’elle vérifiait régulièrement les étiquettes et qu’elle ne s’y retrouvait pas du tout. C’est frustrant, m’a-t-elle dit, de lire les affirmations des services de marketing selon lesquels il s’agit de produits sains et nutritifs ou encore les allégations sur le devant des emballages qui laissent entendre qu’à peu près tout est un choix alimentaire sain. Oui, je suis d’accord avec elle. Même avec un diplôme en nutrition et 12 ans de métier comme diététiste, j’aimerais bien faire confiance à la myriade de symboles sur le devant des emballages, mais je suis souvent stupéfaite par ce que je découvre quand je regarde cela de plus près.

Voici quelques exemples que je trouve particulièrement agaçants et déroutants pour les consommateurs : 
  • Les jus de légumes sont pleins de sel, mais ils sont présentés comme à peu près l’équivalent de légumes frais et ils comprennent une caution sur le devant de l’emballage laissant entendre qu’ils contribuent à garder le cœur en santé.

  • Des portions qui ne ressemblent pas à ce que la plupart d’entre nous considéreraient comme une portion.

  • Des produits qui prétendent faire partie d’un petit déjeuner nutritif, mais qui au fond ne contribuent en rien à une alimentation saine; c’est le cas notamment des céréales sucrées qui sont surtout destinées aux enfants.

  • Des produits à forte teneur lipidique (comme les croustilles) dont l’emballage comporte la mention « Sans cholestérol »! Seuls les aliments d’origine animale contiennent du cholestérol et les preuves que le cholestérol alimentaire n’est pas bon pour nous sont assez limitées par rapport à celles de la nocivité des produits à forte teneur lipidique.

  • Les produits « à teneur réduite en sel » fournissent quand même plus de la moitié de nos besoins quotidiens en sel.

  • Les fruits et les légumes frais, les produits céréaliers et les viandes non transformées ne comportent aucune allégation santé. Or, ce sont les fondements mêmes de toute « alimentation saine ».
La réponse à la question semble donc être la suivante : une alimentation saine est celle qui inclut le plus de produits frais et non transformés possible. Si vous n’avez pas de restriction quant au potassium, elle doit aussi comprendre beaucoup de fruits et de légumes (non transformés), sinon vous devez en consommer autant que vous l’a indiqué votre diététiste. Au fond, le principe est simple : soyez sceptique! Lisez attentivement la liste des ingrédients et le tableau de la valeur nutritive.

Un site bilingue fantastique sur la lecture des étiquettes concernant le sodium est le www.sodium101.ca.

Voici une vinaigrette succulente qui ne contient aucun sel ajouté.

Vinaigrette à l’estragon  
1 c. à thé de moutarde de Dijon
2 c. à soupe de jus de citron
2 c. à soupe de vinaigre de vin blanc
1 c. à soupe d’échalote émincée
2 c. à soupe d’estragon frais ou 1 c. à thé d’estragon séché
1/3 tasse d’huile d’olive extra-vierge

Émincer l’échalote. Ajouter la moutarde, l’estragon, le jus de citron et le vinaigre. À l’aide d’un fouet, ajouter l’huile d’olive. Verser sur vos légumes-feuilles préférés. Pour en faire un repas complet, ajouter un reste de poulet cuit et un petit pain.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

 

Un petit remontant pour l’hiver!
04/02/2011
Quand le mercure descend, je pense automatiquement à des aliments réconfortants, comme des soupes, des ragoûts et des chilis. Récemment, je me suis amusée à fouiller dans les recettes écrites de la main de ma mère. J’adore lire ses petites notes, surtout celles qui m’étaient destinées, comme « June, n’essaie pas de couper tout le sel ; ça n’aura pas de goût. » Je frémis en pensant au sel que contiennent la plupart de ces vieilles recettes. L’été dernier, j’ai sorti justement la recette de cornichons à l'aneth de ma mère en me disant que j’avais envie d’en faire. J’ai voulu pour une raison quelconque faire une analyse de la valeur nutritive de cette recette et j’ai été horrifiée de constater que chaque pot contenait plus de 28 000 mg de sodium. Je n’ai évidemment pas fait de cornichons.

L’autre jour, j’ai trouvé une recette parfaite pour une journée froide et à très faible teneur en sel. Je ne sais pas d’où elle vient, mais en la modifiant juste un peu, ce chili au poulet et aux piments demeure faible en sel, mais fort savoureux. La plupart de ce genre de recettes contiennent beaucoup de sel et des haricots chargés de potassium. Voici donc un chili d’un nouveau style, tellement goûteux qu’il ne requiert pas de sel – et il se prépare en une trentaine de minutes!

Chili au poulet  
1 lb de poitrines de poulet, coupées en petites bouchées
2 ½ tasses de bouillon de poulet froid (utiliser une marque sans sel ajouté)
4 gousses d’ail, finement hachées
1 piment jalapeno, épépiné et coupé en dés
1 c. à soupe de farine
1 poivron rouge, coupé en dés
1 petite carotte, coupée en dés
1 tasse de maïs en grains congelé
¼ c. à thé de poivre noir fraîchement moulu
½ c. à thé de cumin moulu
2 c. à soupe de coriandre, finement hachée
1 c. à soupe de fécule de maïs
12 croustilles au maïs sans sel ou à faible teneur en sel (facultatif)

Dans un grand poêlon, faire chauffer ¼ tasse de bouillon jusqu’au point d’ébullition. Faire cuire le poulet dans le bouillon, en prenant soin de brasser, jusqu’à ce qu’il soit blanc (environ 4 à 5 minutes). Retirer le poulet et le mettre de côté. Faire cuire l’ail et le piment jalapeno dans le bouillon à feu moyen-fort en brassant fréquemment (environ 2 minutes). Ajouter en brassant la farine et faire cuire à petit feu en brassant constamment pendant 2 minutes. Ajouter petit à petit 2 tasses de bouillon. Ajouter le poulet, le poivron rouge, les carottes, le maïs, le poivre, le cumin et la coriandre et amener à ébullition. Réduire le feu, couvrir et laisser mijoter à peu près 20 minutes jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit. Mélanger la fécule de maïs dans le quart de tasse de bouillon qui reste et l’ajouter en brassant dans le ragoût. Continuer à faire cuire, en brassant souvent, jusqu’à ce que le tout soit bien chaud et ait une consistance épaisse. Servir garni de coriandre et de croustilles au maïs émietées.

Option: Doublez le bouillon et laissez tomber la fécule de maïs, ce qui va vous donner une soupe ô combien bienfaisante.


Bonne et heureuse année!
07/01/2011
On dirait que les conseils sur la santé et la nutrition abondent dans les journaux ces temps-ci. Rien d’étonnant puisque au début de la nouvelle année, les gens ont l’habitude de prendre de bonnes résolutions, y compris à l’égard de leur santé. Il y a en ce moment tout plein de circulaires sur les équipements de conditionnement physique et les stationnements des gyms sont remplis! Cette période de l’année fait la joie des diététistes! Au cours de la dernière semaine, j’ai eu le bonheur de lire d’excellents articles sur le sodium, les lipides et les aliments transformés et les thèmes dominants de la plupart des articles très bien rédigés sont les suivants :
  • Consommez des aliments frais, non transformés, plus souvent.
  • Ne sautez aucun repas.
  • Préparez des aliments à la maison plus fréquemment; mangez moins souvent au restaurant.
  • Réduisez votre consommation de sel et de sucre.
  • Faites attention à votre alimentation; planifiez ce que vous allez manger.
Si aucune de ces idées n’est inusitée (nous savons tous que ce sont là de bonnes choses à faire), il est intéressant de noter qu’elles peuvent toutes s’appliquer aux personnes ayant des problèmes rénaux. Je trouve le dernier conseil particulièrement pertinent. Notre rythme de vie devient parfois effarant et il arrive trop souvent qu’on planifie le souper sur le chemin de retour à la maison! Se faire une liste et avoir tous les ingrédients à portée de la main sont d’importantes habitudes à prendre pour un mode de vie sain.

J’adore les nouvelles recettes et c’est pourquoi j’ai consulté de nombreux sites afin d’en trouver qui sont bonnes pour la santé tout en étant faciles et rapides à faire, mais à mon grand étonnement un grand nombre sont tout simplement hypocaloriques ou faibles en gras, mais contiennent encore trop de sodium pour être qualifiées de « bonnes pour la santé ». Évitez les recettes qui font appel à des aliments transformés (jambon, saucisse, fromage fondu, consommé ou bouillon, par ex.). Vous pouvez, dans bien des cas, les remplacer par de meilleurs ingrédients (par ex., du consommé sans sel ou des fromages non fondus), mais le résultat peut ne pas correspondre à ce que vous vous attendiez.

Si l’ajout de sel pose un problème, essayez d’en mettre la moitié moins ou de l’éliminer entièrement. Si vous ne mettez aucun sel, n’oubliez pas de mettre davantage d’ingrédients qui relèvent la saveur (fines herbes, épices, citron, ail). Attention aux sels d’assaisonnement (sel d’oignon, sel d’ail) qui ont une forte teneur en sodium et aux succédanés du sel qui contiennent du chlorure de potassium (par ex. NoSalt ou Half Salt).

Comme toujours, lisez attentivement la liste des ingrédients afin de vous assurer que tous ces ingrédients répondent aux exigences de VOTRE diète (faible teneur en potassium, faible teneur en phosphore). Voici une façon simple de préparer de délicieuses poitrines de poulet...

Poitrine de poulet farcie aux fines herbes et au ricotta avec un coulis de poivrons rouges rôtis


Poulet farci au ricotta
1 gousse d’ail, sautée
1 c. à soupe d’huile d’olive extra-vierge
1 tasse de ricotta
1 oeuf
¼ tasse de fines herbes hachées (par ex., basilic, persil, thym)
¼ c, à thé de poivre noir
4 poitrines de poulet (désossées, sans peau, sans addition de phosphates)

Faire sauter l’ail dans l’huile d’olive. Combiner le ricotta, l’œuf, l’ail et les fines herbes. Pratiquer une fente dans la partie la plus charnue de la poitrine de poulet. Farcir la poitrine. Faire chauffer l’huile d’olive dans un poêlon. Faire dorer le poulet dans le poêlon, puis le transférer dans un four préchauffé à 350F. Faire cuire de 20 à 30 minutes jusqu’à ce que la viande ne soit plus rosée.

Coulis de poivrons rouges rôtis
1 tasse de poivrons rouges rôtis
1/4 tasse d’huile extra-vierge
2 c. à soupe de jus de citron
1 gousse d’ail, émincée

Faire une purée dans le mélangeur. Réchauffer dans une casserole ou au micro-ondes. Servir avec le poulet. Peut aussi être utilisé comme une sauce express pour les pâtes.

1 poitrine de poulet farcie = 4 choix protéines

Recettes élaborées par la chef Leslie Cairns


Le phosphore – le truc qui commence par « f »
12/11/2010
Récemment nous avons eu à l’hôpital une journée « Au boulot avec les enfants ». La fille de la gestionnaire de qui je relève est venue et a pu ainsi se familiariser avec le travail de certains des professionnels à l’œuvre dans une unité de dialyse, y compris celui de la diététiste. Sa maman m’a dit le lendemain qu’à l’heure du souper, sa fille a tout raconté ce qu’elle avait appris sur la diète à suivre quand on a des problèmes rénaux – le potassium, le sodium, les protéines et l’autre truc, le mot qui commence par un « f ». Cela m’a fait bien rire quand j’ai compris que la petite parlait du « phosphore » – un sujet dont je lui avais effectivement beaucoup parlé en insistant, entre autres, sur l’importance d’en limiter la quantité si on a des problèmes rénaux.

En parlant de trucs qui commencent par un « f », il faudrait surtout parler du « fast food ». Une étude récente aux É.-U. portant sur les patients atteints d’insuffisance rénale chronique a révélé que les personnes ayant les revenus les plus bas consomment le plus de phosphore. Les chercheurs croient qu’il y a un lien avec les repas-minute et les aliments prêts-à-servir et la quantité de phosphore qu’ils contiennent. La plupart des restaurants-minute n’indiquent pas le contenu de phosphore dans leurs produits, même s’ils peuvent vous fournir une liste détaillée des ingrédients de chaque article au menu.

J’ai cru qu’il serait utile de remettre à mes patients une liste des aliments SANS ajout de phosphate qu’ils pourraient trouver dans les restaurants-minute de la région, mais cette liste était tellement courte que c’en était désolant. Un restaurant-minute très populaire ajoute même du phosphate dans ses frites. Presque tous les mets au poulet sur lesquels j’ai fait des recherches contenant des additifs. Fait étonnant, dans la plupart des cas, un hamburger (sans fromage) s’est révélé l’article le plus sûr.

La règle d’or, c’est de toujours choisir des aliments frais et non transformés, mais si cela n’est pas possible et que vous devez manger des repas-minute, essayez de vous familiariser avec leur composition alimentaire d’abord. S’ils ne constituent pas toujours un bon choix, il y a habituellement quelque chose qui constitue un moins mauvais choix.

Voici un plat d’accompagnement qui se prépare en un tournemain. Ces pâtes, qui sont faibles en potassium, sont une excellente façon de remplacer des pâtes à la sauce tomate. Elles peuvent être servies avec du poulet, du porc ou du bœuf.
 
Pâtes à l’ail et à l’huile d’olive (4 portions)
1 lb de spaghetti / linguini
1/2 tasse d’huile extra-vierge
2 gousses d’ail émincées
Poivre noir frais moulu
1 c. à thé de flocons de chili
1 oignon vert
1/2 tasse d’herbes fraîches (par ex., persil, basilic)

Faire cuire les pâtes selon les directives sur l’emballage. Dans un poêlon, faire sauter à feu moyen l’ail, les flocons de chili et l’oignon dans l’huile d’olive pendant une minute. Ajouter les pâtes cuites et les herbes fraîches. Mélanger et servir sur-le-champ.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns
   
Que l’acheteur soit vigilant
27/10/2010
Au travail ou à la maison, l’automne paraît toujours la période la plus chargée de l’année. Tous les projets mis en attente durant l’été se rappellent à nous avec insistance lorsque le froid se fait sentir à nouveau. Et cette année, c’est le sel qui prédomine.  Tout ce que j’ai lu dernièrement me met en garde contre les risques pour la santé que représente l’excès de sel dans l’alimentation. Le sel est désigné comme un facteur de risque pour des maladies chroniques telles que l’hypertension artérielle ou les calculs rénaux. De plus en plus, je vois sur les rayons des magasins des produits clamant leur faible teneur en sel, leur apport en sel  réduit ou encore « sans sel ». Mais à chaque fois, je garde à l’esprit cette maxime : « Que l’acheteur soit vigilant ». Certains de ces produits ne correspondent pas aux étiquettes qui les vantent et les font vendre.

Lorsque vous lisez une étiquette, vérifiez toujours la liste des ingrédients. Souvent, un produit à faible teneur en sel utilise du chlorure de potassium pour remplacer la saveur du chlorure de sodium. Le chlorure de potassium (KCl) peut être dangereux pour les personnes atteintes de maladie rénale. Il faut aussi vérifier la présence d’agents de sapidité tels que les phosphates. Ils peuvent être désignés sous de nombreuses appellations, mais vous reconnaîtrez la racine « PHOS » dans leur nom (par exemple : phosphate de sodium, acide phosphorique). Les agents à base de phosphate se trouvent souvent en fin de liste des ingrédients et doivent être évités.  

Un régime tenant compte des faiblesses rénales peut parfois être compliqué et frustrant. Le meilleur message est de s’en tenir le plus souvent  possible à des aliments frais et non transformés.

Chaque automne, ma famille s’aventure dans un verger des environs pour cueillir quelques paniers de pommes.  Mes enfants adorent manger les pommes qu’ils ramassent eux-mêmes ! Ainsi, pendant plusieurs semaines nous en mangeons, accommodées parfois en muffin aux pommes, parfois en pancake, pour tenter d’écluser nos réserves. Voici donc une autre recette à base de pommes à déguster!

Gâteau aux pommes et canneberges (12 portions)

1/3 de tasse de beurre (70 g)
3/4 de tasse de sucre semoule (150 g)
2 œufs
1 ½  tasse de farine tout usage (150 g)
1 ½ c. à thé de bicarbonate de soude
Le zest d’un citron
2/3 de tasse de yaourt nature (160 ml.)
1 tasse de canneberges
2 pommes (pelées et découpées)
½ tasse de cassonade (100 g)
1 ½ c. a thé de cannelle

Préchauffez le four à 350°F (180ºC – thermostat 6).  Disposez du papier ciré dans un plat a gâteau de 30 cm. Fouettez ensemble le beurre et le sucre. Ajoutez les oeufs un à un. Incorporez dans la préparation, tour à tour et en petite quantité, la farine et le bicarbonate, en les tamisant, et le yaourt. Étalez la moitié de la préparation au fond du plat. Répartir les canneberges sur le dessus et saupoudrez avec une partie de la cassonade et de la cannelle. Étalez le restant de la préparation sur le dessus. Disposez les morceaux de pommes et saupoudrez avec le restant de cassonade et de cannelle. Faites cuire entre 50 et 60 minutes.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

 

Saveurs de Vancouver
23/09/2010

Je viens juste de revenir d’un merveilleux voyage dans la belle ville de Vancouver, une ville magnifique qui offre tant à voir et à faire ! Je dois cependant avouer que le meilleur de mon voyage n’était ni le safari marin ni l’hydravion, mais la nourriture. Tous les jours, nous mangions des poissons et des fruits de mer fabuleux, souvent à saveur asiatique. Je savais qu’il y avait bien plus de sel dans ce que nous mangions que je ne me permets habituellement, aussi j’ai décidé de vous faire connaître la soupe ci-dessous, l’exemple parfait de la recette qui ne nécessite pas de sel. À l’événement consacré à la journée du chef de notre hôpital, ils ont fait la démonstration de cette soupe, probablement la soupe la plus savoureuse que nous n’ayons jamais goûtée (à la fois d’après le personnel et les patients). N’hésitez pas à utiliser à profusion herbes fraîches et jus de limettes – c’est ce qui donne à la soupe ce goût relevé et aromatisé. 

Notez qu’une ½ tasse de cette soupe contient seulement 37mg de sodium comparativement à  500mg et plus dans la soupe au poulet du commerce.

Soupe thaïlandaise au poisson & riz (12 portions)
5 tasses d’eau, bouillante
2 filets de poisson blanc, congelé
1 tasse d’échalote, émincée
1 c. à soupe de gingembre frais, râpé
2 segments d’ail, émincés
1 tasse de carottes, en dés*
1 tasse de céleri, en dés
2-3 c. à soupe de basilic frais, finement coupé
2-3 c. à soupe de coriandre fraîche, finement coupée
2-3 c. à soupe de menthe fraîche, finement coupée
Poivre
Jus de limettes
1 tasse de germes de soja
1 tasse de riz long grain, cuit
Piments séchés (si vous aimez le piquant)

Faire revenir gingembre, ail, céleri et échalotes dans 1 c. à soupe d’huile. Ajouter l’eau bouillante, le poisson, et les carottes.  Laisser mijoter jusqu’à cuisson du poisson.  Assaisonner de poivre noir et d’herbes fraîches. Ajouter le riz cuit et servir chaud. Garnir de germes de soja et d’herbes fraîches (pour relever le goût). Terminer avec le jus de citron, à volonté.

* Si votre régime restreint le potassium, porter les carottes à ébullition avant de les ajouter.

1 portion = 1 choix protéine, ½ choix amidon 

Pour varier :

  • Essayez les poivrons rouges finement coupés au lieu des carottes pour une soupe joliment colorée à faible teneur en potassium.
  • Ajoutez des crevettes pour plus de protéines et de goût.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

Rien de neuf sous le soleil
16/09/2010
Hier mon frère m’a envoyé par courriel le dernier « régime à la mode » qui fait le tour des bureaux en ce moment et demandé ce que j’en pensais. J’ai immédiatement froncé les sourcils en prenant connaissance de ce régime « trop beau pour être vrai ». La plupart des régimes à la mode offrent quelque chose de révolutionnaire, de nouveau ou de secret, mais ils reposent généralement sur très peu de principes scientifiques. Certains régimes sont même présentés comme des traitement curatifs, capables de remplacer des médicaments. On comprend qu’ils puissent être dangereux pour des gens qui ont des problèmes de santé.

Dans le nouveau « régime » que m’a envoyé mon frère, on vous suggère d’incorporer une source de lipides au petit déjeuner afin de vous donner le sentiment d’avoir l’estomac plein plus longtemps (j’ai tout de suite imaginé une grosse assiette de bacon graisseux). Puis on vous encourage à prendre de plus petites portions au souper, en évitant les lipides saturés (donc, pas de bacon) et les viandes préparées, et à boire beaucoup d’eau et à manger beaucoup de fruits et de légumes tout au long de la journée. J’ai soudainement réalisé que ce dernier « régime à la mode » était au fond simplement une façon saine de s’alimenter en accordant une large place aux fibres !

C’est ce qui m’a donné l’idée de vous parler des fibres et de l’insuffisance rénale chronique. Les fibres ne sont pas un sujet très passionnant, mais elles sont un élément essentiel de toute alimentation. Elles ne sont pas, rigoureusement parlant, un nutriment puisqu’elles passent à travers le tractus gastro-intestinal sans être absorbées, mais elles n’en demeurent pas moins importantes pour la santé. Les fibres favorisent la régularité tout en aidant à garder vos intestins en santé et à vous sentir rassasié après un repas. Or, l’obtention d’un apport adéquat en fibres n’est pas facile pour les personnes qui, atteintes d’insuffisance rénale, ont besoin d’un régime faible en potassium et en phosphore.

Voici donc quelques conseils fort simples à suivre chaque jour :
  • Mangez des fruits entiers plus souvent – le jus de fruit contient peu de fibres.
  • Essayez de consommer le nombre recommandé de fruits et de légumes dans votre plan-repas chaque jour.
  • Dans la mesure du possible, mangez la pelure pour accroître votre apport en fibres.
  • Essayez d’ajouter du son de blé naturel (sans germe) à votre alimentation. Commencez par 1 c. à soupe par jour et augmentez graduellement jusqu’à 2 à 3 c. à soupe par jour.
Voici une liste partielle des meilleures sources de fibres pour une personne qui suit un régime parce qu’elle a des problèmes rénaux :
Carottes (bouillies)
Céréales de son de maïs
Chou
Haricots verts/jaunes
Maïs
Maïs soufflé (non salé)
Petits fruits

Petits pois
Poires
Poivrons
Pommes
Raisins
Tangerines

Demandez à votre médecin ou à votre diététiste de vous suggérer un supplément de fibres si vous ne réussissez toujours pas à atteindre l’apport en fibres requis dans votre alimentation. Et voici un dessert à haute teneur en fibres, parfait pour l’automne !

Pommes au four

4 pommes acidulées
½ tasse de sucre ou de Splenda
4 c. à soupe de beurre ou de margarine non-hydrogénée
2 c. à thé de cannelle

Préchauffer le four à 350° F (175° C). Enlever le cœur des pommes sans couper les pommes de part en part. Déposer dans chaque pomme 2 c. à soupe de sucre et 1 c. à thé de beurre. Placer les pommes dans un plat peu profond allant au four et les saupoudrer de cannelle. Faire cuire pendant 20 minutes, jusqu’à ce que le sucre commence à caraméliser et que les pommes soient tendres. Servir chaudes!

Chacune de ces pommes fournit 3,2 g de fibres et elle constitue un dessert délicieux!


Comme le temps file !
20/08/2010
Incroyable mais vrai : un an déjà s’est écoulé depuis mon premier blogue pour La Fondation canadienne du rein! Le mois d’août pour moi, c’est la période où je m’attelle à préparer la rentrée scolaire de mes enfants et où j’ai hâte de participer à la Marche pour le don de vie de la Fondation du rein en septembre.

Un an plus tard, les manchettes des journaux et les articles sur la santé continuent à faire état de la réponse (ou de l’absence de réponse) de l’industrie alimentaire à l’appel lancé en faveur de la réduction du sodium dans les aliments emballés. Je me réjouis de constater que de plus en plus d’entreprises s’emploient à abaisser le taux de sodium dans leurs aliments, mais je ne peux m’empêcher de penser que la lecture des étiquettes va devenir de plus en plus compliquée pour les patients aux prises avec des problèmes rénaux dans les années à venir.

Certains produits à faible teneur en sodium contiennent des additifs qui peuvent ne pas convenir à ces patients. Le chlorure de potassium est couramment utilisé pour donner un goût « salé ». Pour les personnes qui doivent faire attention au potassium, cela peut être assez dangereux. La plupart des fabricants de ces produits n’indiquent pas le potassium dans leur tableau « Valeur nutritive ». Alors pour savoir s’il y en a, il faut absolument lire la liste des ingrédients.  

Les phosphates ou le phosphore sont aussi utilisés dans les produits à faible teneur en sodium et ils sont encore plus difficiles à trouver sur l’étiquette. La liste des ingrédients peut comprendre de l’acide phosphorique, du phosphate de sodium, de l’hexamétaphosphate de sodium ou d’autres types d’ingrédients « phos ». Si vous en voyez dans la liste des ingrédients, optez pour un autre produit!

J’attends souvent des gens dire qu’il n’y a d’inquiétude à avoir si ces ingrédients sont indiqués en fin de liste. Or, il faut savoir que, dans le cas des additifs alimentaires, les entreprises ne sont pas obligées, contrairement à ce qu'il en est pour les ingrédients alimentaires, à en indiquer la quantité; les additifs peuvent en outre apparaître n’importe où dans la liste. Il est donc important de bien vérifier les listes d’ingrédients afin d’y repérer tout additif sujet à caution.

La recette ci-dessous fait appel à des fonds de tartelettes congelés, mais le résultat est aussi délicieux qu’un dessert maison. Vous avez le choix entre deux garnitures. Ces tartelettes se préparent en un tournemain et ne maqueront pas de susciter l’admiration de votre maisonnée ou de vos invités. Bon appétit!

Duo de tartelettes aux petits fruits et à l’amaretto (12 portions)
12 mini-fonds de tartelette (congelés)
2 tasses de petits fruits (frais ou congelés)
2 c. à thé d’amaretto (facultatif)
1 c. à thé de fécule de maïs

Dans une casserole, faire cuire les petits fruits à feu moyen. Quand ils commencent à se défaire, mélanger l’amaretto et la fécule de maïs et ajouter aux petits fruits pour les épaissir. Remplir les fonds de tartelette à l’aide d’une cuillère.

1 tartelette =  1 choix amidon, 1 choix sucre
1 tartelette avec Splenda = 1 choix amidon

Garniture de style pavé
½ tasse de beurre non salé (froid)
1 tasse de farine tout usage
¼ tasse de cassonade*
¼ tasse de sucre blanc  
(ou remplacer la cassonade et le sucre par ½ tasse de Splenda)

Mélanger tous les ingrédients à la main jusqu’à ce que le beurre soit uniformément réparti. Garnir les tartelettes et faire cuire au four à 350°F pendant environ 15 à 20 minutes.

* La cassonade est plus riche en potassium et en phosphore que le sucre blanc. En utilisant un mélange de cassonade et de sucre blanc, vous obtiendrez un goût délicieux, tout en réduisant le potassium.

Garniture à la meringue
1/4 tasse de blancs d’œufs pasteurisés
1/2 tasse de sucre blanc
1/4 c à thé de crème de tartre

Fouetter les blancs d’œufs avec la crème de tartre jusqu’à l’obtention d’une mousse. Ajouter le sucre en fouettant délicatement et continuer à fouetter jusqu’à l’obtention de pics fermes. Déposer la meringue à la cuillère sur les tartelettes aux petits fruits cuites. Mettre sous le grilloir jusqu’à ce que la meringue soit d’un brun doré.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns


Combattre la chaleur malgré un régime à apport hydrique réduit
27/07/2010
Les belles journées chaudes de l’été sont une pure merveille, mais elles peuvent aussi être une torture pour les personnes qui doivent limiter la quantité de liquides qu’ils ingèrent. C’est le cas en règle générale des patients en dialyse ou ceux qui souffrent d’insuffisance cardiaque congestive, mais j’ai pensé écrire aussi ce blogue pour les personnes qui essaient à la fois de contrôler leur apport hydrique et de combattre la chaleur. Si vous n’avez pas besoin de limiter votre apport hydrique, assurez-vous alors que votre consommation de liquides est suffisante durant les chaleurs de l’été pour que vos reins continuent à bien fonctionner.

Un apport hydrique excédentaire dans votre organisme peut souvent entraîner de l’enflure (œdème), une augmentation de la pression artérielle, un gain de poids ou des essoufflements et peut être dangereux. En cas de doute, allez voir votre médecin!

Consultez votre diététiste afin de savoir quelles quantités de liquides vous devriez viser par jour. En règle générale, cela ne devrait pas dépasser 2 à 2,5 kg (4,4 à 5,5 lb) de liquide entre les traitements d’hémodialyse. Gardez à l’esprit que 500 mL (2 tasses) de liquide non utilisés par votre organisme équivaut à ½ kg (1 lb) en gain de poids. L’apport hydrique conseillé peut varier en fonction de votre débit d’urine. En général, vous pouvez boire 1 L (4 tasses) de liquide par jour, plus une quantité égale à votre débit d’urine.

Si un aliment est liquide à la température ambiante, alors il est considéré comme un liquide. C’est le cas notamment du café, du thé, des sucettes glacées, du sorbet, de la crème glacée, du jello, de la soupe et des glaçons.

Pour contrôler l’apport hydrique :
  • Buvez seulement quand vous avez soif.
  • Restez au frais – ne vous exposez pas au soleil et essayez de trouver des endroits climatisés.
  • Pour les repas, choisissez des aliments humides et plutôt froids.
  • Si vous évitez les aliments très salés, vous aurez moins soif.
  • Ne consommez pas d’alcool juste par habitude ou de façon mondaine.
  • Essayez de tirer pleinement parti de l’apport hydrique conseillé dans votre alimentation. Renoncez au café, au thé, aux boissons gazeuses et aux boissons alcoolisées avant le lait, les soupes, les jus et d’autres aliments nutritifs.
  • Entre les repas, mangez les fruits et les légumes auxquels vous avez droit en veillant à qu’ils soient super-froids. Une bonne façon d’apaiser la soif consiste, par exemple, à manger des raisins ou des framboises congelés.
  • Essayez des quartiers de citron pour vous humecter la bouche.
  • Des bonbons durs surs et de la gomme peuvent aussi vous aider à ne pas avoir la bouche sèche.
  • Rincez-vous la bouche avec de l’eau, mais ne l’avalez pas. 
  • Pesez-vous le matin et le soir et ajustez votre apport hydrique afin de limiter votre gain de poids dû aux liquides à environ 1 kg/jour (2,2 lb/par jour).
  • La plupart des gens trouvent les glaçons plus satisfaisants que la même quantité d’eau. Si vous mettez du jus de citron dans les glaçons, vous en utiliserez moins. Utilisez la moitié d’un citron par bac d’eau. N’oubliez pas d’inclure les glaçons dans votre apport hydrique conseillé.
  • Utilisez des tasses et des verres de petites dimensions pour les boissons et autres liquides.
  • Congelez les jus de fruit auxquels vous avez droit dans des bacs à glaçons afin de réduire les quantités consommées.
  • Lorsque vous avez soif, essayez quelque chose comme du pain et de la margarine avec de la gelée avant d’ingérer un liquide. Souvent la soif que vous éprouvez est due au fait que vous avez la bouche sèche.
  • Si vous souffrez de diabète, un taux élevé de glycémie augmentera votre soif. Un bon contrôle de votre diabète vous aidera à contrôler votre soif.
  • Parlez à votre pharmacien au sujet de sels pour réhydratation buccale (traitement pour la bouche sèche).
  • Dans une cruche, mettez chaque matin une quantité d’eau correspondant à votre apport hydrique quotidien conseillé. Chaque fois que vous avalez un liquide, versez de la cruche la même quantité d’eau. Quand la cruche est vide, vous avez ingéré la quantité de liquide à laquelle vous avez droit pour la journée.
Vous avez envie de quelque chose de différent pour le lunch? Ces rouleaux frais remplacent avantageusement un sandwich. Vous trouverez le papier de riz à votre épicerie, dans la section des produits orientaux.

Rouleaux à la salade de crevettes au cari
Par rouleau :
4 crevettes
1 c. à thé de pâte de cari
1/4 tasse de germes de haricot
2 tranches de pêche
Basilic thaïlandais, coriandre (au goût)
Laitue
Papier de riz

Faire sauter les crevettes dans la pâte de cari; mettre de côté pour laisser tiédir. Faire tremper le papier de riz dans de l’eau tiède. Placer le papier de riz sur une serviette pour absorber une partie de l’humidité. Tapisser le papier de riz avec les  crevettes, du basilic thaïlandais, de la coriandre, des germes de haricot, des tranches de pêches et de la chiffonnade de laitue. Rouler comme il faut et servir avec une trempette au yogourt et à la menthe.

Trempette au yogourt et à la menthe
¼ tasse de yogourt nature
½ bouquet de menthe fraîche, blanchie
¼ c. à thé de miel
1 c. à soupe de lait

Passer le tout au mélangeur et servir avec les rouleaux.


Recette élaborée par la chef Leslie Cairns


Quelques conseils pour vos grillades
08/07/2010

C’est maintenant l’été pour de vrai. Ce n’est pas toujours évident de cuisiner quand il fait chaud et c’est pour cela que les barbecues sont une bonne solution. Malheureusement bien des choses que l’on fait griller sur un barbecue, comme les saucisses, les hotdogs et les galettes de hamburger déjà préparées, sont pleines de sel. Il vaut mieux utiliser des viandes fraîches non transformées. Essayez des marinades ou des préparations sèches que l’on frotte sur la viande pour rehausser la saveur. Un bon truc : congelez votre viande avec votre marinade préférée et ainsi elle sera prête à griller dès que qu’elle sera décongelée.

Bien des condiments sont très salés. Aussi fait-il en user avec très grande modération. La plupart d’entre nous ne prêtent pas attention à la quantité de condiments que nous prenons et c’est comme cela trop de sodium peut s’insinuer dans notre alimentation. Le tableau ci-dessous vous donne un aperçu de ce que vous trouvez dans les épiceries; la teneur en sel peut varier énormément d’un produit à l’autre. Comparez :  

2 c. à soupe de ketchup  =  338 mg de sodium
2 c. à soupe de sauce barbecue  =  260 mg de sodium
2 c. à soupe de sauce à bifteck  =  435 mg de sodium
2 c. à soupe de trempette orientale aux aubergines  =  50 mg de sodium

Une marinade maison et une trempette à l’aubergine peut remplacer avantageusement les sauces barbecue salées. La trempette que voici est délicieuse avec du pain croûté ou dans un sandwich.


Trempette orientale à l’aubergine avec un bifteck au poivre grillé

Marinade pour le bifteck
1 c. à soupe de cassonade
2 gousses d’ail, émincées
1 c. à soupe de grains de poivre noir concassés
1 c. à soupe d’huile d’olive
2 lb de bifteck de surlonge

Dans un petit bol, combiner les ingrédients pour la marinade. Assécher le bifteck avec un essuie-tout, le badigeonner d’huile et le frotter avec le mélange. Faire mariner au moins une heure. Faire griller jusqu’au degré de cuisson désiré.

Trempette orientale à l’aubergine  (donne environ 1 ½ tasse)
1 grosse aubergine
2 c. à soupe de cassonade
1 c. à soupe de vinaigre de riz
1 c. à soupe d’eau
1 c. à thé d’huile végétale
4 gousses d’ail, finement hachées
1 c. à soupe de gingembre frais, finement haché
4 oignons verts, hachés
1 c. à thé de pâte de piments
1 c. à thé d’huile de sésame
2 c. à soupe de coriandre fraîche, hachée

Faire griller l’aubergine dans un four préchauffé à 425 °F pendant environ 45 minutes. Peler l’aubergine et la hacher finement. Dans un petit bol, combiner la cassonade, le vinaigre et l’eau. Dans une grande poêle, faire sauter l’ail, le gingembre, les oignons verts et la pâte de piments jusqu’à ce que le tout soit odorant. Ajouter le mélange à base de vinaigre. Amener à ébullition et ajouter l’aubergine. Mélanger le tout. Retirer du feu et ajouter l’huile de sésame. Servir froid ou à la température de la pièce avec un bifteck grillé.


Recettes élaborées par la chef Leslie Cairns


C'est (presque) l'été !
14/06/2010
L’été n’est pas encore officiellement commencé, mais c’est tout comme! La maison sera pleine d’invités ce week-end et le volet bouffe sera d’autant plus simple que j’ai prévu diverses salades et un barbecue. L’arrivée du temps plus clément est souvent le signal de départ des fêtes en plein air, des soupers-partage et des barbecues. Choisir ce qu’on peut manger dans un buffet quand on a des problèmes rénaux peut être une source de stress. Alors assurez-vous d’apporter quelque chose qui vous convient, surtout si votre alimentation doit être faible en potassium.

Groupe alimentaire


Fruits



Légumes et salades




Grignotines et petites douceurs
Haute teneur en potassium
À éviter ou à consommer en petites quantités


Cantaloup, melon de miel, kiwis mangues, nectarines, pruneaux, oranges, bananes, abricots

Haricots au lard, haricots secs, salades de haricots secs, pommes de terre au four, salade de pommes de terre, épinards, tomates


Croustilles, noix et graines, desserts au chocolat, crème glacée
À privilégier



Petits fruits, pommes, cerises, raisins, prunes, ananas, pêches, cocktail aux fruits en conserve

Maïs, concombres, haricots verts et jaunes, laitue, courgettes, salade de macaroni, salade de chou, salade de crabe, salade à base de gélatine, salade de thon

Maïs soufflé ou bretzels non salés, gâteau sablé aux fraises, sorbet, biscuits au sucre, gâteau blanc

Voici une salade délicieuse et vite faite, qui peut être servie chaude ou froide et qui devient un repas quand on y ajoute des restes de viande, de poulet ou de poisson grillés ou des crevettes. Si vous n’avez pas encore découvert le couscous, vous serez agréablement surpris de voir comment il se prépare et se conserve facilement.

SALADE DE COUSCOUS (pour 10 personnes)
3 tasses d’eau bouillante
1/2 c. à thé de cannelle
1/2 c. à thé de cumin
1 c. à soupe de miel
1 c. à soupe de jus de citron
3 tasses de couscous à cuisson rapide
2 c. à thé d’huile d’olive
1 oignon vert finement haché
1 petite carotte finement hachée
1/2 poivron rouge finement haché
Coriandre fraîche

Amener l’eau à ébullition avec la cannelle, le cumin, le miel et le jus de citron. Ajouter le couscous. Couvrir et retirer du feu. Agiter à l’aide d’une fourchette et ajouter les légumes, l’huile d’olive et la coriandre. La salade peut être servie chaude ou froide.

Quatre messages clés pour la Journée mondiale de l’hypertension
14/05/2010
Le 17 mai est la Journée mondiale de l’hypertension et, cette année, elle est axée sur le rôle du poids santé dans le contrôle de la pression artérielle. L’hypertension est une cause majeure et une complication majeure de l’insuffisance rénale. La plupart des gens pensent à réduire leur consommation de sel si leur pression artérielle est élevée, mais le maintien d’un poids santé joue aussi un rôle clé dans la prévention et le contrôle de l’hypertension.

Quatre messages clés ont été retenus pour la Journée mondiale de l’hypertension :
  • Vérifiez votre tour de taille – pour les hommes adultes, il devrait être de moins de 94 cm et, pour les femmes adultes, de moins de 80 cm.

  • Mangez vert – augmentez votre consommation de fruits et de légumes (si vous devez restreindre votre apport de potassium, consommez des fruits et des légumes frais et sans additifs dans les quantités recommandées par votre diététiste.)

  • Faites de d’exercice – commencez doucement, puis faites-en de plus en plus pour développer votre endurance.

  • Évitez le sel – ne consommez pas d’aliments transformés et n’ajoutez pas de sel à vos aliments.
Aussi inimaginable que cela puisse sembler, on estime que jusqu’à un milliard de personnes dans le monde ont un excès de poids et nous savons que l’obésité infantile est de plus en plus répandue. À défaut de changer ses habitudes de vie, notamment pour ce qui est de l’alimentation et de l’activité physique, le problème ne fera que s’aggraver. Tout le monde a des journées bien remplies et l’exercice est très souvent la première chose qu’on fait sauter. Pour être efficace, tout changement dans votre mode de vie doit bien s’inscrire dans votre quotidien. Ma décision d’aller faire une marche rapide le matin à cinq heures avant d’aller travailler n’a été qu’un vœu pieux (le premier matin, j’ai appuyé sur le bouton rappel d’alarme et ce sont mes enfants qui m’ont réveillée). C’est plus facile pour moi d’aller marcher après le souper. Autre conseil : ne sautez pas de repas – presque toutes les personnes obèses qui viennent me consulter sautent au moins un repas par jour.

Vous trouverez de plus amples renseignement au sujet de l’hypertension au www.hypertension.qc.ca ou au www.hypertension.ca/fr/.

Il peut être difficile de trouver des solutions santé rapides pour remplacer les repas à haute teneur en gras et en sel auxquels on est habitué. Bien de gens s’en remettent à une boîte de soupe comme base de préparation pour leur souper. Voici une façon délicieuse, faible en gras et en sel, de préparer une sauce pour un poulet sans avoir recours à une boîte de soupe de type crème. Cette recette m’a été donnée par une patiente il y a bien des années. Parfois je remplace la moitié du bouillon par du vin blanc sec.

Poulet à la sauce aux champignons
1/4 tasse de farine tout usage
2 c. à soupe de crème sure légère
1 c. à soupe de moutarde de Dijon
1 tasse de bouillon de poulet (utiliser une marque sans sel)
4 poitrines de poulet (non « assaisonnées »)
1/4 c. à thé de thym séché
1 c. à soupe de margarine non hydrogénée
1 1/2 tasse de champignons, coupés en quatre
3 oignons verts hachés
Poivre moulu et persil frais haché au goût

Mélanger 2 c. à soupe de farine, la crème sure, la moutarde et 2 c. à soupe de bouillon de poulet. Mettre de côté. Parsemer les poitrines de thym, les poivrer et les passer dans la farine. Faire fondre la margarine dans une grande poêle non adhésive à feu moyen. Faire cuire les poitrines environ 5 minutes de chaque côté ou jusqu’à ce que la volaille ne soit plus rose à l’intérieur. Retirer les poitrines et les garder au chaud.

Ajouter les champignons dans la poêle et faire cuire en brassant pendant 3 minutes. Ajouter le reste du bouillon de poulet, augmenter le feu et faire bouillir pendant 3 minutes. À l’aide d’un fouet, ajouter le mélange à base de crème sure; ajouter les oignons verts. Brasser jusqu’à ce que le tout épaississe (environ 3 minutes). Verser sur le poulet, poivrer, garnir de persil et servir.

Mise en garde concernant les suppléments de vitamine B
03/05/2010
De nombreux patients atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC) et les membres de leur famille se posent des questions au sujet des vitamines – devraient-ils en prendre et, dans l’affirmative, lesquelles et en quelles quantités? Souvent, différentes personnes leur donne des avis différents. Les vitamines en vente libre semblent être un complément à une alimentation saine qui présente peu de dangers et dont les mérites, bien que souvent vagues, sont vantés dans les médias, dans de nombreux livres et par des professionnels de la santé en médecine douce.

La semaine dernière a paru une étude dans le Journal of American Medical Association dont tous les patients atteints d’IRC devraient être au courant. Les chercheurs essayaient de déterminer si la vitaminothérapie pouvait ralentir la progression de l’insuffisance rénale et prévenir des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. Dans cette étude, on a noté, chez les patients atteints de diabète et d’insuffisance rénale diabétique et prenant de fortes doses de vitamine B, une plus grande détérioration de leur fonction rénale et une incidence plus élevée de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux que chez ceux qui prenaient un placebo !

Les doses d’acide folique, de vitamine B12 et de vitamine B6 utilisées dans l’étude sont considérées comme « pharmacologiques », ce qui signifie que leur effet est semblable à  celui d’un médicament et qu’elles sont nettement plus fortes que l’apport quotidien recommandé. Ce qui est inquiétant toutefois, c’est que certains produits en vente libre contiennent de fortes quantités de ces mêmes vitamines. Les vitamines du complexe B peuvent fournir jusqu’à quatre fois la vitamine B6 utilisée dans cette étude et il est courant de trouver comme supplément alimentaire la vitamine B12 à la dose employée dans cette même étude. Ces vitamines sont toutes « solubles dans l’eau » et sont filtrées par les reins.

Qu’est-ce que cela signifie pour une personne atteinte d’insuffisance rénale chronique et de diabète? Si c’est votre cas, je vous recommanderais fortement de demander à l’équipe en néphrologie qui s’occupe de vous de vérifier toutes vos vitamines. Si vous prenez de fortes doses de vitamines B non prescrites par votre médecin, cessez immédiatement. Parlez à votre équipe soignante avant de commencer à prendre tout nouveau produit.

Cette étude ne répond pas à toutes nos questions, mais elle nous rappelle qu’on peut abuser des bonnes choses.

Référence: Effect of B-Vitamin Therapy on Progression of Diabetic Nephropathy. JAMA. 2010;303(16):1603-1609


 

Diminuez le sel vous ne pouvez le couper complètement
16/04/2010
Peu de choses ne me ramènent à mon enfance autant que l’odeur du pain qui sort du four. Je me souviens quand je revenais de l’école et qu’une collation divine de pain chaud beurré m’attendait. Nous mangions le pain au complet et nous avions la panse tellement pleine que nous n’avions plus faim pour le souper. Récemment, quand j’ai dû rester à la maison avec ma fille qui était malade, j’ai décidé de m’essayer à faire du pain. Et en bonne diététiste que je suis, j’ai en fait un sans aucun sel et un autre, avec les deux tiers du sel exigé dans la recette. Je me souvenais vaguement que, dans mes cours de sciences de l’alimentation à l’université, on insistait sur le rôle important du sel dans le pain et je dois dire que mon pain sans sel n’était pas fameux. Par contre, le pain préparé avec moins de sel correspondait exactement au pain de mon enfance et en voyant mes enfants le dévorer à belles dents, je me suis dit que la prochaine fois, j’essaierais de mettre seulement la moitié du sel requis.

Je n'ai malheureusement pas le temps (ni l'énergie) de faire du pain régulièrement même si c’est un aliment de base pour ma famille et la plupart des Canadiens. C’est impossible de retirer tout le sel du pain, mais quand vous choisissez votre pain à l’épicerie, prenez soin de comparer les étiquettes pour vérifier la teneur en sodium et choisissez le pain qui en contient le moins. Les tortillas de farine peuvent contenir une quantité étonnante de sel; il serait donc préférable de choisir du pain pita pour vos sandwichs roulés. Vous trouverez plus bas une recette de marinade pour fajitas. Les fajitas sont habituellement préparées avec une tortilla de farine ou au maïs, mais si vous ne pouvez pas trouver une marque à faible teneur en sodium, prenez tout simplement des pains pita réchauffés. La marinade ne contient aucun sel. Vous verrez qu’elle est délicieuse telle quelle.

Marinade pour fajitas
¼ tasse de jus de lime
2 c. à thé de cumin
2 c. à thé de poudre de chili
2 gousses d’ail, broyées

Mélanger tous les ingrédients et faire mariner soit ½ lb de bifteck ou 2 poitrines de poulet. Si vous utilisez du bœuf, laisser mariner dans le frigo jusqu’au lendemain; dans le cas du poulet, faire mariner au moins 2 heures. Faire griller, couper en tranches minces et servir sur des pains pita ou des tortillas réchauffées avec des tranches de poivron et d’oignon.

Bon appétit !

Pour donner un coup de main dans les moments difficiles…
25/03/2010
Quand quelqu’un est malade ou qu’il se produit une crise familiale, la première réaction de l’entourage est d’apporter de la nourriture! Récemment quand un membre de ma propre famille est tombé malade, nous étions tellement heureux de recevoir les muffins,  plats en casserole et repas prêts à congeler qu’on nous a apportés en cadeau. Amis, voisins, collègues de travail et membres de la parenté se sont tous passé le mot pour nous aider à traverser cette période très difficile en nous enlevant le poids d’avoir à penser à la bouffe.

Des personnes atteintes d’insuffisance rénale m’ont raconté qu’elles reçoivent, elles aussi, de la nourriture en cadeau, mais qu’à cause des contraintes alimentaires qu’entraîne leur état, elles ne peuvent pas s’en servir ou ont peur de le faire. Je reçois aussi beaucoup d’appels de gens qui me demandent ce qu’ils peuvent apporter à leur mère/père/voisin qui est en dialyse. C’est ce qui m’amène aujourd’hui à vous faire quelques suggestions de cadeaux de nourriture qui conviennent pour des personnes ayant des problèmes rénaux. En fait, je ne peux imaginer un meilleur cadeau pour quelqu’un qui est probablement déjà épuisé en entrant à la maison après un traitement ou un rendez-vous médical et qui adorerait ne pas avoir à cuisiner.

Je vous conseille de noter les ingrédients qui entrent dans la composition de la nourriture que vous offrez et de donner la recette ou sa provenance (c.-à-.d. un livre de recettes conçu  pour les personnes ayant des problèmes rénaux ou le site Web de La Fondation du rein). Ainsi, tout le monde sera à l’aise et pourra savourer votre cadeau sans s’inquiéter de la teneur en sel ou en phosphore.

Apportez l’une de ces soupes succulentes dans deux contenants (un à consommer sur-le-champ et l’autre à congeler). Pour connaître d’autres recettes, consultez le www.osezlessaveurs.ca.

Soupe aux poivrons rouges rôtis (6 à 8 portions)
5 gros poivrons rouges rôtis (pot de 10 oz)
5 tasses d’eau
2 petits oignons jaunes hachés
5 gousses d’ail
1 c. à soupe d’huile d’olive
1/2 tasse de basilic frais
1/2 c. à thé de poivre moulu
1/4 c. à thé de sauce piquante

Faire sauter les oignons et l’ail dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils ramollissent et qu’ils commencent à répandre leur arôme. Combiner les poivrons rouges, les oignons, l’ail et les assaisonnements dans un mélangeur. Ajouter l’eau petit à petit à la purée de légumes jusqu’à l’obtention de la consistance désirée. Refroidir avant de servir. Peut également être servie chaude. (1 portion = 1 choix légume).

Soupe à la purée de maïs et de fenouil
Crevettes crues
2 c. à soupe d’huile d’olive
1 kg de maïs congelé
2 oignons/poireaux hachés
1 branche de céleri haché
6 gousses d’ail
2 tasses de fenouil haché
Poivre noir au goût
Estragon au goût
2 L d’eau froide

Faire sauter les crevettes dans l’huile jusqu’à ce qu’elles deviennent roses. Ajouter les oignons, le céleri, l’ail, le fenouil et le maïs et faire sauter jusqu’à ce que les oignons deviennent translucides et qu’ils commencent à répandre leur arôme. Ajouter le liquide et amener à ébullition. Laisser mijoter pendant au moins 30 minutes. Mettre la soupe dans le mélangeur et la rendre homogène. Passer au tamis pour retirer les fibres. Ajuster les assaisonnements (poivre/estragon). Donne de 8 à 10 tasses.
Portion de 2/3 tasse = 1 choix légume.

Le fenouil est riche en potassium, mais en le combinant avec du maïs – un légume acceptable quant au potassium –, vous  pouvez l’inclure sans problème dans votre alimentation!

Bonne journée mondiale du rein !
09/03/2010
Le thème de la Journée mondiale du rein 2010 est le diabète – la principale cause de l’insuffisance rénale chronique à l’échelle mondiale. Mars est aussi le Mois de la nutrition. C’est pourquoi j’ai pensé vous parler un peu de nutrition et de diabète.

J’ai été absente de mon lieu de travail au cours des dernières semaines et, quand j’y suis retourné cette semaine, on m’a demandé si c’était inapproprié de célébrer la Journée mondiale du rein à notre hôpital en distribuant des biscuits – puisque le thème de cette année est le diabète et que nous disons aux gens d’éviter le sucre. Bien que cette idée ait certainement ses mérites, il et important, je crois, de ne pas trop simplifier cette maladie très complexe. La décision d’éviter le sucre ne va pas, à elle seule, prévenir ou contrôler le diabète. Il est plus important d’atteindre et de conserver un poids santé pour prévenir le diabète. Pour les personnes atteintes de diabète, il est essentiel de faire attention aux  portions, de prendre des repas à intervalles réguliers et de calculer ses glucides. La clé, c’est au fond est d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Le Guide alimentaire canadien est à cet égard un outil très utile. Si vous êtes atteint d’insuffisance rénale et de diabète, consultez la documentation sur ce site Web et ne manquez pas d’aller consulter une diététiste, qui pourra vous préparer une diète sur mesure.

Je suis ravie de constater que le site Web de La Fondation comprend maintenant des feuillets d’information sur la nutrition. J’espère que vous y jetterez un coup d’œil !

Voici, pour souligner la Journée mondiale du rein, quelques recettes extrêmement bonnes pour la santé et tout aussi délicieuses!


Salade de champignons tièdes avec du cresson
4 c. à soupe d’huile d’olive
2 c. à soupe de vinaigre balsamique
1/2 c. à thé de thym
1/2 tasse de champignons tranchés
1/2 tasse d’oignons verts
4 tasses de légumes verts variés (dont du cresson)

Faire sauter les champignons et les oignons verts dans l’huile d’olive. Assaisonner de thym et, en fin de cuisson, ajouter le vinaigre balsamique. Servir sur un nid de légumes verts.

Vivaneau grillé avec du pesto aux fines herbes
15 oz de vivaneau
Pesto aux fines herbes :
2 tasses de fines herbes (basilic, persil, coriandre, menthe)
2 gousses d’ail
¼ tasse d’huile d’olive
2 c. à soupe de jus de lime

Mettre tous les ingrédients dans un mélangeur et, à l’aide de la fonction de pulsation, mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène. Si vous n’avez pas de mélangeur, hacher finement les fines herbes et l’ail et les incorporer dans l’huile et le jus de lime à l’aide d’un fouet. Allumer le gril de la cuisinière. Badigeonner généreusement de pesto les filets de vivaneau et les faire griller pendant environ 10 minutes ou jusqu’à ce que le poisson se défasse en flocons.

Riz basmati parfumé
1 tasse de riz basmati
2 c. à thé d’huile d’olive
1 feuille de laurier
1/2 c. à thé de curcuma
1 1/2 tasse d’eau
Cardamome
Bâtonnet de cannelle

Faire chauffer l’huile dans une casserole. Ajouter le riz et les épices et faire griller légèrement. Ajouter l’eau. Amener à ébullition. Ouvrir et laisser mijoter environ 15 minutes.

Recettes élaborées par la chef Leslie Cairns


Bonne et heureuse année !
05/01/2010
Incroyable, mais vrai : c’est déjà 2010 ! Je vous souhaite une année sous le signe du bonheur et de la santé. La dernière décennie nous a apporté d’heureux changements sur le plan de l’alimentation : les gras trans ont été identifiés et éliminés progressivement de la plupart des aliments ; le public, le gouvernement et l’industrie ont compris la nécessité de réduire le sodium  dans les aliments emballés ; et surtout les aliments frais et locaux sont de plus en plus privilégiés. Il devient donc beaucoup plus facile de suivre un régime pauvre en sel sans compter qu’il s’agit d’une manière plus saine et plus écologique de s’alimenter !

Malheureusement, les patients atteints d’insuffisance rénale chronique doivent aussi faire attention à d’autres aspects de leur alimentation, ce qui les oblige à lire attentivement les étiquettes.  Surveillez notamment les additions de phosphates et de potassium dans les aliments que vous consommez. En cas de doute, vérifiez auprès de votre diététiste.

Je viens juste de revenir de Disney World, ce qui m’amène à vous parler un peu des liquides ! Le format de la plupart des boissons qui étaient offertes avec le repas était d’un litre (32 oz) -- c’est là la quantité quotidienne totale de liquide pour de nombreux patients en hémodialyse ! Au début, mes enfants se sont crus au paradis en voyant le verre de 600 mL de chocolat au lait qui leur était apporté avec leur repas ! Même si vous n’êtes pas obligé de retreindre votre consommation de liquides, il faut savoir qu’un grand nombre de ces énormes boissons regorgent de sucre. Nous avons tôt appris à demander de nous servir de l’eau, mais nous n’en demeurions pas moins estomaqués de voir le format des jus, du lait et des boissons gazeuses qui étaient consommés. Le voyage a été fort amusant et mon mari et moi avons eu beaucoup de plaisir à regarder les enfants découvrir toutes les merveilles qui leur étaient offertes.

Voici une recette pour la mijoteuse, un délice pour les journées froides de l’hiver ! Trop fatigué après la dialyse pour concocter un repas ? Mettez tout dans la mijoteuse le matin et vous aurez un repas chaud prêt à servir à la fin de la journée ! Servez ce rôti de porc avec du riz ou des pâtes.

Rôti de porc aux ananas à la mijoteuse
1 rôti de porc (environ 3 lb)
Poivre
1/2 c. à thé de piment rouge (à utiliser seulement si vous aimez les plats épicés !)
1 boîte d’ananas broyés (8 oz)
2 c. à soupe de sucre
1/2 c. à soupe de sauce soya légère
1 gousse d’ail, émincée
1/4 c. à thé de basilic séché
2 c. à soupe de fécule de maïs
1/4 tasse d’eau froide
1 poivron vert ou rouge, en petits morceaux

Au besoin, couper le rôti en deux et le déposer dans la mijoteuse. Poivrer au goût. Combiner tous les ingrédients, sauf la fécule de maïs, l’eau et le poivron ; verser sur le rôti. Couvrir et laisser cuire 8 à 10 heures à basse température ou 4 à 6 heures à température élevée. Retirer le rôti et vérifier la température interne à l’aide d’un thermomètre à viande. Égoutter les ananas et récupérer le liquide de cuisson. Remettre la viande dans la mijoteuse et ajouter les ananas. Ajouter de l’eau au liquide de cuisson de manière à obtenir 1 3/4 tasse. Verser dans un poêlon. Mélanger la fécule de maïs et l’eau froide de manière à former une pâte homogène. L’incorporer en  brassant dans le liquide de cuisson réchauffé. Ajouter les morceaux de poivron. Faire cuire et brasser jusqu’à ce que le tout épaississe. Verser sur le rôti.

Taille d’une portion : 1/6 de la recette
Sodium :  83 mg   3 % de la VQ

 


Un nouveau site Web culinaire et des recettes pour les Fêtes !
15/12/2009
Je suis diététiste dans le domaine rénal depuis plus de dix ans et de nombreux patients font remarquer que leur diète est l’un des aspects les plus déprimants de leur maladie.  Certains m’ont même dit : «  Si c’est bon au goût, cela ne doit pas être bon pour la santé ! »  C’est pourquoi la série de livres de recettes sur laquelle j’ai travaillé demeure l’un des projets les plus passionnants qui m’ont été confiés.  Ces livres sont remplis de recettes savoureuses qui peuvent plaire à tous.  Comme ils ont été imprimés en nombre limité et surtout pour des patients en dialyse, de nombreuses personnes aux prises avec l’insuffisance rénale n’arrivent pas à s’en procurer un exemplaire.  Or, ces livres de recettes sont maintenant disponibles en ligne et ce, en français ou en anglais.  Je vous incite donc à aller consulter le premier site Web culinaire canadien à l’intention des patients ayant des problèmes rénaux au www.osezlessaveurs.ca.

À l’approche des Fêtes, un grand nombre d’entre nous commencent à penser aux réceptions et à la bouffe !  Pour les personnes qui doivent suivre une diète spéciale pour leurs reins, c’est une période de l’année éprouvante.  De nombreux délices traditionnels sont interdits (comme le jambon et les pommes de terre à la normande) et même des aliments qui sont de bons choix (dinde et farce) sont parfois préparés avec des ingrédients qui font problème.  Ma collègue Melissa Atcheson a créé des recettes des Fêtes pour les patients ayant des problèmes rénaux et a gentiment accepté de les partager avec vous.  Merci, Melissa !

Suggestions pour le repas des Fêtes

Menu type et recettes

Joyeuses Fêtes à tous !

Parlons du phosphore
26/11/2009
J’ai été très occupée ces dernières semaines.  Je travaille sur un projet au sujet des phosphates cachés dans les aliments.  Des reins en santé aident à réguler la quantité de phosphore dans le sang.  Si votre fonction rénale est dégradée, l’équipe de soins qui s’occupe de vous peut vous recommander de limiter votre apport de phosphates.  Des niveaux élevés de phosphore dans le sang peuvent entraîner des problèmes osseux et cardiovasculaires chez les patients souffrant d’insuffisance rénale.

Presque tous les aliments contiennent du phosphore.  C’est donc impossible de l’éliminer tout à fait, mais votre diététiste vous recommandera probablement de limiter votre consommation de lait, de grains entiers, de lentilles, de noix, de graines, de chocolat et d’aliments additionnés de phosphates.

On ajoute du phosphate aux aliments pour maintes raisons : comme agent de levage, agent de conservation ou rehausseur de saveur, par exemple.  Les phosphates sous forme d’additifs alimentaires sont particulièrement dangereux puisque notre organisme les absorbe beaucoup plus efficacement que les phosphates présents naturellement dans des aliments comme le lait, les lentilles et les grains entiers.

Malheureusement, il n’est pas facile de dresser la liste des aliments contenant des additifs de phosphates ; il faut donc lire attentivement les étiquettes.  Recherchez les mots « phosphate » ou « phosphorique », comme « phosphate de sodium », « tripolyphosphate de sodium » ou « acide phosphorique ».

En règle générale, vous trouverez des phosphates ajoutés dans :
  • les tranches de fromage fondu et les fromages tartinables ;
  • les colas ;
  • les viandes, la volaille et les poissons et fruits de mer « assaisonnés » (il faut bien lire les étiquettes, car ces aliments peuvent se trouver dans les comptoirs des produits frais dans les épiceries) ;  
  • les produits de boulangerie, comme les biscuits, les muffins et les petits gâteaux.
Si vous souffrez d’insuffisance rénale ou présentez des risques d’en souffrir, je vous recommande d’éviter les aliments transformés ou d’en réduire la consommation.

Il est essentiel de lire les étiquettes.  Je passe beaucoup de temps dans les épiceries à lire les étiquettes des produits alimentaires – peut-être même trop.  Récemment, Lily, ma fille de sept ans, est revenue de l’école en me disant que son enseignante avait apporté une gâterie – du fromage fondu tartinable et des craquelins.  Lily lui a dit que ce n’étaient pas  des aliments santé parce qu’ils contiennent beaucoup de sodium et de phosphates.  Quand j’ai demandé à ma fille comment son professeure avait réagi, elle m’a dit qu’elle avait juste secoué la tête et l’avait renvoyée à son pupitre.  J’étais pas mal fière du fait que ma fille de sept ans faisait attention à sa santé jusqu’à ce qu’elle m’annonce que ce type de fromage était délicieux !

Choisissez plus souvent des aliments non transformés ou cuisinés à la maison !  Essayez ces biscuits pour le thé à faible teneur en phosphore.

Biscuits au babeurre 
1 1/2 tasse de farine tout usage
2 c. à thé de sucre
1 c. à thé de bicarbonate de soude
4 c. à soupe de beurre non salé
1/2 tasse de babeurre

Mélanger les ingrédients secs.  Ajouter le beurre en le coupant en morceaux de la grosseur d’un pois.  Ajouter le babeurre pour faire une pâte homogène.  Rouler la pâte et découper en biscuits.  Faire cuire à 350 F pendant environ 10 minutes ou jusqu’à l’obtention d’un brun doré.

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns.

Les repas à l’extérieur et les problèmes rénaux
02/11/2009
Que ce soit pour passer un bon moment en famille ou avec des amis sans avoir à cuisiner ou tout simplement par nécessité parce que vous êtes en dehors de la ville, les repas au restaurant peuvent représenter tout un défi si vous avez un problème rénal et que vous devez suivre une diète spéciale.  Au fond, c’est une question de planification.  N'hésitez pas à vérifier le menu en ligne et téléphoner au restaurant pour poser vos questions. Passez en revue les consignes qu’on vous a données pour votre diète et apportez la liste des aliments que vous pouvez manger.

Une question de planification
Si vous prévoyez une sortie au restaurant, diminuez vos portions lors des repas antérieurs au cours de la journée et évitez les aliments salés ou à forte teneur en potassium.  Même chose pour les liquides si, d’après votre diète, vous devez limiter la consommation de liquides.  Si vous prenez des agents d'agglutination du phosphate, emportez-les avec vous.  Vous pouvez aussi parler à votre diététiste au sujet des repas pris à l’extérieur de la maison et des restaurants locaux les mieux indiqués pour vous.

Lisez le menu soigneusement
Posez des questions sur tout élément du menu pour lequel vous aimeriez plus de renseignements.  Les serveurs sont habitués à répondre à des questions sur le menu.  Si vous n’êtes pas à l’aise de le faire devant vos compagnons de table, appelez au restaurant avant d’y aller ou vérifiez le menu en ligne !  De nombreux restaurants peuvent vous fournir de l’information nutritionnelle.

Demandes spéciales
Bien des restaurants acceptent avec plaisir de faire des substitutions (par ex., du riz au lieu de pommes de terre) ou mettre les sauces à part ; vous pourrez ainsi contrôler la quantité que vous prendrez.  Demandez s’il est possible de préparer votre plat sans ajout de sel.

N’oubliez pas que tout ce que vous mangerez au restaurant sera plus salé que ce que vous prendriez à la maison.  Alors, comme on dit, la modération a meilleur goût.


Choix possibles

Entrées et salades
  • Choisissez des aliments simples et frais afin d’éviter une trop grande quantité de sel ou de liquide.
  • Demandez quels fruits et légumes composent la salade si le menu ne l’indique pas.
De bons choix : salade du chef, beignets de crabe, cocktail aux crevettes, pain à l’ail sans fromage, courgettes ou rondelles d’oignon frites.

Plats principaux
  • Surveillez les portions – Essayez d’estimer quelle portion vous prendriez normalement à la maison.  S’il y en a trop, demandez qu’on mette les restes dans un contenant.
  • Évitez les plats mixtes ou en cocotte, car ils contiennent souvent trop de sel ou de phosphore.
  • Enlevez la peau de la volaille, ce qui aidera à diminuer le sel.
De bons choix : biftecks grillés, côtelettes d’agneau, côte de bœuf, hamburger sans fromage, fajitas, poulet (frit, grillé ou rôti), sandwiches.

Plats d’accompagnement
  • Choisissez les amidons et les légumes qui contiennent moins de potassium si vous devez faire attention au potassium.
  • Reportez la consommation de fruits et de légumes durant la journée afin de vous donner plus de choix une fois au restaurant.
  • Demandez une substitution au besoin.
De bons choix : riz, pâtes, haricots verts, macédoine de légumes.

Desserts
  • Demandez une description claire du dessert.
  • Évitez les desserts au chocolat, le fromage à la crème, la crème glacée ou les noix  car ils contiennent plus de potassium et de phosphore – ou partagez-les avec un compagnon de table.
  • Les fruits à faible teneur en potassium constituent un bon dessert surtout si vous êtes atteint de diabète.
De bons choix : fruits à faible teneur en potassium, glace aux fruits, sorbet, pomme. Bleuets, tarte meringuée au citron, gâteau garni de fraises.

Bonne Action de grâces !
09/10/2009
Bien que je ne puisse pas donner des conseils personnels sur la nutrition aux lecteurs qui consultent ce blogue, j’incite ceux et celles qui ont des questions sur leur propre régime  à communiquer avec un ou une diététiste qui leur proposera un plan nutritionnel sur mesure.  Il n’existe pas une seule et même diète pour toutes les personnes aux prises avec un problème rénal ; les meilleurs conseils sont toujours ceux qui sont adaptés à VOS propres besoins.  

J’ai pensé consacrer ce blogue à la célébration de l’Action de grâces, qui aura lieu ce week-end-ci.  J’ai passé la majorité de mon temps jusqu’ici à vous parler de sodium et de sel, mais bien des personnes atteintes d’une maladie rénale doivent faire attention à de nombreux autres éléments nutritifs, comme les protéines, le phosphore, le potassium, les liquides et le sucre si elles sont diabétiques.  La planification d’un festin pour l’Action de grâces, avec tout ce que cela suppose, peut être une tâche gigantesque !  Profitez de cette fête pour savourer de la dinde, des canneberges, de la farce (préparée avec du pain blanc), des haricots verts, du riz et des salades.  Si vous limitez votre apport de potassium, n’oubliez pas de faire bouillir vos pommes de terre deux fois (amener au point d’ébullition, remplacer l’eau par de l’eau fraîche, et recommencer)  et évitez les patates douces, la citrouille et les courges.

Parlons maintenant de la dinde !  

Lorsque vous achetez votre dinde de l’Action de grâces, prenez soin de lire l’étiquette.  Si la dinde est « assaisonnée » ou déjà farcie, elle peut contenir du sel et des phosphates ajoutés.  Choisissez une dinde fraîche ou congelée sans additifs.  Faites décongeler la dinde au réfrigérateur et utilisez un thermomètre à viande pour vous assurer qu’elle est bien cuite.  (Rien ne gâche plus une fête de l’Action de grâces qu’un empoisonnement alimentaire !)  Il est préférable de faire cuire la farce séparément.  Si vous devez faire farcir la dinde, assurez-vous que la température de la dinde a atteint 180 F et celle de la farce, 165 F.  Votre four ne doit pas être réglé à moins de 325 F.  

Aucun repas des fêtes n’est complet sans un dessert fantastique !  Je vous recommande fortement ces Petits gâteaux épicés à la poire avec un glaçage à l’érable de notre chef Leslie Cairns.  Ils ont remporté un franc succès auprès de nos patients en dialyse l’an dernier et encore plus, auprès de mes enfants.  Ils remplacement avantageusement – et délicieusement – la tarte à la citrouille, car ils contiennent moins de phosphore et de potassium.

Petits gâteaux à la poire (donne de 24 à 30 petits gâteaux)
½ c à thé de gingembre en poudre
½ c. à thé de muscade
½ c. à thé de cannelle
2 ¾ tasses de farine tout usage
1 ½ c. à thé de bicarbonate de soude
1 tasse de beurre
2 tasses de sucre
3 œufs
1 c. à thé de vanille
3 poires moyennes pelées et hachées  
1 tasse de jus de poire

Préchauffer le four à 350 F.  Tamiser tous les ingrédients secs.  Crémer le beurre et le sucre.  Ajouter les œufs un à la fois en les incorporant bien au mélange.  Ajouter la vanille.  Ajouter, en alternant, les ingrédients secs et le jus de poire.  Incorporer délicatement les poires.  Faire cuire dans un moule à muffins tapissé de godets à petits gâteaux pendant 15 à 20 minutes.

1 petit gâteau avec glaçage à l’érable = 3 équivalents d’amidon, ou 2 équivalents d'amidon si vous utilisez du Splenda

Glaçage à l’érable
4 tasses de sucre glace
½ tasse de beurre (ramolli)
1 c. à thé d’essence d’érable
¼ tasse de lait

Crémer le beurre et le sucre glace tamisé.  Ajouter l’extrait d’érable et le lait.  Étendre le glaçage sur le dessus des petits gâteaux.  Lécher le bol !

Bonne Action de grâces !

Le sodium et l’étiquetage nutritionnel
28/09/2009
J’ai reçu une excellente question récemment d’une personne qui est censée suivre un régime pauvre en sel et qui avait de la difficulté à interpréter le tableau de valeur nutritive imprimé sur les produits alimentaires.  J’ai pensé que cela pourrait intéresser bien des gens.  Voici sa question :

« Je voudrais vous poser une question au sujet du sodium.  Si l’apport en sel pour un adulte en santé se situe entre 1500 mg et 2300 mg par jour, pourquoi les étiquettes nutritionnelles sont-elles basées sur une consommation de 2400 mg de sel par jour ?  Cela m’exaspère au plus haut point parce que je suis toujours en train d’essayer de calculer quel pourcentage de la valeur quotidienne une portion représente sur la base de 1500 mg par jour. »

C’est une très bonne question !  L’étiquetage n’est plus à jour puisque Santé Canada recommande aux adultes de limiter leur consommation de sel à 2300 mg par jour.  Pour en savoir plus, consultez le http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/food-aliment/sodium-fra.php.

Malheureusement, la modification de l’étiquetage nutritionnel est une tâche immense et cela prend beaucoup de temps.  Les lois au sujet de l’étiquetage doivent être approuvées par des organismes de réglementation canadiens et américains et une fois que les nouvelles directives sont émises, il faut un certain temps avant que les entreprises alimentaires changent tout leur étiquetage.

Cela dit, voici le conseil que je vous donne : prenez le pourcentage qui est indiqué dans le tableau de la valeur nutritive et ajoutez 50 %.  Si vous voyez 10 % de sodium pour un produit donné, calculez-le comme si c’était 15 %.  Si c’est 8 % de sodium, dites-vous que c’est 12 %.  C’est probablement la façon la plus rapide de faire la conversion quand vous lisez une étiquette.  Cela vous donnera un pourcentage pour un régime de 1600 mg de sodium par jour – c’est bien mieux que 2400 mg.

Voici un tableau bien pratique :
Quantité de sodium dans un produit alimentaire
% valeur quotidienne sur l’étiquette
% pour un régime pauvre en sel de 1600 mg
100 mg4 %6 %
250 mg10 %15 %
500 mg21 %31 %
750 mg31 %47 %
1200 mg50 %75 %


Et voici une recette pour une vinaigrette à salade pauvre en sel, qui remplacera avantageusement les vinaigrettes à salade à haute teneur en sel vendues dans les épiceries :

Vinaigrette à l’échalotte   
2/3 tasse d’huile d’olive extra-vierge
1 échalote émincée
2 c. à soupe de vinaigre de vin rouge
Poivre noir moulu
1 c. à thé de moutarde de Dijon

Combinez tous les ingrédients, sauf l’huile, dans un mélangeur.  Ajoutez l’huile lentement pour émulsifier, OU vous pouvez incorporer l’huile aux autres ingrédients à l’aide d’un fouet et servir immédiatement.  Cette vinaigrette est délicieuse avec de la roquette garnie de tranches de poire croquantes !

Recette élaborée par la chef Leslie Cairns

N'invitez pas votre salière à votre prochain barbecue
04/09/2009
Incroyable, mais vrai : septembre est déjà là et l’été est presque terminé !  J’ai pensé qu’il serait bon d’aborder la question – tellement importante – du sel ou sodium.  Quand on parle d’une alimentation qui est bonne pour la santé rénale, la première chose qui vient à l’esprit, c’est la diminution de l’apport de sel.  On m’a souvent posé la question récemment des propriétés thérapeutiques du sel marin.  Certains de ces sels sont annoncés  comme des « remèdes » qui guérissent différents maux ; dans certaines annonces, on soutient même qu’ils peuvent « détoxiquer » l’organisme.  On dit que le sel marin est « meilleur pour la santé » que le sel de table.  Au fond, le sel, c’est du sodium, peu importe son lieu de provenance – les montagnes, la mer ou l’usine de sel – et tous les Canadiens (surtout ceux qui présentent un risque d’insuffisance rénale) ne devraient pas ajouter du sel à leurs aliments.  En fait, le sel marin se présente sous la forme de gros cristaux ; alors il faut en mettre plus pour obtenir la même saveur.

L’un des grands fautifs pour le sel ?  Les condiments !  La sauce soya, les trempettes, les sauces pour salade et la sauce barbecue peuvent représenter, à eux seuls, la quantité maximale de sel à ne pas dépasser par jour.  Vérifiez les étiquettes soigneusement et choisissez les produits à faible teneur en sel.  Mieux encore, préparez vos propres condiments.  Il est facile par exemple de faire une sauce à salade sans sel.  Essayez de rehausser la saveur de votre viande en la frottant avec des épices (voir plus bas) plutôt que d’utiliser une sauce barbecue.  Les pains, les céréales, et les grignotises contiennent aussi malheureusement du sel.  Même un seul muffin de chez Tim Horton contient la moitié de la quantité de sel à ne pas dépasser par jour (un muffin au son et aux raisins contient 790 – oui, 790 – mg de sodium). 

Le dernier long week-end de l’été est souvent l’occasion de barbecues avec parents et amis.  Si vous êtes invité, c’est toujours une bonne idée d’apporter quelque chose que vous pouvez manger sans problème ; si c’est vous qui recevez des invités, servez des aliments à faible teneur en sel qui plairont à tout le monde.  Dans cet esprit, voici quelques recettes pour votre prochain barbecue.

Le saviez-vous ?
Le porc ou le poulet « assaisonné » est traité avec une solution de phosphate de sodium, qui non seulement contient beaucoup de sodium, mais qui est aussi une source cachée de phosphore !


Salade de légumes rôtis avec roquette et bocconcini  (24 portions)
2 grosses aubergines, coupées en dés
2 grosse courgettes, coupées en dés
2 oignons rouges, coupés en dés
3 poivrons verts, coupés en dés
1/4 tasse d’huile d’olive
1 tasse de fines herbes
2 c. à soupe d’ail haché
2 tasse de bocconcini
1/4 tasse d’huile d’olive
2 c. à thé de poivre noir moulu
1 tasse de roquette
2 c. à thé de vinaigre balsamique

Enrober les légumes avec l’huile d’olive en les brassant et les faire rôtir au four à 350 ˚F pendant environ 45 minutes.  Laisser refroidir.  Combiner les légumes rôtis avec les autres ingrédients et servir.  Cette salade est délicieuse comme plat d’accompagnement ou pour un lunch léger servi avec du pain frais !

1 portion = 1 choix de légumes, 1 choix de protéines.

Bifteck de surlonge frotté au café (6 portions)
Un bifteck de surlonge de 2 lb OU 2 filets de porc non assaisonnés
Préparation sèche à frotter :
2 c. à thé de paprika
2 c. à thé d’assaisonnement au chili
2 c. à thé de café moulu
2 c. à thé de cumin
2 c. à thé de cassonade

Frotter la viande avec la préparation.  (Suggestion du chef : badigeonner d’abord soigneusement la viande avec de l’huile d’olive). 
Pour le bœuf : faire griller sur le gril ou dans une poêle à feu moyen jusqu’au degré de cuisson désiré (pour un bifteck de 1 po, il faut environ 16 minutes sur le gril ou 12 minutes à la poêle pour une viande à point).  
Pour le porc :  Faire rôtir à 325 ˚F pendant environ 25 minutes ou jusqu’à ce que la température interne atteigne 160 ˚F.  La viande sera alors à point.

Une once de viande = 1 choix de protéines

Recette élaborée par le chef Leslie Cairns

Bienvenue à mon premier blog !
11/08/2009

Je suis très heureuse de faire partie du site Web de La Fondation canadienne du rein !  Quelle ressource fantastique pour les personnes aux prises avec une maladie rénale au Canada et pour leurs familles !

Je travaille comme diététiste en néphrologie depuis près de dix ans et je dois dire en toute honnêteté que la diète pour personnes souffrant d’une maladie rénale est peut-être l’une des plus compliquées qui soit.  Impossible de remettre la même feuille de diète à toutes ces personnes – chaque diète doit être personnalisée en fonction de besoins du patient  que nous voyons.  En plus, la diète peut changer en fonction des résultats des tests sanguins, des nouveaux médicaments et de l’évolution de la fonction rénale.  Il y a tellement de renseignements sur l’alimentation qui circulent dans les médias et sur le Web que malheureusement bien des gens ne savent plus où donner de la tête.  J’espère que la section alimentation de ce site Web répondra à certaines de vos questions, mais si vous souffrez d’insuffisance rénale, je vous incite à obtenir de votre médecin une consultation avec une diététiste professionnelle.  Il est important que les renseignements qui vous sont donnés sur l’alimentation proviennent d’une source digne de foi – assurez-vous que cette personne est membre d’un Ordre professionnel de diététistes, ce qui signifie qu’elle est titulaire d’un diplôme universitaire et qu’elle doit répondre de ses  actes auprès de l’Ordre professionnel de sa province.

C’est toujours la même question qui revient : « Qu’est-ce que je peux manger ? ».  À chacune de mes interventions sur ce blogue, j’ai l’intention d’inclure des suggestions et des recettes qui s’appliqueront à toute personne souffrant d’insuffisance rénale.  Le gros problème est souvent le sel.  Même en n’utilisant pas une salière, la plupart des Canadiens consomment trop de sel provenant des aliments traités ou des plats-minute.  La consommation moyenne de sel au Canada est de 3500 mg, ce qui dépasse largement l’apport maximal tolérable de 2300 mg.  Un petit sac de croustilles peut contenir jusqu’à 500 mg de sodium !  Essayez plutôt ces croustilles et cette trempette à faible teneur en sodium :

Croustilles de pita cuites au four (12 portions) :
3 pains pita ronds (6 po)
Huile d’olive extra-vierge
Poudre de chili

Séparer chaque pain en deux à l’aide de ciseaux, pour obtenir 6 morceaux ronds.  Découper chaque morceau en huit pointes.  Badigeonner chacune avec de l’huile d’olive et saupoudrer de poudre de chili.  Faire cuire au four à 350 degré F pendant environ 15 minutes jusqu’à ce que le tout soit croustillant.

Trempette aux poivrons rouges rôtis  (donne 1 tasse) :

1 tasse de poivrons rouges rôtis
1 c. à soupe d’huile olive
1 c. à thé de jus de citron
1 gousse d’ail
1 c. à thé de cumin

Mélanger tous les ingrédients dans un robot culinaire.  Servir avec les croustilles au pain pita.

Recettes élaborées par la chef Leslie Cairns.

 

La Fondation canadienne du rein décline toute responsabilité pour le contenu affiché sur des sites Web externes.  Les hyperliens ou les références ayant trait à des organismes, à des entreprises ou à des personnes ne signifient pas que la Fondation donne son aval aux renseignements, produits ou services, quels qu’ils soient, que vous pourriez obtenir de telles sources.  La Fondation canadienne du rein n’exerce aucun contrôle rédactionnel sur les renseignements que vous pourriez trouver sur ces sites.

Les opinions exprimées dans ce blogue ne remplacent ni ne devraient remplacer des conseils médicaux personnalisés.  La Fondation canadienne du rein vous recommande fortement de vous adresser à un professionnel de la santé pour votre propre situation. Ce blogue peut toutefois servir de base dans vos discussions avec les personnes que vous irez consulter.


 

 

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